Portugal : Escale à Porto

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Philippe Chavanne | 22.04.2005 | 952 visites | 0Favoris |
Philippe Chavanne

Portugal : Escale à PortoUn peu à l’image de ses meilleurs vins, la ville de Porto possède énormément de caractère. Et si, gorgée après gorgée, le vin nous révèle un peu plus de ses arômes et de sa personnalité, la ville, pas après pas, nous dévoile un peu plus ses charmes et ses attraits. Plantée sur les collines abruptes qui bordent le Douro, Porto a une physionomie tout à fait particulière et pour ainsi dire unique. Au bord du fleuve, le très pittoresque quartier de Ribeira reste l’un des plus attachants et, à coup sûr, un formidable point de départ pour partir à la découverte de la ville et de ses habitants… A quand remonte-t-elle exactement ? Personne ne peut l’affirmer avec une précision absolue. Tout ce que l’on sait, c’est que la dénomination « Porto » est fort ancienne et qu’elle fait référence à la vocation à la fois commerciale et maritime de l’endroit. A la double vocation de cette ville qui s’enorgueillit non seulement d’avoir donné son nom au pays - le Portugal -, mais aussi d’être à l’origine du nom d’un vin célèbre : le porto.

Portugal : Une courte page d histoire

Portugal : Escale à PortoInitialement, un comptoir grec est installé à l’emplacement exact de la ville actuelle. Bien plus tard, les Wisigoths, devenus entre-temps maîtres des lieux, transforment cet espace commercial en une puissante forteresse dont les Maures réussissent pourtant à s’emparer. Il faut alors attendre l’an de grâce 1050 avant que Fernando 1er de Castille et Léon reprenne la ville des mains mauresques et lui fasse connaître une longue période de prospérité. Cette époque bénie pour la ville et ses habitants s’étale jusqu’aux 15e et 16e siècles. Ce sont les Espagnols - assez peu délicats, voire même franchement barbares et sanguinaires, dès qu’il s’agissait d’envahir des terres étrangères, s’approprier les richesses locales et asservir voire décimer les populations locales - qui portent le coup de grâce à la cité. Une nouvelle période sombre commence alors… Il faut de nouveau attendre de nombreuses années, jusqu’en 1703 pour être précis, pour que le traité de Methuen entre en application : celui-ci prévoit que le Portugal et l’Angleterre suppriment les droits d’importation respectifs sur le vin de Porto et la laine britannique. Grâce à lui, la cité portugaise, désormais administrativement supplantée par Lisbonne, connaît une nouvelle ère de paix et de prospérité. Parallèlement, la production vinicole connaît, elle aussi, un formidable essor, Grâce à cette activité en plein développement, une toute nouvelle classe sociale commence à émerger : la bourgeoisie qui est alors presque exclusivement… anglophone. La suite est nettement moins réjouissante : en mars 1809, Porto est envahie par les troupes napoléoniennes. La ville a beaucoup de mal à se remettre de sa défaite face au « petit caporal » et est contrainte de faire face, tout au long du 19e siècle, à de nombreuses révoltes populaires. Suivent ensuite la fin de la monarchie, les premiers pas de la république (instaurée dès 1910), puis les deux guerres mondiales. Au milieu des années ’80, les responsables de la cité portugaise prennent enfin conscience qu’il devient urgent d’améliorer les infrastructures locales et la qualité de vie des habitants. D’énormes travaux sont alors entrepris. Des quartiers entiers sont complètement rénovés. Un périphérique est créé afin d’assurer le contournement du centre-ville… Malgré tous ces travaux, malgré son développement et sa modernité, la Porto du 21e siècle n’a heureusement rien oublié de son passé. N’a rien perdu de son allure. N’a jamais sacrifié sa personnalité. N’a jamais travesti ses charmes et ses attraits…

Portugal :Le doux balancement des « barcos rabelos

Portugal : Escale à PortoLe centre de Porto est un incroyable labyrinthe de rues et de ruelles, de venelles et de passages, qui se dirigent, parfois par des chemins bien tortueux, vers la rivière. Tout en bas, pratiquement au bout de leur course vers le Douro, ils déboulent dans « Cais da Ribeira » : un quartier populaire de pêcheurs, extraordinairement attachant, qui déborde de couleurs, d’animation, de bruit, de parfums et - en un mot - de charme. Ici, les habitants du cru et les touristes de passage se côtoient sans heurts, profitant tous ensemble d’un sublime panorama sur le Douro et, de l’autre côté de l’eau, sur Vila Nova de Gaia où se sont installées des dizaines et des dizaines de caves de porto. Amarrées sur les deux rives de la rivière, les traditionnelles « barcos rabelos » se balancent mollement le long des berges. Ces jolis bateaux à voile qui, semble-t-il, figurent parmi les plus anciens d’Europe, transportaient jadis les tonneaux de vin. Ils ont été ainsi utilisés jusque dans le courant de la deuxième moitié des années ‘50. Supplantés par le rail et la route, ils ne sont plus désormais qu’une magnifique image emblématique de la ville. Une jolie curiosité touristique de plus au sein d’une cité qui possède pourtant déjà énormément de centres d’intérêt historiques, architecturaux, culturels ou humains.

Portugal : Balade dans Ribeira

Portugal : Escale à PortoLe point de départ idéal pour une découverte du pittoresque quartier de Ribeira est certainement la « Praça de Ribeira ». D’ici, on aperçoit déjà les arcades des anciennes murailles de la ville, aujourd’hui occupées par des boutiques et par quelques cafés qui font le ravissement des visiteurs de passage. Il est vraiment agréable de s’y installer, bien à l’aise, le temps de déguster un café ou… un verre de vin local. D’ici aussi, on devine déjà la « Casa do Infante » (dans la « Rua da Alfândega ») où habita l’un des plus illustres enfants de la ville : Henri le Navigateur. Du haut de son socle planté au milieu de la place, la statue de cet explorateur contemple l’église baroque de Sao Francisco : incontestablement l’une des plus belles de tout le pays. La technique utilisée pour sa décoration - le « talba dourada » qui est l’art de la dorure des sculptures sur bois - était très en vogue dans la première moitié du 17e siècle. Dans ce cas-ci cependant, elle semble avoir été poussée à l’extrême. Peut-être à l’instigation du clergé de l’époque qui estimait que cette forme d’expression était idéale pour… impressionner les fidèles et rehausser le prestige des cérémonies et de l’Eglise !.. Pas très loin de là, se dresse le « Palacio da Bolsa ». Autrement dit : la Bourse. Un bâtiment un peu pompeux dont la façade néoclassique date du 19e siècle. Ce n’est cependant pas elle qui est la plus intéressante. Par contre, les salles intérieures sont de véritables petits bijoux. La plus splendide est la « Salao Arabe » (la Salle maure) qui nécessita pas moins de… 18 ans de travaux. Elle a été aménagée sur le modèle de l’Alhambra de Grenade : les dorures, les arabesques, les versets du Coran,… se côtoient en une décoration époustouflante. Tout à côté de la Bourse, l’ « Instituto do Vinho do Porto » contrôle inlassablement la qualité des vins locaux. Ici, une petite parenthèse - bien arrosée - s’impose…

portugal : Un doigt de porto

Portugal : Escale à PortoL’histoire du porto remonte vraisemblablement à la deuxième moitié du 17e siècle. A cette époque, des marchands entreprirent de commercialiser les vins du Douro à travers toute l’Europe. Fameux pied de nez au chauvinisme des Portugais, mais aussi petit clin d’œil de l’histoire : ces entreprenants marchands étaient de nationalité… anglaise ! A l’époque, le vin n’était pas élevé à Porto mais juste à côté, à Vila Nova de Gaia. Plusieurs raisons pertinentes justifiaient alors ce choix : un climat plus frais qu’à Porto, une situation géographique parfaite à l’embouchure du Douro et… l’absence de taxes alors que le clergé installé à Porto n’hésitait pas à réclamer et percevoir de lourdes dîmes. Partant peut-être du principe bien établi qui veut que charité bien ordonnée… Aujourd’hui, les vins de Porto ont fait leur chemin non seulement dans le pays, mais aussi dans l’Europe entière et même une bonne partie de la planète. La région du Douro a été la première au monde à recevoir une AOC (Appellation d’Origine Contrôlée). Les plus grandes marques - par leur matraquage publicitaire si ce n’est par la qualité de leurs produits - sont bien ancrées dans nos esprits : Borges, Sandeman, Graham,… Tous ces producteurs ouvrent largement leurs portes au public, n’hésitant pas à faire visiter leurs caves et à faire déguster leurs productions. Petit coup de cœur, cependant, pour un autre viticulteur local : Ramos Pinto. Assurément l’un des grands noms des vins de Porto. La société existe depuis 1880 et conserve l’esprit de son fondateur qui était à la fois un homme d’entreprise mais aussi un grand amateur de vin et d’art. Dès le début de son activité, il a tenu à privilégier la qualité par rapport à la quantité. Pari gagnant puisque, malgré une différence de prix assez nette par rapport à ses principaux concurrents, la maison Ramos Pinto a rapidement conquis plus de la moitié du marché sud-américain et même… la Cour du Portugal, au temps où le pays était encore un royaume. Actuellement, cette maison veut fort légitimement se situer plusieurs crans au-dessus de certaines autres marques pourtant plus connues, plus agressives au niveau publicitaire et bien présentes dans les rayons des grandes surfaces. La société Ramos Pinto ne joue pas dans la même catégorie et n’y tient d’ailleurs pas : aujourd’hui comme hier, elle privilégie le savoir-faire, la passion du produit bien fait et la qualité. Une qualité qui se paye, certes, mais surtout une qualité qui se constate dès la première gorgée…

Portugal : Une goutte de porto plusieurs gouttes

Portugal : Escale à PortoOn ne le sait que trop rarement, mais le porto est probablement l’un des vins les plus exigeants qui puissent exister. Comme l’affirme le propriétaire actuel de la maison Ramos Pinto, « …une goutte de porto équivaut à plusieurs gouttes de sueur… ». Après que les grains de raisin aient mûri sous le chaud soleil de l’été (la température peut parfois dépasser 40°C), les vendanges s’étalent sur les mois de septembre et octobre. Dans la région, c’est l’une des périodes les plus importantes de l’année. Les vendangeurs commencent traditionnellement par le bas de la vallée et remontent ensuite, lentement, péniblement parfois, vers le haut des coteaux. Le travail est harassant. Epuisant. Il casse les reins. Il scie les jambes. Les vendangeurs rassemblent les grappes dans des petits paniers qu’ils déversent ensuite dans des grandes hottes qui peuvent contenir plus de 70 kilos de raisin. Des porteurs acheminent ensuite ces lourdes hottes vers les presses de la « quinta » (la maison de viticulteur). Commence alors le foulage qui dure près de 3 semaines. Le jus est ensuite versé dans les « pipas » (des grands tonneaux en bois) d’une capacité de 550 litres. Quelques jours plus tard, alors que la fermentation a déjà commencé dans les fûts, de l’eau-de-vie est ajoutée au jus de raisin. C’est cette opération qui, pour une bonne part, contribue à donner au porto son goût si caractéristique, mais aussi sa teneur en alcool assez élevée (sans jamais dépasser 20°, toutefois. Ce qui n’est déjà pas si mal…). Après une période de maturation qui dure de 2 à… 40 ans ( !), le vin est prêt à être embouteillé, commercialisé et… dégusté. A votre santé !

Portugal : Retour à Porto

Portugal : Escale à PortoAprès ce gouleyant petit crochet, le moment est venu de retraverser le fleuve et de remettre le cap sur Porto pour une incroyable farandole de monuments et d’édifices plus impressionnants ou plus attachants les uns que les autres. A commencer par la fabuleuse cathédrale du 12e siècle dont le style particulièrement éclectique - qui donne une première impression de totale anarchie - s’explique par ses nombreuses transformations ou reconstructions. Ne surtout pas négliger la « Rua V. Hugo » qui passe pour être la plus ancienne artère de la ville et qui débouche sur de vieilles ruelles décrépites mais pleines d’atmosphère. Ici, les petits ateliers où règne un délicieux désordre, les cordes à linge où la lessive se balance au gré du vent, les magasins aux étalages surchargés et colorés,… forment une pittoresque toile de fond à l’animation de ce quartier attachant et savoureux, mais qui est cependant à éviter dès que le soir tombe. Un peu plus loin, la « Praça da Liberdade » marque le cœur de la ville haute. Elle est dominée par le « Torre dos Clérigos » : un clocher baroque de 75 m de haut qui servit longtemps de phare pour les navires rentrant au port. Dans le prolongement de la place, l’ « Avenida dos Aliados » étend ses banques et ses immeubles de bureau jusqu’à l’Hôtel de Ville flanqué d’un beffroi d’origine… flamande ! Sur la « Praça de Gomes Teixeira » - une splendide esplanade ombragée par des palmiers - se dressent deux églises des Carmes (« Igreja do Carmo » et « Igreja dos Carelitas ») qui jouxtent l’ « Hospital de Santo Antonio » et l’université. Ouf ! Après cette longue promenade, étincelante mais épuisante, le moment est venu de souffler un peu. Le temps de repérer une terrasse sympathique et accueillante et de commander un rafraîchissement…

Portugal : Carnet d adresses gourmandes

Portugal : Escale à PortoPremière adresse à recommander : l’incontournable Café d’Ouro. Inévitable si l’on aime prendre un verre dans une ambiance animée, au milieu d’étudiants portugais qui, à l’image de tous les étudiants du monde, aiment refaire bruyamment le monde entre deux verres… Nettement plus cosy, voici le Café Majestic blotti entre les nombreux magasins de la « Rua Santa Catarina », l’une des artères les plus commerçantes de la ville. L’endroit est charmant. L’intérieur du plus pur style Art Nouveau enchante autant que le service aimable et soigné. Et si vous avez un petit creux, sachez que l’on y mange fort bien pour des prix qui savent rester sages. Voilà en tout cas l’occasion idéale pour tester la gastronomie locale : le « Cozido à Portuguesa » (un plat traditionnel essentiellement composé de viande de bœuf et de légumes), les « Tripas a moda do Porto » (une sorte de boudin préparé « comme à Porto ») ou le « Bacalhau cozido » (de la morue séchée cuite au four). Quelques autres bonnes tables ? La Casa Filha Mae Preta propose non seulement une excellente cuisine, mais aussi une superbe vue et… des prix encore raisonnables. Quant au Pub O’Muro, il sert de délicieuses bouchées de poisson dans l’ambiance si sympathique du port. Les amateurs de fado (qui n’est cependant pas typique de Porto) se dirigeront plutôt vers le Restaurante Mal Cozinhado. Et si, après les agapes, vous voulez dénicher un petit coin tranquille et sympa pour digérer à l’aise, dirigez-vous vers le « Jardim de Joao Chagas », pas très loin du Café d’Ouro : c’est ici que les habitants de Porto se donnent rendez-vous pour de très belles parties d’échecs. Les fous du skate et les accros de la sono « à fond la caisse » n’ont heureusement pas droit de cité dans cette petite oasis de quiétude. On vient plutôt au « Jardim de Joao Chagas » pour se promener, bouquiner, se détendre, trouver un partenaire pour une partie d’échecs ou… flirter un peu à l’écart de l’agitation et du bruit de la ville.

Portugal : Le rendez-vous des « Tripeiros »

Portugal : Escale à PortoAvant de quitter Porto et de filer vers d’autres horizons, il faut absolument faire un autre détour par le « Mercado de Bolhao » : « le » marché de la ville ! Même si l’on ne doit rien acheter, il faut venir s’y promener. Pour l’ambiance. Pour les couleurs. Pour les parfums. Et pour s’imprégner d’un certain art de vivre qui fait la part belle à la rencontre et à la conversation. La vaste cour intérieure abrite une longue série d’étals qui débordent de produits et de marchandises hétéroclites : les fruits et les légumes, les articles d’électroménager, les animaux de compagnie, les épices méridionales qui s’entassent en un fabuleux patchwork coloré,… Sans oublier - pour ceux qui aiment ça, en tout cas… - les tripes : un mets local particulièrement prisé qui possède son histoire. En 1415, la flotte portugaise mit le cap sur Ceuta (de l’autre côté de laMéditerranée) dans le but de la conquérir. Pour approvisionner les navires remplis de soldats, les paysans de la région durent abattre tout leur bétail. Ils ne purent conserver que les tripes. Depuis lors, les préparations à base de tripes sont très appréciées à Porto. Depuis lors aussi, les habitants de la ville sont affublés du surnom - pas très flatteur, il est vrai - de « Tripeiros ». Il ne faut cependant pas s’arrêter à ce surnom. Au contraire, il ne faut jamais hésiter à aller au-devant des habitants de Porto. Pour qu’ils vous parlent de leur ville. De leur histoire. Et de leur mode de vie déjà si particulier. Pour qu’ils évoquent le vin et le fleuve. Pour le simple plaisir de la rencontre et de la conversation, tout simplement…

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- Office du Tourisme :

Boulevard Haussmann 135, 75008 Paris

Tél : 01 56 88 30 80 - Fax : 01 56 88 30 89

Minitel : 3615 Portugal

 

- Téléphone :

Pour téléphoner au Portugal, former le préfixe 00-351

L’indicatif de Porto est : 2

 

- La meilleure période :

Porto est une ville où le climat est agréable quasiment toute l’année. La proximité de l’océan et l’influence des vents du nord-ouest engendrent des hivers doux et des étés frais (entre 12° et 25°C selon les saisons, en moyenne). Juillet et août sont les mois les plus chauds : un bémol toutefois : le soleil généreux attire une masse de touristes. Il faut donc préférer les mois de septembre ou octobre (les journées commencent cependant à raccourcir), ou les mois de mai et juin.

 

- L’hôtellerie :

Porto dispose d’un assez vaste choix d’hôtels, essentiellement des 4 étoiles tout à fait corrects. Petit coup de cœur, dans le haut de gamme, pour le luxueux 5 étoiles « Infante Sagres » idéalement situé dans le Vieux Porto.
Les amateurs de « poussadas » seront probablement un peu déçus. Pour trouver se genre d’hébergement, il vaut mieux se diriger vers l’extérieur de la ville et pousser vers  Guimaraes, à environ 50 km de Porto

 

- Un tuyau :

Pour visiter Porto, mieux vaut laisser sa voiture au garage de l’hôtel et utiliser les transports en commun, nombreux, faciles et démocratiques. La circulation dans la ville n’a malheureusement rien à envier à celles de nos cités.

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