
Islande
Islande : Reykjavik: Saturday night fever!
Une nuite blanche en Islande ? Why not ?
Prenez un avion qui devait être plein et qui ne l'est plus en raison du désistement d'un groupe, concoctez un petit forfait sympa à moins de 230 euros avec l'A/R Paris / Reykjavik, une baignade au Blue Lagoon et un pass pour les clubs de la ville... Et hop ! 10 jours plus tard, voici près de 70 "fêtards curieux" et "curieux fêtards" embarquant, sans bagages, pour un "round trip" de 24h... histoire de goûter à la fièvre des nuits de Reykjavik ! Bravo Icelandair pour cette initiative aussi fun que dynamique !
Welcome sur la planète mars !
L'avion atterrit, aussi doucement qu'une feuille morte, au coeur d'un paysage déroutant de champs de lave boursouflés. Nous ne sommes qu'une poignée à bord à connaître l'île. Les regards, par les hublots, sont interrogateurs... C'est ça la terre de Björk ? Sitôt sortis de l'aéroport, les petits groupes se reforment, on sort les pulls, les parkas, on remonte les fermetures Eclair, on enfonce son bonnet sur les oreilles... Pour sûr ! Nous n'avons pas atterri à Ibiza ! Mais qu'importe... ce soir, il va faire chaud !
Franck, notre "éclaireur" de la compagnie Icelandair, nous emmène illico vers la première "Fever" de la soirée. Une demi-heure plus tard... elle se profile au loin sous la forme de volutes de vapeurs surgissant de nulle part. Une passerelle de bois nous balade entre deux murailles de laves refroidies (depuis belle lurette !) et couvertes d'une épaisse couche de lichens. Puis soudain, au détour d'une dernière boucle, aparaît le Blue Lagoon...
Les résurgences d'eau chaude et légèrement sulfureuse d'une usine géothermique, ont formé un lac bleu turquoise dont la température avoisine les 35°. Depuis quelques années, le site a été modernisé et c'est avec plaisir que nous pénétrons un complexe à l'architecture nordique, en parfaite harmonie avec ce décor de planète mars ! Ni une ni deux, nous filons dans les vestiaires et quelques minutes plus tard les "Oh le délire !" et les "Je le crois pas !" plongent dans l'eau...
Il faut dire que le lieu vaut vraiment le détour ! L'eau est délicieuse, les boues argileuses et blanches, qui composent le fond du lac, sont douces aux pieds comme à la peau; tout autour le paysage confronte ses noirs de jais au bleu "lagon" et aux panaches blanc pur de la vapeur jaillissante... L'endroit est unique au monde. La soirée commence très bien !
Mais où sont passés les islandais ???
19h, nous sommes devant l'hôtel de ville de Reykjavik. Les parapluies sont de sortie... mais ce n'est tout de même pas le déluge ! Le groupe se sépare en vue d'un repérage des lieux, plan en main. Nous suivons Franck pour une découverte pédestre. Et là... mystère... mais où sont donc partis les islandais ? Les boutiques (en grande majorité très design et attrayantes) sont toutes fermées. Les restaurants débutent leur premier service en catimini tandis que les lumières s'allument, l'une après l'autre, dans les demeures cossues du centre ville. Telle une armée de clones de "David Vincent"... nous hantons une ville déserte... "Ne vous inquiétez pas, nous rassure Franck, vers minuit... ils seront tous là..."... Eh oui, l'islandais du samedi soir débute sa "Night Fever" à la maison avant de sortir de sa tanière ! Nous en profitons pour une belle balade suivie d'un dîner chaleureux au Naust, à deux pas "de la où ça va se passer"...
Il y en a pour tous les goûts !
Minuit, à l'inverse de cendrillon, islandais et islandaises ont bien pris leurs carrosses... mais pour descendre en ville ! Des éclats de voix résonnent sur les trottoirs, des files des véhicules s'agglutinent bientôt dans les rues étroites, à l'entrée des clubs, les premières files d'attente se forment. Ca y est.. c'est parti !
L'ensemble des lieux à la mode sont dispersés sur une surface guère plus vaste que le coeur du quartier Bastille à Paris. Un club - un bar - un restau - un café - une discothèque et ainsi de suite... Le Rex nous séduit le premier. Décor néo-classique blanc et argent, musique excellente (empruntée au Bouddha Bar), jeunesse dorée et chic... Ce lieu demeurera notre préféré. Vers 1h nous nous dispersons à nouveau pour explorer. Les plaisirs sont on ne peut plus variés : house, techno, disco, rock, folk, variété avec orchestre... Nous passons d'un bar bondé-branché à un club rock'n roll classique, d'une boîte avec soirée "Gay Pride" à un club chic latino... Les espaces sont relativement semblables : un rez de chaussée avec bar et piste de danse pour certains, un premier étage qui se veut souvent plus "cosy". Le peu de distance entre chaque lieu rend la balade exquise : un petit peu de ci... un petit peu de ça... On goûte, on picore, on se régale !
Une nuit déjantée !
3h du mat... C'est comme si tout Reykjavik (170 000 habitants environ) s'était donné rendez-vous en ville. Il devient de plus en plus difficile de se déplacer dans les lieux les plus réputés... Ca bouscule "grave", ça piétine... Les yeux sont vitreux, les démarches parfois bancales, les barmen sont littéralement débordés par une foule étrangement déjantée. Les filles ont perdu un peu de leur superbe, les garçons ne sont plus si chics... mais qu'importe, il n'est pas un lieu où l'ambiance ne soit pas à son apogée. 4h30, nos bars préférés ferment leurs portes, tandis qu'au Kaffi Reykjavik l'ambiance est encore survoltée... 5h, le bar à sandwichs fait le plein, les trottoirs brillent d'éclats de verre, nous sommes éreintés mais toutefois ravis de cette nuit étonnante... 5h, les bus nous récupèrent près de l'hôtel de ville. Un petit café, le plein de saumon au duty free puis nous embarquons à nouveau pour Paris. Cette nuit fut riche d'expériences dans un univers nocturne où les individus se regardent, se parlent encore. Les filles... c'est aussi une destination pour vous !
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