
Madagascar
Madagascar: Nosy Be, sous le signe du Capricorne
Si, un jour, un explorateur en quête de mysticisme cherchait à se reposer de sa recherche du paradis terrestre, nul doute que c'est ici qu'il devrait s'arrêter et déposer ses sacs ! Au nord-ouest de Madagascar, juste au-dessus du Tropique du Capricorne, l'île de Nosy Be déploie ses charmes insulaires en un incroyable camaïeu vert et bleu. Nosy Be : un petit bout de terre, mais surtout un magnifique petit coin de paradis...
Sur le quai d'Antsahampano, sur Grande Terre, c'est encore le petit matin. Pourtant, c'est déjà l'effervescence. Les taxis-brousse bondés de passagers et de marchandises hétéroclites déchargent pêle-mêle hommes, femmes et enfants, petites chèvres et bidons de plastique, volaille caquetante et paniers tressés,... En contrebas, amarré au quai, un vieux bac attend ses passagers. Cahin-caha, il les emmènera bientôt au rythme local ("mora mora", comme l'on dit ici...) vers les parfums envoûtants de Nosy Be...
Chargé à ras-bord, le bateau ronronne sourdement sur l'eau. Il lui faut deux bonnes heures pour franchir la petite quinzaine de kilomètres qui séparent l'Ile Rouge de Nosy Be. Deux heures de voyage avant d'atteindre l'une des plus ensorcelantes îles de l'océan Indien. Deux heures de navigation rythmée par le "teuf-teuf" un peu poussif des vieux moteurs. Deux heures, aussi, pendant lesquelles les Malgaches s'adonnent à quelques-unes de leurs occupations préférées : le jeu, la conversation, les éclats de rire... Deux heures, enfin, pendant lesquelles les rares touristes qui se sont aventurés sur le rafiot ne se lassent pas d'admirer les superbes nuances bleu et turquoise de ce petit bras du Canal du Mozambique.
Au bout de la traversée, il y a le port de Hell-Ville. Enfin, quand on dit port... Tout juste un mini-port à l'échelle de la mini-capitale insulaire d'un mini-territoire. D'entrée de jeu, le ton est donné : après la cohue du débarquement, voilà l'anarchie, joyeuse et ensoleillée, autour des taxis et des taxis-brousse. Cela crie de partout. Les gosses galopent en riant dans les jambes des grands et entre les sacs débordant de victuailles. La volaille caquète et s'excite dans les casiers tressés ou au fond les boîtes en carton percées de quelques trous et ficelées tant bien que mal. Les chauffeurs klaxonnent pour ameuter les derniers clients ou se frayer un chemin dans la pagaille de femmes, de gamins, de cabas, de caisses,... On s'interpelle. On se retrouve après quelques jours de séparation. Plein de nouvelles à donner. Plein de choses à raconter.
Pressé ? Stressé ? Speedé ? Passe ton chemin ! Nosy Be n'est pas fait pour toi !
Le refuge des princes déchus...
Cela fait longtemps, très longtemps même, que les premiers habitants débarquèrent sur l'île, en provenance d'horizons lointains. Ils venaient peut-être d'Indonésie. Ou d'Inde. Voire d'Arabie. Qui sait ? Personne n'en est très sûr. Rejetés par les circonstances et les aléas de la vie sur les côtes hospitalières de Nosy Be, ils décidèrent de s'y installer. Plus précisément du côté de Marodoka, à une dizaine de kilomètres de Hell-Ville. Véritable site historique, ce vieux village noyé sous les flamboyants en fleurs est - fort curieusement - peu connu des chercheurs et des historiens. Il mérite pourtant une place un peu à part dans le très riche patrimoine malgache et, faute de protection légale, à défaut d'une sauvegarde rapide et efficace, on peut craindre qu'un jour ou l'autre ses hauts murs de sable et de coraux disparaissent complètement sous les racines des arbres et des plantes tropicales qui poussent ici à foison.
Plus près de nous, Nosy Be et ses îles satellites (Nosy Komba, Nosy Tanikely, Nosy Sakatia, Nosy Iranja, les îles Radama ou l'archipel des Mitsio) servirent aussi de refuge aux princes déchus. Ainsi, par exemple, vers le début du XIXe siècle, alors que le roi Radama Ier achevait - sans véritable douceur, il est vrai - l'unification politique de Madagascar, les souverains du Boina trouvèrent refuge sur l'île, entraînant dans leur sillage un nombre important de leurs sujets Sakalava (les populations de l'Ouest). Ces populations demandèrent bien vite aide et protection au Sultan de Zanzibar qui, dès 1838, leur dépêcha un navire de militaires chargés de dissuader d'éventuels agresseurs ou conquérants.
A peine deux ans plus tard, le commandant français Passot (celui-là même qui devait donner son nom au point culminant de l'île) fit relâche à Nosy Be et proposa à l'amiral Hell, gouverneur de l'île Bourbon (qui deviendra La Réunion par la suite), de la placer sous la "protection" de la France. Ce qui fut fait le 14 juillet de la même année. Un an plus tard, en 1841, la reine Tsiomeko cèda tout à fait l'île aux Français, empêchant par la même occasion Nosy Be de s'intégrer au processus d'unification monarchique malgache. Les antiques canons qui, aujourd'hui encore, dominent le port de Hell-Ville témoignent de cet interlude colonial français. Un interlude qui devait tout de même durer plus d'un siècle...
... Et de marins russes
Pourtant, il ne faudrait pas limiter l'histoire de Nosy Be à l'unification nationale malgache ou à la politique coloniale des puissances européennes de l'époque, Angleterre et France en tête. Les tombes du cimetière de Hell-Ville attestent de la diversité des réfugiés, marins, militaires, commerçants, immigrants,... qui, à leur tour, débarquèrent et s'installèrent ici. Une curiosité dans les allées de ce cimetière : des tombes russes abritent les dépouilles d'un équipage d'un navire du tsar qui, au cours de la guerre russo-japonaise de 1904-1905, s'était caché sur la côte occidentale de Madagascar, face à Nosy Be. Dans une baie connue aujourd'hui sous le nom de ... Baie des Russes. Oubliés par leur état-major, les marins ne surent jamais que la guerre était finie et ils restèrent de longs mois abrités au fond de la baie. Décimés par le typhus et le paludisme, ils trouvèrent enfin la sérénité dans le petit cimetière local.
Comme un petit goût de paradis
Si proche de Madagascar et pourtant si différente de la Grande Terre, l'île de Nosy Be (qui signifie "Grande Ile", en langue malgache), avec ses 351 kilomètres carrés et ses 150 000 habitants, dispose de deux atouts exceptionnels : un climat tropical aux températures super-agréables tout au long de l'année et un sol extraordinairement fertile. Bref, largement de quoi en faire une île "à part" dans le contexte malgache. Largement, aussi, de quoi lui permettre de produire café, girofle, vanille, ylang-ylang, poivre, sucre,... en une saoûlante débauche de senteurs, d'effluves et de parfums. Largement, encore, de quoi attirer pas mal de visiteurs européens, peu rebutés par une hôtellerie qui n'est malheureusement pas toujours à la hauteur des espérances (quoique les bonnes surprises existent !..). Largement, enfin, de quoi justifier le doux surnom de ce petit bout de paradis malgache : "l'Ile aux Parfums".
Mais Nosy Be ne se contente pas d'arborer ces premiers atouts. Ces premiers atours. D'autres avantages - et non des moindres ! - sont aussi à mentionner. A commencer par la gentillesse de sa population. Et sans oublier ses plages qui comptent parmi les plus belles de tout le pays. De grandes plages frangées de cocotiers, doucement léchées par les eaux chaudes et claires de l'océan Indien. Enrichies par des fonds marins où faune et flore font le ravissement des plongeurs, la joie des adeptes du snorkelling et le bonheur des amateurs de pêche au gros. Ici, la pêche miraculeuse est encore possible...
Chaque plage possède ses attraits et ses particularités. Il suffit de s'y installer pour se laisser envoûter. Mais certaines d'entre elles méritent une mention plus particulière...
Devenue station balnéaire "à la mode" aujourd'hui envahie de paillotes, de gargotes et de bungalows, la plage d'Ambatoloaka (prononcez "Ambatoulouk") reste malgré tout l'une des plus belles parmi les plus belles. D'autant plus qu'une jolie croyance s'y rattache : les femmes stériles viennent y prier, au pied d'un rocher sacré, afin de demander la naissance d'un enfant aux ancêtres. Dans son prolongement, la plage de Madirokely est au moins aussi belle et nettement plus tranquille. Un petit peu plus au nord, la plage d'Andilana est largement ouverte sur l'océan. Et à la pointe septentrionale de l'île, la plage d'Amporaha mérite, elle aussi, le petit coup de bronzette et de farniente. Le temps d'une agréable baignade ou d'une petite sieste sur le sable chaud. Tranquille...
La "route des parfums"
Malgré leur incroyable beauté, il serait cependant dommage de ne découvrir de Nosy Be que ses plages paradisiaques. Bien que présentant des paysages et des ambiances très différents de ceux du littoral, le cœur de l'île n'en est pas moins enivrant.
Enivrant par les effluves de girofle, de vanille, de poivre ou d'ylang-ylang.
Enivrant par le sourire accueillant des habitants, toujours à l'affût d'un contact avec le "vazaha" (l'Européen).
Enivrant par la beauté parfois un peu sauvage des paysages qui, de lacs volcaniques en massifs de flamboyants surchargés de fleurs, ne sont qu'une succession d'images de cartes postales.
Celle que l'on pourrait surnommer la "route des parfums" s'insinue entre les champs de canne à sucre qui enserrent la petite bourgade de Dzamandzar, les plantations de vanille et les cultures d'ylang-ylang dont les troncs torturés ont été recourbés vers le sol afin de faciliter la cueillette des fameuses "fleurs à parfums".
Ylang-Ylang, le mot est lâché ! Même si ces cultures ont fait la juste renommée des extraordinaires Comores voisines, les plantations d'ylang-ylang restent - à juste titre également - l'une des fiertés de Nosy Be. Le producteur le plus important de l'île est la "Société des Produits à Parfums de Madagascar". En agrégé : la SPPM, dont les installations ne se situent qu'à 30 minutes de marche (ou quelques tours de roues de taxi) de Hell-Ville. Demandez à n'importe quel quidam, tout le monde connaît. L'ylang-ylang de la SPPM entre dans la composition de quelques grands parfums français. Certains jours, on peut assister à la distillation des fleurs et, de toute manière, les responsables ne sont jamais avares d'explications et de commentaires... même si certains d'entre eux ont parfois tendance à pousser un peu vite le visiteur vers la petite boutique... Mais il ne faut pas s'en formaiser, ni surtout repartir les mains vides : la qualité des produiits et les prix pratiqués n'ont rien (mais alors là, rien du tout !) de comparables avec ce que l'on connaît en Europe...
Autre visite insolite : l'usine sucrière de Dzamandzar, située sur la côte Ouest, en plein cœur des champs de canne à sucre. Étonnant ! L'usine semble sortie d'un autre âge et, de fait, elle a été importée morceau par morceau et pièce par pièce du Brésil... dans les années 20 ! Depuis, rien n'a changé ou presque. Tout juste un peu plus de rouille. Tout juste un peu plus de pièces déglinguées. Mais ça fonctionne encore. L'usine garantit du travail aux Malgaches plusieurs mois de l'année et produit un sucre de canne (roux ou blond) de très bonne qualité et en quantité : dans les 50 tonnes/jour... dans les bons jours... Quant aux visites... Des horaires officiels existent bien, mais la réalité semble beaucoup plus farfelue. Qu'importe : même vue de l'extérieur, cette usine (l'une des plus vieilles du pays et un véritable monument d'archéologie industrielle) vaut le coup d'œil.
Superbe, notre "route des parfums" poursuit... sa route. Et s'insinue parmi les plantations de sisal et de teck dont les feuilles rouges servent de teinture pour le bois. Elle monte, elle monte... et rejoint le point culminant de l'île : le Mont Passo qui domine Nosy Be du haut de ses... 329 mètres ! La vue est époustouflante, encore plus magique sous le soleil couchant. Par beau temps, elle s'étend depuis les lacs de cratère (des lacs sacrés qui abritent les esprits des ancêtres) et la côte orientale de l'île jusqu'à Grande Terre. Effleurant le massif bleu de la Montagne d'Ambre qui se profile à l'horizon. Englobant les murailles qui encerclent la Baie des Russes. Embrassant les eaux turquoises du Canal du Mozambique et une poignée d'îles satellites. Plongeant vers les criques géantes creusées sur les côtes, courant vers les baies de Befotaka et de Mahazandry dont le sable dessine un superbe ruban au pied d'une végétation luxuriante qui nous rappelle encore - si besoin était - que nous sommes sous les tropiques.
Dans les villages et bourgades de l'intérieur, de vieux alambics gisent parfois contre les murs des cases et des maisons, attendant de distiller la canne à sucre pour le rhum local (faites attention aux degrés d'alcool si l'on vous offre un verre !..) ou l'ylang-ylang pour le parfum. Andoany, Antsaholana, Andilana (un village situé à la pointe nord-ouest de l'île, au bout du bout de la route),... se succèdent les uns aux autres en une sarabande de couleurs, de bruits, de parfums et d'ambiances.
Rendez-vous à Hell-Ville
Ce n'est cependant pas au bord des plages ou dans les petits villages de l'intérieur que tout se passe. Le véritable centre névralgique de l'île est sa petite capitale, Hell-Ville. Une "Ville de l'Enfer"' au sein de ce petit coin de paradis ? Vous n'y êtes pas du tout ! La cité doit tout simplement son nom à l'amiral anglais Hell qui gouverna en son temps l'île Bourbon et qui signa un traité de protectorat avec la reine Tsiomeko, alors réfugiée à Nosy Be.
Hell-Ville, c'est peut-être tout Madagascar en un clin d'œil. Comme la plupart des villes malgaches, celle-ci vit à un rythme doucement agité. Nonchalamment frénétique. Le mot d'ordre ? "Mora mora" (autrement dit : doucement, doucement. Ou "pole pole", pour ceux qui ont déjà été en Afrique). Certes, l'animation semble débridée. La circulation est cahotique. L'organisation paraît franchement anarchique. Et pourtant ! Sous le chaud soleil tropical, tout se déroule avec gentillesse. Avec force gestes, cris et éclats de rire. Tout prend du temps. Rien n'est gagné d'avance. Mais toutes les situations finissent bien par se débloquer. A un moment ou à un autre... Ici, le temps n'a (heureusement...) pas la même valeur qu'en Europe.
Point de rencontre de tous les habitants de l'île : le marché, coïncé au carrefour principal de la ville, entre l'avenue Général-de-Gaulle et la rue de la Reine Binao. Inévitable ! Incontournable ! A découvrir sans traîner avant que les autorités ne décident de transporter toutes ces fantastiques petites échoppes vers ce qu'elles appellent pompeusement le "nouveau marché" : un affreux "machin" en béton sans charme, ni personnalité, méchamment planté à la sortie de la ville, sur la Route de l'Ouest, après la place de l'Indépendance.
Surchargés, les étals débordent sur les trottoirs et dans les passages avoisinants. Dans une véritable farandole de fruits et d'épices, d'étoffes colorées et de bibelots sculptés dans le bois, de paniers tressés et d'une multitude d'objets usuels qui, parfois, semblent dater d'une autre époque. Ici aussi, les commerçantes et les ménagères papotent. Se refilent les potins. S'échangent les ragots. Rigolent en se tapant dans les mains. Mais n'oublient en tout cas jamais de marchander âprement le mètre de tissu ou la poignée de piments. Et interpellent tel ou tel "vazaha" qui a décidé depuis belle lurette de s'installer ici. Enivré par l'ylang-ylang. Ébloui par les plages et les paysages. Envoûté par une belle Malgache. Sauvé du stress et du mal de vivre "à l'européenne". Certains "vazahas" sont installés ici depuis si longtemps qu'ils se sentent désormais plus Malgaches qu'Européens. Et se souviennent sans la moindre nostalgie de la France, de la Belgique ou de la Suisse.
Un petit peu à l'écart, les talentueuses brodeuses attendent le chaland. Ah ! Elles étaient si bien dans le temps ! Jusqu'il y a peu, elles étendaient leur production en plein air, sur le cours de Hell. Les extraordinaires nappes brodées claquaient alors au vent, comme du linge frais au soleil. Malheureusement pour elles, le "nouveau marché" a été inauguré (non ! je ne répèterai pas que c'est une monstruosité !..) et les autorités locales les ont contraintes à s'y réfugier. Elles méritent donc d'autant plus la visite et, comme pour l'ylang-ylang, il ne faut surtout pas hésiter à succomber aux tentations. Leur travail, réellement magnifique, s'articule autour de deux articles-vedettes : les nappes brodées du plus bel effet et - véritable spécialité locale malgré son nom - le richelieu qui est une sorte de broderie ajourée que l'on ne trouve qu'ici (certaines boutiques d'Antananarivo en proposent aussi, mais à des prix !!..). Comme partout à Madagascar, il ne faut surtout pas se retenir d'entamer la conversation avec les brodeuses. Et de discuter les prix... Mais attention ! Pas question de les étrangler, elles qui passent tant de temps à réaliser ces petites merveilles (environ 3 semaines de travail pour une nappe) et qui ont déjà bien du mal à attirer le client au "nouveau marché". Alors... discussion oui, étranglement non ! Contentez-vous de 10 à 15 % de réduction et tout le monde sera content.
Le voeu de Mahatsinjo
Avant de quitter Nosy Be et, peut-être, mettre le cap sur les îles satellites, il reste une chose à faire. Essentielle ! Indispensable ! Prendre la Route de l'Ouest, la quitter à hauteur de Ambonara, puis mettre le cap sur la Pointe Mahatsinjo. Là, dans un très beau cadre naturel, se dresse un imposant banian encore objet de cultes ancestraux. La coutume veut qu'on y fasse un vœu. Et si le vôtre était de revenir au plus vite à Nosy Be ?..
info plus
- L’ANGAP (Association Nationale pour la Gestion des Aires Protégées) gère l’immense majorité des réserves et parcs naturels du pays. Un travail colossal lorsque l’on sait que Madagascar est avant tout une destination 100 % nature et un “morceau de choix” du patrimoine naturel mondial. L’association dispose d’un très agréable site, avec explications, photos, plans,... : http://www.parcs-madagascar.com
- Parmi la demi-douzaine de quotidiens malgaches, L’Express de Madagascar est l’un des plus répandus. Il dispose d’un site (en français) où l’on trouve une foule d’infos économiques, politiques, culturelles, touristiques,... Jusqu’à la météo et aux cours du change de l’ariary, la monnaie locale : http://www.lexpressmada.com
- L’Ambassade de Madagascar à Paris : 4 avenue Raphaël, 75016 Paris, tél. : 01 45 04 62 11, fax : 01 45 03 58 70
Demandes de visas acceptées du lundi au vendredi de 9h à 12h30 et retrait des dossiers (environ 8 à 10 jours plus tard, 15 jours par la poste) de 14h30 à 16h






