Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)

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Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)

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Olivier Aubert | 30.11.1999 | 1507 visites | 0Favoris |
Olivier Aubert

Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)Totale admiration. Voici ce que nous avons ressenti à la découverte de l'incroyable exploit réalisé en 99 par Olivier Aubert et Mike Blyth. Rendez-vous compte : ces deux hommes ont parcouru, sans assistance au sol, l'incroyable distance de 43 000 km en ULM, traversant 33 pays et 3 continents en 8 mois ! L'un est champion du monde d'ULM (Mike, au premier plan de la photo), l'autre photo-journaliste (Olivier). Constatation ahurissante : nos deux héros n'ont pas eu droit à la moindre ovation médiatique à leur retour ! Sont-ils moins "sportifs" qu'un médaillé olympique ? Leur aventure est-elle moins photogénique qu'une" Odyssée Blanche" ? Nous espérons que nombreux seront ceux qui leur enverront leurs "bravos" par mail et tout aussi nombreux ceux qui les aideront à colporter le récit et les images de leur étonnante aventure (TV, magazines... Faites leur connaissance, ils sont formidables !)

SOUTH TO SOUTH ...LA DERNIERE GRANDE AVENTURE AERI

Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)Le plan était… …d’arriver début janvier à Buenos Aires avec nos avions de ligne respectifs, l’un en provenance d’Afrique du sud, l’autre de Suisse. Dans le ventre des gros porteurs, il y avait nos caisses contenant les deux ULM, comme deux œufs longuement couvés et prêts à éclore et qui laisseraient s’envoler une paire d’oiseaux avides de découverte. Le plan voulait… qu’une fois passée la première barrière bureaucratique des douanes de l’aéroport d'Ezeiza, nous chargions les caisses sur un vieux camion loué et partions sur la longue route d'Ushuaïa, la ville la plus au sud du continent, voir même du monde parait-il. L’idée était très excitante. Voyager en camion au travers de la Pampa, puis de la Patagonie durant des jours, des semaines peut-être, partager ces 5000 kilomètres de route avec un argentin ne sachant pas un mot d’anglais, nous emballait drôlement. Cela semblait une formidable façon de "prendre en main" la grande Amérique avant de partir pour des mois en vol vers l’Australie. Mais la moitié des plans… sont fait pour survivre et passer à l’acte, l’autre moitié pour foirer. Notre plan faisait partie de la seconde catégorie. Quand on a des problèmes dans la vie, c’est souvent lorsqu'on est court avec l’un des deux articles suivant, voir les deux en même temps : le temps et l’argent. Lorsque nous sommes arrivés en Argentine, ces deux "accessoires" de luxe nous manquaient déjà cruellement. Nous avions perdu trop de temps, d'énergie et de billets à vouloir trouver de "l’argent gratuit", en cherchant la perle rare, c'est à dire la compagnie à l’esprit sportif qui allait nous signer des gros chèques pleins de zéros. Trouver des sponsors c’est comme vendre du poisson pourri, il faut être un as de la colporte.. Nous avions fait chou-blanc bien-sûr. C'est vrai que L'ULM n'est pas le support médiatique idéal. Après deux tentatives fiasco, en 95 puis en 99 pour ce dernier long voyage, Mike et moi avons développé une certaine allergie à la seule prononciation du mot : "sponsor". Le temps commençait à nous imposer des restrictions. Nous avions deux mois de retard sur le programme. L’été austral était bientôt terminé, laissant l’automne et les vents violents du Pacifique s’installer sur les plaines immenses du sud. Pour finir, le devis de 6500 dollars pour le camion expédia l’option Ushuaïa à la guillotine. On parla très vite d’autre chose. Nous décidâmes donc de monter nos machines sur un des petits aérodromes de la capitale et de partir en vol depuis ici, directement vers le Chili. Mike dût travailler une bonne semaine encore sur la mise au point de son "Cobra" trike, un nouveau prototype de chez Rainbow, terminé à peine quelques jours avant son départ. De mon côté, j’avais choisi de repartir avec la même machine utilisée durant la première expédition de 1995, en y mettant un nouveau moteur de 100CV et une superbe aile plus rapide, offerte par DTA. Si il est vrai que nous n’avions pas reçu le "Bingo" financier tant espéré, nous avions tout de même été aidés avec du matériel gratuit, des prix "friendly" sur un tas d'articles, et aussi de nombreux coups de mains. Durant l’automne 1998 quelques mois avant le départ vers l'Amérique latine, je guidais fébrile quelques derniers safaris en Afrique, essayant de remplir de mon mieux et au maximum, la maigre caisse de l’expédition. Pendant ce temps, DTA préparait la machine. Ce "Voyageur" avait maintenant plus de mille deux cent heures de vol, mais avec aile et moteur neufs, c’était comme un petit avion qui commençait une nouvelle vie.

27 mars 1999, Buenos Aires, Km Zéro.. . Départ !

Les Argentins sont des gens très sympathiques, chaleureux et passionnés. Sur le petit aérodrome de Rodriguez, dans la zone agricole de la ville, les fiestas s'enchaînent et retardent méchamment nos préparatifs. Sur Terre, Il y a plein de coins comme celui-ci où l’on prend facilement racine. Nous avons plus de 40’000 kilomètres à survoler pour arriver à Sydney, il va falloir se remuer et vite. Le samedi 27 mars, nous nous arrachons finalement à la grande cité, mais n’allons pas très loin car un front d’orages nous force à atterrir 300 kilomètres plus loin, sous une pluie battante, entre vaches et moutons. Toutes nos affaires sont trempées et nous passons notre première nuit dans des sacs mouillés. Ca commence fort.. Le lendemain, nous nous posons à Santa Rosa de la Pampa, dans un aéro-club en deuil, et sommes accueillis comme si l’on débarquait de la Lune. Il y a foule. La TV a été prévenue, des gosses viennent demander nos griffes, et le club nous déclare invités d’honneur. Une semaine avant notre arrivée, un Cessna 210 du club, chargé à bloc s’était écrasé dans les grands peupliers en bout de piste, tuant ses quatre occupants. A San Carlos de Bariloche au pied des Andes, un bureaucrate à la mine sombre inaugure le long parcours du combattant qui nous attend et nous jette : "- Vous n’êtes pas autorisés à partir au Chili ! L’armée de l’air n’a pas reçu vos demandes et va vous prendre en chasse!" Mais avec tout le sang latin qui coule dans les veines de ce pays, on finit par s’arranger. Le lendemain, la "Fuerza Argentina" envoie deux lignes favorables et nous grimpons vers les hautes cimes pour notre première étape à risque. A 4000 mètres au dessus des Andes, on ne fait pas les malins. Les paysages entre les sommets enneigés, sont époustouflants de beauté. Les lacs étincellent au fond des vallées profondes et la visibilité est extraordinaire. Mais le froid est mordant et les vents redoutés de la Patagonie commencent déjà à nous brasser. Nous avons perdu trop de temps ce matin avec les officiels. Mike et moi craignons les vols en montagne, surtout lorsque les courants s’y mettent car les rotors et les remous vous arrivent dessus comme des baffes géantes et transparentes. On s’accroche comme on peut à nos trapèzes. Mes photos seront intéressantes, mais de traviole. Deux heures plus tard, nous apercevons l’espoir au loin, derrière quelques remparts de plus. De l’autre coté des Andes, le Pacifique brille comme une rivière de diamants. Mes doigts sont gelés et je me dis qu'il faudra que je me paye de bonnes moufles pour passer l’Alaska dans quelques mois.

Les intouchables Vikings de l’Atacama

Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)Le Chili c’est bien, mais moins dingue que l’Argentine. Les Sud Américains disent du reste que les Chiliens sont les moins latins du continent. Possible, mais en tous cas personne ici ne t’enquiquine avec des papiers inutiles. Les officiels sont sobres, timides même, c’est ceux qu’on adore. Ce pays a une géographie démente: 5000 km de long sur 300 km au plus large. Nous fonçons durant des jours le long de l’interminable côte et arrivons dans le désert de l’Atacama. C’est splendide comme tous les déserts du globe. A la ville frontière d'Arica, nous emmenons deux Norvégiennes bien roulées sur nos montures pour une nuit surprise dans les dunes perchées sur les falaises surplombant le Pacifique. D’habitude, le coup du vol au dessus du désert ne résiste à personne. Bon, et bien c’est raté! Nous nous la mettons sous le bras et finissons dans la "guitoune des mecs". Dans la tente voisine, les filles du Viking dorment déjà à poings fermés, comme deux innocentes. Sale époque! On n’arrive plus à conclure, même avec avions et déserts.

Pérou, 5800 km. Premier "contact" avec l’ennemi bu

Deux jours plus tard, les douanes Péruviennes nous clouent sur l’aéroport de Tacna pour cinq longues journées. Motif : des sous bien sûr. Ils exigent une caution de 3000 dollars par ULM qui sera rendue (mon oeil) à la sortie du pays. C’est le début du voyage et nous avons une pêche d’enfer, alors jour après jour nous retournons harceler nos bureaucrates dans leurs blafardes tanières enfumées à la Marlboro de contrebande. Exaspérés par notre détermination, ils lâchent prise et s’asseyent sur les dollars. Mon espagnol s’est radicalement amélioré durant cette période, comme quoi y’a du bon dans tout. Le Pérou c’est très beau et dépaysant. On se croirait dans l’album de Tintin, celui où il finit déguisé sur un bûcher, à causer au Grand Pachacamac. Le Machu Pichu est interdit de survol. Nous abandonnons nos deux bécanes à Lima et sautons dans un 727 ravagé par le temps, destination Cusco. Ce vol sera sûrement le plus dangereux du voyage et l’unique opportunité de se crasher ensemble. Mais ça passe encore une fois. Dix jours plus tard, nous arrivons à Guayaquil International et passons à la moulinette. Ici, pas de tarif spécial pour modèles réduits. C’est cent dollars par ULM, punto ! Nous passons l’Equateur une première fois et filons sur la Colombie.

Coke en Stock !

Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)"- Faites gaffe en Colombie, ils trafiquent, kidnappent et assassinent, c’est très dangereux !" Tout le monde nous le répète depuis Buenos Aires. Mais la Colombie n’est pas le Liechtenstein, on mettrait des jours à la contourner. Alors on s’en va au dessus de la jungle et rentrons dans l’enfer promis. "- Vous voulez de la Cocaïne?" est la première chose que l’on entend à notre arrivée à Tumaco. Cette "délicieuse" entrée en matière nous vient du contrôleur aérien qui descend quatre a quatre les escaliers métalliques de sa tour pour nous souhaiter la bienvenue. Avec le sentiment d’avoir été trahi par le Supérieur, Mike réplique: "- Non, pourquoi ?" Le type rétorque: "- Mais parce que vous êtes à la fabrique ! " Le gus, c’est comme ça qu’il voit son pays, une usine à schnouffe ! La Colombie démarre à deux cent à l’heure. 10 mai.. 8500 km. Cali. A pieds joints dans une fourmilière... Cali est toute proche dans la grande vallée, mais nous nous trompons d’aéroport. Au moment de poser nos roues, nous réalisons qu’il y a maldonne. Les avions en rangées sur le tarmac ont des gueules sombres et du camouflage plein les ailes. Il n’y a pas trace de Boeing et des figurines s’agitent partout. J'aperçois deux automitrailleuses gavées de soldats qui se mettent en branle près des hangars. Bouffée de chaleur! "- Foutons le camp !" S’écrie Mike dans la radio. Les cent chevaux sont libérés, les Rotax hurlent et nous filons barre-au-ventre. Manque de chance, les militaires nous envoient un avion intercepteur et c’est moi qui suis pris en chasse. Paniqué, je rase les champs en essayant de contrer les manœuvres de l’avion qui tente par tous les moyens de me ramener à sa base. Je me demande s'il ne va pas finir par m’abattre. Grâce au GPS et à force de zigue-zaguer sur le bon cap, je réussis à joindre l’aéroport civil et retrouve Mike en finale de la longue piste. Le monomoteur abandonne sa chasse. Heureusement l’épisode se termine bien. Notre équipée plaît aux officiels, y compris les deux colonels qui finissent par se marrer comme des baleines. Comme tout le monde le sait, les Colombiens sont très sportifs, surtout lorsqu’il s'agit de foot. Cali est "la Ciudad de las Chicas" nous assure fièrement l’équipe de sonnés sympathiques qui nous baladent partout avec leurs gros 4X4 américains. Durant une semaine, nous dormons tard le jour et découvrons Cali by night, la salsa, les endroits les plus louches, les bons produits locaux, et bien sûr, les fabuleuses "chicas". Après une semaine, nous parvenons à échapper aux griffes de la ville panthère et repartons au dessus de l’enfer vert, direction le Panama. Nous évitons les zones de guérilla que Ramiro, un pilote militaire, avait tracées au marker rouge sur nos cartes. Mais cela reste du bricolage car les rebelles sont un peu partout et se déplacent sans arrêt. P…! Si c’est chaud la Colombie!

11 juin 99 Mexico. Torra Torra pas!

Tour du monde : « South to South, 43 000 km en ULM » (partie 1)L’Amérique Latine a été généreuse, passionnée, juste comme nous l’avions imaginée et nous nous jurons d’y revenir. Le Japon par contre nous persécute avant même d’y avoir posé roues et godasses. En fait, les autorités Nipponnes viennent bonnement d'assassiner le projet en nous fermant la route de l’Australie. Leur tarif impérial ne changera pas. Ce sera 25’000 dollars de droits de passage sur leurs îles ou nous irons nous faire voir en Chine ou ailleurs. Si les Chinois ont jeté Branson avec son ballon argenté et ses zillions de dollars, on va sûrement pas les déranger avec une p’tite demande de survol. Ouais, avec des ULM, la Chine tu peux oublier! C’est l’enfer bureaucratique total. Nous décidons de laisser tomber l’Australie et de retourner voir l’Afrique, notre continent fétiche. La nouvelle route est adoptée, nous finirons cette aventure au Cap, là ou nous étions partis en 1995. Nous sortons bientôt du Mexique et le coup tordu des Japonais tombe pile-poil, car le Texas est à quelques coups d’ailes et c’est là que nous laisserons la route pour Sydney et bifurquerons à droite, direction New Orléans, Reykjavik et Tombouctou. 17 juin 99, 12’500 km. Narcos sur le Rio Grande. Il y a une loi intelligente & internationale qui dispense pilotes et hôtesses des visas. Cette règle qui s’applique aussi aux pilotes d’avions privés, nous à déjà économisé pas mal de temps. Mais les USA n’ont pas dû ratifier l’acte… Nous n’avons pas de visa lorsque nous arrivons a Brownsville de l’autre coté du Rio Grande. Un malabar Texan à l’étroit dans son uniforme étriqué, nous annonce très sec : "- Vous achetez un visa pour 160 dollars ou vous retournez au Mexique!" C’est le genre de formulation qui va droit au but et qui laisse peu de place a l'ambiguïté. Tu prends un boulon normal, tu l’appelles "boulon aéronautique" et automatiquement son prix se multiplie par cinq ou dix. Même arnaque avec les visas. Nous faisons un rapide aller-retour au Mexique et allons en taxi à la douane sur pont, acheter le "visa automobile" à 20 dollars, puis re-décollons pour Brownsville. Nos ampoules de morphine sont cachées dans les tubes de mon aile. La veille, sur une plage du Golf, nous avions décidé que tricher serait la seule option. Au travers d’expériences fâcheuses nous avons appris que l’honnêteté marche plutôt mal avec les bœufs de la World Bureaucracy, et dans ce domaine, les douaniers viennent en tête du peloton des trouble-fête. En déclarant les dix petits flacons, nous risquons la galère pour "drug trafficking". De toute les façons, il est exclu de se séparer de cette carte vitale. Ces inestimables "pain-killer" sont le Joker de nos équipements de survie. Si l’un de nous se fracasse dans le Grand Nord ou au milieu du Sahara, nous aurons besoin des précieuses ampoules. Soudain, un Labrador se pointe, avec en bout de laisse, un autre "Gras-double" de fonctionnaire. Visiblement ces deux cocos appartiennent aux douanes. Ils tournent deux fois autours des machines et disparaissent. C’était sûrement à cause des tampons Colombiens.

Fourth of July, New-York City, 18’000 km. Tais-toi

Je ne sais pas si c’est à cause de l’Amerique latine qui fût si bonne et si chaude, mais je crois qu’il me faudrait passer quelques mois pour m’acclimater aux USA. Nous fonçons au travers de l’immense pays et arrivons le 4 juillet à New York. Nous tournons trois fois autours de "Lady Liberty" et continuons vers le Québec. Avant de quitter les USA, nous découvrons un état différent : Le Maine. L’été est très éphémère chez les Esquimaux, et les semaines passent vite. Nous accélérons la cadence, volons cinq heures par jour, avec quelques sensations douloureuses au niveau du plexus solaire. Cette fichue traversée de l’Atlantique est devenue le principal sujet de nos discussions du soir. Une nuit, j’ai fait un cauchemar : j’étais assis dans un sarcophage avec un petit chien blanc, au millieu de l’océan. Terrible! Le Canada est extraordinaire. Dans ce pays froid, nous retrouvons la chaleur du sud et la nature sauvage. La beauté est difficilement racontable. Mais passé le St Laurent, les conditions de vol se durcissent et la météo devient imprevisible. En quatre étapes longues et musclées, nous arrivons à Iqaluit, dernier bastion civilisé sur l’île de Baffin. Mon moteur décide soudain de ne plus démarrer à froid. Après des tas d’essais, des échanges de pièces et le nettoyage à fond des carburateurs, le résultat est toujours négatif et Mike entreprend alors le démontage de l’hélice. Sans celle-ci, le moteur démarre au quart de tour, ce qui suppose que le système de réduction est en cause. Le prochain atelier Rotax est à plus de 4000 kilomètres, alors chaque matin, je me réveillerai une demi heure plus tôt pour chauffer le moteur sans son hélice. A la TV, nous apprenons la mort des sœurs Besset et de John Kennedy aux commandes d’un Saratoga.

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Ci-dessous, la fiche technique de l’expédition :

“SOUTH TO SOUTH”  BUENOS AIRES – REYKJAVIK – CAPE TOWN 1999

Ce vol de 43’000 kilomètres est le nouveau record de distance en ULM.
Le précédent record était détenu par Brian Milton qui survola en 1998, la distance de 37’000 kilomètres durant son tour du monde.

La carte du parcours ?

L’EXPEDITION EN CHIFFRES :

2 ULM de type pendulaire, 2 pilotes, sans aucune assistance au sol.

Distance couverte : 43’000 km
Durée : 8 mois (27 mars 1999 – 27 novembre 1999)
Départ : Buenos Aires, Argentine.
Arrivée : Le Cap, Afrique du Sud.
Vitesse moyenne   : 97km/h
Heures de vol : 460
Nombre de pays traversés : 33
Continents : 3 (Amérique, Europe, Afrique )
Plus gros challenge : La traversée de l’Atlantique Nord.
Plus grosse difficulté : Les bureaucrates de tout poil…
3 Pays les + “fun” (agréables) : La Colombie, l’Argentine & le Canada
3 Pays les + dangereux : Colombie, Nigeria, Cameroun, Angola
3 pays les + “hard” (difficiles) : Le Cameroun, le Nigeria & Danemark ( à cause du fameux permis de survol du Groenland et des îles Féroé )
3 + beaux paysages survolés : La calotte de glace du Groenland, le Sahara après les pluies en Mauritanie, Le désert de l’Atacama au Chili.
Pays le + petit : El Salvador, 8124 km2
Pays le + grand : Canada 3’851 807 km2
Vitesse sol minimum : 3 km/h
Vitesse sol maximum : 203 km/h
+ longue durée en l’air : 8 heures et 25 minutes (.. sur la mer, du Groenland à l’Islande, le 7 août 1999)
+ longue distance sur l’eau : 880 km (de l’Islande à l’Ecosse )
Fuel le moins cher : 4 US cents le litre (Angola)
Fuel le plus cher : 2 US$ le litre (Groenland)
Litres brûlés par machine : 5500 litres environ
Les 3 meilleures gastronomies : Maroc, France, Gabon
Les 3 pires : USA, Etats Unis et Amérique du Nord (sans le Canada)
Les 3 + grosses frayeurs : Violents Windshear (vents cisaillants) aux USA, vols dans les orages au Cameroun, la poursuite par l’armée en Colombie.
Pilotes :

Mike BLYTH, sud-africain, né le 25 octobre 1953, 1.80m – 70 kg. 5’000 heures de vol. Champion du monde ULM en 1992. Marié, trois enfants, domicilié a Johannesburg, Constructeur d’ULM.

Olivier AUBERT, Suisse, né le 11 novembre 1956, 1.74m - 73kg. 2000 heures de vol. Célibataire, une fille. Domiciles à Genève et Bushmanland, Namibie. Photo-journaliste et Safari-tour opérateur.

Machines :

2 ULM de type pendulaire (utilisant une aile de type Delta), équipés du moteur ROTAX 912’s de 100 CV (75kW), 4 temps, 4 cylindres, refroidi par air et eau, double allumage. Consommation horaire: env. 12 litres. Réservoirs: 85 litres (600km d’autonomie) + extra 77 litres (pour la transatlantique), donnant une autonomie totale d’environ 1200km.

Aerotrike “COBRA” 912s (Blyth) (immatriculation: “ZU-SKY” /Afrique du Sud). ULM pendulaire caréné. Conçu et fabriqué par Rainbow Aircraft et Mike BLYTH en Afrique du sud. Aile: Aeros/Ukraine 17m2. Poids total au décollage 450 kg. Poids à vide: 220 kg. Vitesses: Min.: 60km/h, Croisière: 95km/h, Max.: 120km/h. Le Cobra était le premier prototype du genre au moment du départ de l’expédition.

DTA “VOYAGEUR 912s” (Aubert) (immatriculé “ZU-ARC” /Afrique du Sud), ULM construit par DTA en France, concepteur: Jean Michel DIZIER. Aile: Dynamic 450 15.5 m2 fabriquée par Ellipse/France. Poids total au décollage: 450 kg, poids à vide 230 kg. Vitesses: Min. 60km/h, Croisière: 100km/h, Max.: 135km/h. Le Voyageur est l’ULM le plus robuste du marché. Cette machine fût construite en 1995 et participa déjà à l’expédition “Cape to Cape” la même année.

Equipement de vol : Parachutes Balistiques, radios, GPS et un transpondeur. Cartes ONC.
Equipements général : Outillage, pièces de rechange, 4 pales d’hélices de rechange. Matériel de camping et survie, balises de détresse, 2 canots de survie, nourriture pour 5 jours.
Prix de chaque machine complètes : env. 220’000 FF (55’000 FS - 32’000 US$ env.)
Nombre de photos prises : 4500
Vidéo : 30 heures qui seront éditées en court métrage de 30 mn.
Budget de l’expedition comprenant tout sauf les machines et leurs transports jusqu’en Argentine : Environ 200’000 FF pour les deux pilotes pour les 8 mois.
33 Pays survolés :

5 en Amérique du Sud : Argentine – Chili – Pérou – Equateur – Colombie.

6 en Amérique Centrale : Panama – Costa Rica – Nicaragua – El Salvador - Guatemala et Mexico.

2 en Amérique du Nord : USA et Canada.

7 en Europe : Danemark (Groenland) – Islande - Royaume-Uni – France – Suisse - Espagne – Portugal.

13 en Afrique : Maroc – Mauritanie – Mali – Burkina Faso – Bénin - Nigeria – Cameroun – Guinée Equatoriale – Gabon – Congo Brazzaville – Angola – Namibie - Afrique du Sud.

Aventures précédentes :

Mike & Olivier : 1995 : 20’000 km du Cap au Cap Nord (“Cape to Cape”) avec 2 ULM. (Record du monde de distance en ULM en 1995, 96, 97.

Mike : 1997 Southern African Expedition avec 6 autres ULM, 6000 km

Olivier : 1996/97 liaison Barcelone – Agadir 4000 km ULM en solo - 1997 Expédition en Afrique australe avec assistance, 6000 km - 1998 Liaison Casablanca – Alger – Tunis – Palerme – Genève, 5000 km en solo.

“Soutien & Support” :

(Equipements & Services)

DTA France, Aeros Ukraine, Rotax Autriche, Swissair & Swisscargo Genève, Aircraft Engines & Accessories Johannesburg, “The North Face” Italie, Fuji Film Zurich, Europhoto Genève, PointBreaK Genève, BMW Johannesburg, Compac Afrique du sud, Sakounishkaya Consulting Corp. Genève. BaseOps Europe Londres. Arplast France. ASAcommunication, France, ReynArt Design, France.

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