Dubaï : Or noir et Sable doré

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Dubaï : Or noir et Sable doré

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Philippe Chavanne | 22.10.2004 | 3552 visites | 0Favoris |
Philippe Chavanne

Dubaï : Or noir et Sable doréIls sont sept. Comme les sept nains si chers à Blanche-Neige. Et, finalement, ils ne sont pas beaucoup plus grands que les héros de Walt Disney. Ils sont sept. Un peu comme les sept Merveilles du Monde, tant la main d'Allah et (surtout...) la manne de pétrodollars ont permis aux Emiratis de transformer leur petit bout de désert en destination d'exception. Ils sont sept. Qui ont pour noms Dubai, Abu Dhabi, Ras Al Khaimah, Sharjah, Ajman, Fudjairah et Umm Al Quwayn. Ils sont sept. Qui forment la Confédération des Emirats Arabes Unis. Un petit bout de sable et de soleil sans grande importance... du moins jusqu'à ce qu'on découvre les premiers gisements pétroliers. A partir de là, tout devenait possible...

Chaleur et opulence

Dubaï : Or noir et Sable doréGénéralement, la toute première impression que l'on a des Emirats Arabes Unis, c'est une formidable bouffée de chaleur. Comme une chaude gifle qui vient fouetter le visage, dès l'ouverture des portes de l'avion. Aussitôt après, dès les premiers pas dans l'aéroport international de Dubai, une deuxième forte impression s'empare du visiteur. C'est l'opulence. C'est la richesse. Ici, même le très moderne aéroport donne le ton : ce ne sont que précieuses mosaïques, grandes dalles de marbre et jolies coupoles artistiquement décorées qui, malgré un style très contemporain et parfois futuriste, ne tournent jamais le dos à la longue tradition architecturale et décorative des lieux. Ca y est ! Dès qu'il arrive sur le sol des Emirats, le visiteur est dans l'ambiance. Et se rend immédiatement compte que le pays aligne probablement la plus forte concentration mondiale de millionnaires et de milliardaires au mètre carré. Ou, à tout le moins, l'une des plus importantes du monde. Ce qui, après tout, n'est déjà pas si mal... Chaque jour, quand le soleil commence son ascension au-dessus des 83 600 km2 du pays, une bonne partie de ses habitants est encore un peu plus riche que la veille. Gloire en soi rendue au pétrole, au gaz, au business international, au tourisme de luxe et, bien entendu, à la générosité d'Allah...

Moderne Shéhérazade

Dubaï : Or noir et Sable doréDans ces conditions, faut-il vraiment s'étonner du fait que les 4x4 japonais, les petits bolides italiens, les solides berlines allemandes et les longues limousines américaines ont inexorablement remplacé les lampes magiques (ce cher Aladin serait bien perdu dans la Dubai moderne !..) et les tapis volants de jadis ? Faut-il aussi s'étonner du fait que Shéhérazade a délaissé le voile et la tenue traditionnelle pour leur préférer les plus réputés couturiers français et les plus talentueux stylistes italiens ? Faut-il encore s'étonner du fait que les minarets des mosquées ne sont les plus seuls à pointer vers le ciel, souvent dominés par des buildings étincelants et gigantesques qui relèguent Manhattan à l'âge de la pierre des immeubles-tours ? En quelques dizaines d'années à peine, les Emirats ont découvert leur corne d'abondance et ont troqué la rudesse d'une vie nomade contre l'atmosphère fraîche et luxueuse des hôtels 5 étoiles, des parcours de golf verdoyants entièrement gagnés sur le désert, des marinas ultra-chic et des complexes commerciaux au long desquels s'alignent les marques les plus prestigieuses : bijoutiers, couturiers, maroquiniers, spécialistes de l'informatique et de la téléphonie,... rivalisent de choix et d'élégance. Cependant, se rendant compte que la manne pétrolière et gazière n'est pas inépuisable, les Emiratis ont commencé depuis quelques années une intelligente diversification. A tel point que le pétrole ne représente plus qu'environ 20 % des rentrées financières de l'Emirat de Dubai, par exemple. Avec toute l'astuce des anciens coureurs de désert, en mêlant intimement leur fortune et le savoir-faire des étrangers, les Emiratis se sont lancés sur la voie du business international et sur la piste du tourisme de luxe. D'un côté comme de l'autre, le pari est largement gagné !

Le choc dubaïote

Dubaï : Or noir et Sable doréDans la plupart des cas, c'est Dubai qui fait figure de porte d'entrée aux Emirats. Soyons clairs : les amateurs d'histoire et les inconditionnels de tourisme culturel peuvent tout de suite passer leur chemin ! A de très rares exceptions près, les Dubaïotes sont essentiellement ancrés dans le présent et tournés vers le futur. Ils ne conservent que peu de traces de leur passé nomade et de leur liens séculaires avec le désert environnant. Par contre, si vous désirez vous offrir un séjour luxueux, si vous êtes amateur de shopping (ici, on ne trouve que des vrais marques et aucune contrefaçon; le tout proposé à des prix défiant toute concurrence européenne ou américaine), si vous êtes mordu de golf et de sports nautiques ou si, tout simplement, vous désirez découvrir ce que permet de réaliser la manne des pétrodollars astucieusement gérée, alors l'Emirat de Dubai a tout pour vous plaire ! Aujourd'hui, Dubai, c'est avant tout le choc des contrastes. Ici, la verdure luxuriante côtoie les sables du désert. Les buildings les plus modernes font de l'ombre aux mosquées traditionnelles. Les mosaïques artistiquement travaillées se mêlent harmonieusement au verre et au béton. L'arrosage continu des jardins publics répond à l'aridité du désert. Les souks traditionnels complètent la gamme des boutiques de luxe. Les mets les plus délicats et les meilleurs crus ne remettent pas en question un Ramadan qui est toujours respecté. Les yachts les plus luxueux et sophistiqués doublent avec un certain mépris les vieux dhows en bois chargés des marchandises les plus hétéroclites. De quelque côté que l'on se tourne, Dubai surprend. Dubai étonne. Dubai interpelle. Dubai envoûte. A l'origine, Dubai profite d'une situation privilégiée. Certes, la cité est cernée par le désert, mais elle possède surtout une intéressante porte ouverte sur le Golfe Persique et donc sur la route des Indes. Jadis, la ville était une halte caravanière spécialisée dans le commerce de l'or. Aujourd'hui, elle est devenue une destination touristique de haut de gamme, un centre d'affaires florissant et un port de commerce prospère, juste en face de l'Iran. D'ailleurs, à côté des gigantesques porte-conteneurs qui mouillent au large, les dhows (embarcations en bois traditionnelles) continuent à sillonner le Golfe Persique, assurant un trafic peu discret entre les deux côtes. Entre les deux pays. Entre ces deux mondes que tout semble opposer (le modernisme dubaïote d'un côté et le respect iranien de la tradition d'autre part), mais qui se retrouvent pourtant autour d'intérêts économiques communs.

De l'or et des épices

Dubaï : Or noir et Sable doréUne visite de Dubai passe immanquablement par les souks traditionnels. Étoffes précieuses, épices odorantes, articles ménagers variés, vêtements traditionnels,... s'entassent pêle-mêle dans des boutiques qui débordent de marchandises. Ce n'est pourtant pas ici que se cachent les plus fortes tentations. Pour cela, il faut mettre le cap sur le fabuleux (et incontournable...) souk de l'or ! De l'or par milliers de carats. De l'or par dizaines de kilos. De l'or sous toutes les formes possibles et imaginables : chaînes, bracelets, bagues, pendentifs,... De l'or, aussi, de toutes les qualités : 18 carats, 24 carats,... Et des tarifs assez compétitifs que pour permettre à chacun(e) de succomber à la tentation. D'autant plus qu'entre le prix attrayant annoncé d'entrée de jeu par le boutiquier et le prix très intéressant réellement payé à la fin de la transaction, le marchandage aura fait son œuvre... Dès lors, pourquoi ne pas faire une petite folie ?.. Après l'agitation des souks, il est agréable de passer à la quiétude - toute relative, il est vrai - de la crique. Le spectacle est aussi superbe qu'étonnant. Dominée par les gratte-ciels qui semblent jouer avec les rares nuages, sillonnée par les navires de commerces, quelques yachts et une multitude de petits dhows qui dansent sur les vagues, la crique est aussi inséparable de Dubai que la fameuse baie l'est de Rio. Tant que vous y êtes, tentez une véritable expérience : embarquez à bord d'un "abra". Une sorte de petit bus flottant (en réalité une barque en bois à fond plat) qui assure la liaison régulière entre les deux rives de la crique. Méfiez-vous : monter sur un "abra" ressemble à vouloir entrer dans le métro à l'heure de pointe. Bousculade assurée ! A ceci près que si l'on rate la marche, on se retrouve à la flotte... Et les habitués ont souvent une méchante tendance à pousser et jouer des coudes...

L'autre face de Dubai

Dubaï : Or noir et Sable doréProfitez encore du fait que vous êtes au bord de la crique pour vous promener sur le vieux port : le royaume des dhows dont les flancs de bois tapent mollement contre les quais. L'ambiance y est fort différente. Un contraste dubaïote de plus... Oublié l'éclat de l'or. Oubliées aussi les façades étincelantes des buildings. Ici, les marins indiens, iraniens, pakistanais, yéménites, irakiens,... vivent penchés sur les moteurs qu'ils rafistolent à longueur d'années et de traversées. Ils marchent courbés, en poussant leurs charrettes lourdement chargées des marchandises les plus invraisemblables : stocks de pneus, pièces de moteur, fûts d'huile,... Ils slaloment à bord de leurs petites camionnettes asiatiques dont les suspensions ont parfois du mal à résister à la charge. De temps à autre, une voiture japonaise s'élève dans les airs avant de s'enfoncer dans la cale obscure d'un bateau : elle passera ainsi discrètement d'une rive du Golfe Persique à l'autre... De temps en temps aussi, les muscles fatigués et le visage marqué, les marins s'accordent une pause : ils se regroupent sur le pont de leur dhow et s'installent tant bien que mal autour d'un petit butane sur lequel chauffe l'eau du thé. Le vieux port, c'est l'autre face de Dubai. Celle où les vieux tee-shirts couverts de cambouis et de sueur ont remplacé les traditionnelles tenues blanches immaculées et les costumes sortis de chez les meilleurs couturiers. Celle où la lutte pour le pain quotidien a remplacé le faste des hôtels étoilés et des palais des sultans.

Plage et étoiles

Dubaï : Or noir et Sable doréAprès cette escapade sur le vieux port, retour au côté rutilant de Dubai ! C'est le moment de filer vers Jumeirah : la plus belle côte de l'Emirat et, probablement, de tout le pays. Une longue plage de sable fin tout juste léchée par des eaux chaudes et bleues à souhait. A quelques minutes des étendues désertiques, voici l'endroit rêvé pour s'adonner sans retenue à toutes les activités nautiques : la voile ou la planche à voile, le jet-ski, le yachting,... Voire même - pour les plus téméraires et fortunés d'entre nous - les courses de bateaux off-shore qui se déroulent régulièrement dans la crique, au pied des buildings. Vous n'appréciez pas les sports nautiques ? Qu'à cela ne tienne ! Voici aussi quelques-uns des plus beaux parcours de golf du monde, dont les greens verdoyants à souhait ont entièrement été gagnés sur le désert. Ils ont pour noms Emirates Golf Club, Dubai Creek Yacht & Golf Club (magnifique parcours en bord de crique et extraordinaire marina) ou Dubai Golf & Racing Club (doublé d'un hippodrome où se déroulent les courses de chevaux les plus richement dotées du monde). Avec le sable pour toile de fond, les clubs de golf dubaïotes offrent aux amateurs des parcours verdoyants et arborés (dont certains illuminés la nuit et donc jouables en nocturne), ainsi que des pièces d'eau pratiquement dignes de Versailles. Le luxe à l'état pur, je vous dis !.. C'est aussi à Jumeirah que se côtoient quelques-uns des plus prestigieux hôtels de la destination et peut-être du monde. Il est quasiment impossible de trouver un établissement en-dessous de 4 à 5 étoiles. Et c'est aussi à proximité de Jumeirah que se dresse le plus haut et le plus étoilé hôtel du monde : le Burdj Al Arab culmine à 321 mètres au-dessus de la mer et affiche... 6 étoiles ! Et même 7 étoiles, affirment certains. Mais est-on encore à une étoile près ?.. Un hôtel dont les suites ont une superficie variant entre 170 et... 780 mètres carrés. Un hôtel qui, du raz des vagues au sommet de la tour, se découvre, se vit, se commente et... se paye au superlatif !..

A l'assaut des dunes !

Dubaï : Or noir et Sable doréMais Dubai, c'est aussi le désert ! Car il ne faut pas s'y tromper : si la ville est hyper-moderne; si elle concentre la quasi totalité des activités économiques, sociales et touristiques de l'Emirat; si les principaux hôtels y sont regroupés et si la verdure y semble omniprésente, il ne faudrait pas oublier que les vastes étendues désertiques recouvrent encore une bonne partie du territoire. Certes, toutes celles et tous ceux qui se sont déjà lancés sur les pistes sahariennes, toutes celles et tous ceux qui ont déjà déposé leurs sacs du côté de Tamanrasset ou qui ont participé à une caravane chamelière en Mauritanie n'y trouveront probablement pas leur compte. Tant il est vrai qu'à Dubai, le désert est comme le reste : quasiment domestiqué et (un peu trop...) aseptisé. Qui plus est, les lumières de la ville et le bitume des autoroutes ne sont jamais bien loin. Même si les chauffeurs de 4x4 s'ingénient à dérouter les voyageurs et à leur faire croire qu'ils se trouvent perdus au milieu des sables arabiques. N'empêche ! Il serait dommage de séjourner ici sans s'enfoncer, ne fût-ce que l'espace d'une journée, dans les dunes. Le temps de s'offrir un amusant safari en 4x4. "Just for fun"... Le temps de savourer un romantique "dune-diner" nocturne, à l'abri d'une authentique tente bédouine. Le temps aussi de s'essayer au ski sur sable : une alternative amusante pour tous ceux qui, comme moi, ont horreur du froid et de la neige. L'idée est simple : il suffit de chausser une sorte de monoski, de s'élancer du sommet d'une haute dune et de se laisser glisser en slalomant. Pas besoin de combinaison ou de "snowboots". Des chaussures légères et un short suffisent. Et si l'on tombe, pas de problème : le sable gratte un peu, mais est agréablement chaud. Et suffisamment convaincant que pour tenter à nouveau l'expérience. Et encore, et encore...

Le plus intéressant - duty-free - du monde

Dubaï : Or noir et Sable doréA l'heure du départ, Dubai joue encore de ses tentations. Et ne vous laissera pas quitter le pays sans vous faire encore acheter l'un ou l'autre article de marque. Jusqu'au pied de votre avion, commerce et business vous entourent. Vous cernent. Et, bien souvent, vous font ouvrir le porte-monnaie et lâcher la carte de crédit... Décrété "plus intéressant duty-free" du monde", le véritable complexe commercial de l'aéroport international de Dubai est votre toute dernière opportunité de vous adonner aux joies du shopping "à la dubaïote". Comme en ville, on ne trouve ici que des véritables marques et une multitude d'articles de luxe : matériel de golf, informatique et téléphonie, bagagerie de marque, montres et bijoux de luxe, maroquinerie de haut de gamme,... Une fois de plus, les prix sont sans concurrence et rares sont les voyageurs qui repartent les mains vides. Cerise sur le gâteau : pourquoi ne pas participer à l'une des tombolas qui sont régulièrement organisées dans le cadre de ce "duty-free" ? Le prix à gagner : une somptueuse berline allemande de (très) haut de gamme ou une pétillante petite sportive italienne. Que l'on viendra déposer gratuitement devant votre porte, où que vous habitiez dans le monde, si vous avez gagné. Avec les meilleurs compliments de l'Emirat de Dubai !

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Lorsqu’il est 12h en France, il est 14h aux Emirats en été et 15h en hiver.

La monnaie nationale est le dirham, subdivisé en 100 fils; 1 dirham = 0,22 euros environ

 

Dubai n’est pas une destination estivale. Durant les mois les plus chauds (juillet et août essentiellement), la température peut atteindre et même dépasser 40°C et la température de la mer peut atteindre 30°C. La meilleure période pour y voyager s’étend de novembre à mai, avec des températures comprises entre 23° et 34°C. En janvier, la température de la mer peut dépasser

20°C.

 

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