Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...

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Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...

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Emilie Maj | 27.04.2006 | 3145 visites | 0Favoris |
Emilie Maj

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...Au village, ils sont reconnaissables entre tous : le visage d’un beau brun sombre, presque noir, les yeux plissés dissimulés derrière les lunettes opaques, dans lesquelles se reflètent des montagnes enneigées, quelques maisons et les bois longs et tortueux de leurs animaux… A leur arrivée, des bruits de moteur et le tintement de clochettes se sont mis à retentir de toutes parts dans la brume matinale où se diffuse la lumière d’un soleil qui se cache on ne sait où, assez bas derrière l’horizon. Sa lumière bienfaisante éclaire déjà les toits blancs, les rues glacées et les quelques vaches qui s’aventurent à une promenade printanière, grignotant nonchalamment quelques brins d’herbe cachés sous la neige. C’est jour de fête à Sakkyryr, petit village de l’arctique sibérien, au nord de la Iakoutie. Les éleveurs sont arrivés la veille en cortège de moto-neige et de traîneaux a rennes. Chacun a emmené ses meilleurs coureurs, qu’il a entraînés des semaines durant, choisissant les plus résistants, ceux dont l’endurance est à toute épreuve. Chacun espère remporter les courses, même si le favori est connu de tous et le sort déjà décidé… Je suis arrivée en avion, comme la première fois (1), sans savoir chez qui j’habiterai. Mais, depuis les six ans que je me rends au village, les amis y sont nombreux. Dans l’avion, Iana s’assied auprès de moi. Nous n’avons pas encore décollé. Chaque passager du petit avion de la Compagnie des Lignes Aériennes Polaires a porté ses bagages à l’arrière de l’appareil. Une multitude de sacs chinois, de couleurs et de tailles diverses, se sont progressivement empilés, débordant de la porte et s’entassant ensuite sur les premiers sièges à trente centimètres de ma tête. Soudain, une voix retentit : “J’ai oublié un sac dans la salle d’attente”. La voix du responsable répond : “Nous ne pouvons rien faire pour vous. Vous n’aviez qu’à prendre davantage soin de vos affaires”. Iana se porte aussitôt au secours de la jeune femme, s’insurge, hausse le ton, exige que le personnel fasse quelque chose, évoque le prix exagérément élevé du billet et la mauvaise qualité du service. Elle se lève, se fait l’interprète de tous. Finalement le jeune homme prend son talkie-walkie et demande au personnel de l’aéroport de mettre de côté le gros sac chinois afin que celui-ci puisse être récupéré par des parents de la jeune femme. Une fois le billet payé par les passagers, la compagnie aérienne a peu le souci d’être aimable. Les gens de Sakkyryr ne sont pas utiles à la société... Leur petit village du nord est bien loin et, aux alentours, ce ne sont ni les rennes, ni les moutons des neiges, ni les quelques chevaux polaires (2) et les rares hommes aux yeux brillants qui exprimeront des réclamations. A quoi bon se donner le mal de bien traiter ces gens, déjà habitués à tout supporter, le froid, l’inconfort et la brusquerie ? Iana se rassied à côté de moi, “ Semen m’a demandé de m’occuper de toi. Tu vas habiter chez nous. Tu dormiras dans la chambre d’enfant. Ca te va ?”. L’avion se met en marche. Une forte odeur de moteur se dégage et une douce fumée passe par-dessous les hublots. Je détourne la tête. Un employé a jeté un filet vert sur le monticule de sacs et de cartons devant moi, espérant que cela l’empêche de s’effondrer… Je m’enfonce dans mon siège, que j’ai renoncé à relever. Pas de bouton sur l’accoudoir. Bientôt Sakkyryr, le sourire de mes amis, les soupes de viande de renne et les thés au lait…

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...A onze heures les éleveurs ont commencé à se rassembler près du centre culturel. Innokenti Amossov, que je ne parviens à appeler que par son surnom, Beles, l’homme-qui-sourit, s’est habillé pour l’occasion en costume traditionnel évène, un beau manteau en peau de renne, orné de motifs dont tous les gens d’ici ont oublié la signification. Souriant comme de coutume, il me tend des petits bouts de papiers : “Peux tu m’aider à faire des rouleaux ?” Il est pressé. Ici, le rythme de vie a des changements brusques auxquels il faut s’habituer : une attente interminable est généralement suivie de moments d’agitation où tout doit être fait dans l’instant. Je ne planifie plus mes séjours depuis longtemps : les plans irréalisables sont généralement remplacés une improvisation réussie ! Rapidement, les bouts de papiers se trouvent dans la pochette en plastique de Beles, qui fait tirer au sort aux participants leur numéro de départ. L’un d’eux, Sacha, s’approche de moi et me salue : “ J’ai le dernier numéro. C'est mauvais de partir en dernier : les rennes seront fatigués par l’attente…” Mais déjà le cortège se met en place. Iana et moi entrons dans une voiture qui nous conduit jusqu’au lieu de la fête, aux abords de Sakkyryr, où arriveront bientôt les éleveurs. Je tente de réchauffer l’appareil photo et le dictaphone qui ne me quittent jamais. La musique iakoute réchauffe la jeep russe. Les sensations retrouvées des autres séjours me donnent un sourire intérieur qui m’accompagne durant tout le chemin.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...La mère de Iana est médecin au petit hôpital de Sakkyryr. Quelques membres de sa famille nomadisent encore le long des rivières de la région évèno-bytantaï. La soeur aînée, âgée de 70 ans a du mal à se déplacer : “C est plus pratique pour moi d’être sur le campement, dans la nature que d’être dans le village où on est obligé de bouger fréquemment pour aller au magasin, rendre visite aux voisins... Là où nous habitons, à une centaine de kilomètres de Sakkyryr, nous nous déplaçons en traîneau avec nos rennes.” Elle s’occupe des papiers administratifs, pendant que son mari M.Kolesov, poète à son heure, chasse et pêche. Le campement de leur fils Sacha se trouve non loin du leur. Il a créé une obschtshina, une “communauté familiale”. Les Evènes et d’autres peuples de Sibérie éleveurs de rennes, ont obtenu le droit de créer des entreprises de ce type à la chute de l’URSS. Mais c’est difficile et dans la région de Sakkyryr les éleveurs de rennes mangent leurs rennes sans arriver à en obtenir de bénéfices. Lisa veut les prévenir : “Je leur dis : faites des études pendant qu’il n est pas trop tard. Les temps changent : s’il arrive quelque chose à vos rennes, vous resterez sans rien.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête.... L’époque est révolue où les Evènes pouvaient espérer uniquement en leurs rennes !” Mais Sacha continue d’élever son petit troupeau, seul. Sauf en été et durant les vacances, où ses enfants et sa femme le rejoignent. Lorsqu’il trouve le temps, il s’efforce de familiariser les petits rennes en les manipulant. “Il faut le faire, dans l’idéal, mais ce n’est pas toujours possible car je manque de temps”. Les prédateurs sont nombreux dans la région : en hiver il faut se méfier des loups et en été craindre l’ours. L’éleveur de rennes, à la différence de celui qui s’occupe des chevaux, ne connaît pas de répit. Qu’il neige, qu’il pleuve ou qu’il vente, il doit suivre le troupeau, rassembler les bêtes et partir a la recherche des animaux égarés qui peuvent d’un instant à l’autre retourner à l’état sauvage. Les rennes sauvages kyyl taba sont redoutés : “ Dans la région, explique Sacha, les rennes sauvages passent rarement. Mais si cela arrive il faut les chasser et prendre garde à ce qu’ils n’emportent pas avec eux tout le troupeau de rennes domestiques. Sacha ne gagnera peut-être pas les courses, mais ce sera pour lui l’occasion de prendre des nouvelles des autres éleveurs du village et de revoir les personnes de sa famille.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...La fête est déjà bien entamée. Les discours, les danses, la musique et les différentes courses se succèdent. Les éleveurs de deux régions voisines sont venus se mesurer à ceux de Sakkyryr, ceux de Kobiaï et de Bulun. Ils ont mis une semaine entière pour arriver au village avec leurs traîneaux à rennes. La famille Bourtsev n’a pas vu ses cousins depuis 18 ans. Cette année, ils ont décidé de participer, avec leur fils de treize ans et leur petite fille. Celle-ci, âgée de cinq ans, a supporté tout le voyage, jusqu’au sixième jour, où elle a poussé un premier “maman, c’est quand qu’on arrive ?”. Raïa, avec un sourire complice, me confie : “Toutes les deux heures nous lui disions que nous arrivions bientôt !”La famille n’est pas venue pour rien. Le fils a remporté aujourd’hui les courses “enfants”. Tous les éleveurs se réservent pour le Grand Prix, la course de longue distance. Quinze kilomètres en traîneau qui désigneront les rennes les plus forts et le meilleur meneur. Lisa, en médecin passionnée et fervent défenseur des droits des éleveurs de rennes, me souffle le soir de la course : “Ici, il existe un poste pour un médecin itinérant qui va de campement en campement pour vérifier la santé des éleveurs, faire les vaccins et intervenir en cas d urgence… Mais on ne donne ce travail à personne. Je poserais bien ma candidature. L’année dernière je me suis adressée à l’administration qui m’a conseillé d’adresser ma demande au député. Mais le député m’a renvoyée à la municipalité qui reste chargée de ces affaires. Comment faire si chacun se renvoie la balle ?” Et pendant ce temps, les éleveurs de la région, dispersés dans les vallées, restent sans médecin. Cette année, la région fête les 75 ans de sa création et le sovkhoze Lénine, transformé en entreprise gouvernementale ses 45 ans. Plusieurs députés sont venus de la capitale. Lisa n’attend que la fin des festivités pour leur reposer la question.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...Juin 2004. J’ai passé dix jours sur le campement. Gricha (3), oncle de Semen, m’a aidée à me rendre sur le campement des éleveurs du “troupeau N2” de l’entreprise Lénine. On m’avait dit qu’il n y avait que des hommes à cet endroit et j’avais demandé a Gricha comment faire. Mais Gricha est formidable de gentillesse et a toujours la solution et nous avions emmené, pour que je ne me trouve pas seule, sa fille Macha et sa nièce Doussia : c’était pour elles l’occasion d’aller pour la première fois sur un campement d’éleveurs de rennes. Deux jours à cheval à travers les montagnes, sur les lits pierreux des rivières, au-delà des marécages, des trois lacs et des forêts de lichen. Le troupeau N2 nomadise entre Djaïbalaax à trente kilomètres de Sakkyryr et les montagnes de Jigansk, à plus de trois cents kilomètres. Ces éleveurs sont si inaccessibles durant la majeure partie de l’année. Mais les jeunes, lorsqu’ils finissent l’école, partent à cheval rejoindre Djoloone. Là, vivent la famille de Krokousse et des hommes : onze hommes célibataires sans autre destin que de rester seuls. Dans la nature, la période durant laquelle ils sont proches du village et pourraient prendre des vacances est encore bien froide et ils préfèrent cumuler leurs congés sur deux ou trois ans pour prendre quelques mois de congés d’affilée et aller voir des cousins dans d’autres régions et a un moment plus clément de l’année. Les quelques hommes, dans d’autres troupeaux, ont la chance d’être mariés. En été, une tchoumerabotsnitsa, “travailleuse de tchoume” est employée pour confectionner des gants, des chaussettes en toile et préparer les repas aux éleveurs qui travaillent douze heures de suite, nuits et jour durant cette période critique de l’année où les rennes ont des envies de fugue et les ours une faim de…loup. Durant les dix jours de mon séjour, il a neigé, les hommes ont sauvé les rennes des griffes d’un ours, les onze chevaux ont été capturés après des mois de liberté totale dans les vallées de Djoloone. Mais le huitième jour, la petite fille de huit ans de Antchik, la travailleuse de tchoume, a voulu attraper le sac de sucre qui se trouvait derrière le poêle. Par mégarde, elle a mis le pied dans une casserole d’eau bouillante, posée à côté du poêle. Un cri a retenti mais trop tard. La petite, courageuse, a passé deux jours à attendre les secours. Le radio-émetteur marchant mal, un des hommes est parti en urgence, faisant en une journée le chemin que nous avions parcouru en deux jours. J’ai vu la petite fille cette année 2006 à l’occasion de la fête. “Et comment va ton pied ?, lui ai-je demandé”. Cette mésaventure n est plus qu’un mauvais souvenir. On en voit d’autres à Sakkyryr…

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...Dimanche 2 avril. Voici venu le moment de la course principale, dont le prix, une moto-neige, est convoité par tous les éleveurs. Le favori est tout désigné : Alekseï Markov, Aliocha… Mais chacun espère tout de même gagner. Le village se rassemble autour de la ligne de départ. Les traîneaux sont près et Beles, un grand sourire aux lèvres qui ne le quitte pas, même durant les moments d’angoisse, annonce le départ. Les traîneaux s’élancent. Parmi les derniers partants c’est la débandade. Certains rennes, effrayés ou fatigués, partent à droite et à gauche. Des “Oo dje…!”, retentissent tout autour.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...Certains éleveurs parviennent à rectifier la trajectoire de leur équipage. Mais d’autres tournent durant une minute, puis renoncent, dans l’amère déception de ne pas même participer à la grande course. Puis, plus rien. L’attente, les discussions avec les voisins. Finalement la foule se rassemble près de la ligne d’arrivée. Un traîneau pointe à l’horizon et cette vision est le début d’un moment de tension. On ne distingue rien à cette distance. Autour de moi les discussions s’animent : “C’est Markov !”, disent les uns. D’autres crient d’autres noms. Mais celui-ci revient souvent. Aliocha travaille dans le troupeau N° 2 depuis quelques années. Tout le monde l’appelle par son nom de famille, Markov. C’est un gars de Bulun. Apres son service militaire, il a décidé de partir travailler dans la région de Sakkyryr, car les rennes y sont plus nombreux qu’à Bulun. Les deux années passées, c’est lui qui a remporté le grand prix.

Siberie : Arctique sibérien 2006 : quand les éleveurs font la fête...Le traîneau approche sans que personne n’arrive à se mettre d’accord sur l’identité de son auteur. Mais à l’arrivée, la foule applaudit le grand vainqueur, inégalé depuis trois ans, Alekseï Markov. Cet hiver, Aliocha a failli être totalement enseveli sous une avalanche. Botchokh, brigadier et oncle de Semen, me raconte : “Aliocha est jeune, très leste et expérimenté. Lorsque la neige est arrivée dans sa direction, il est resté droit. L’essentiel est de ne pas se coucher. Seule sa tête dépassait de la neige et nous avons pu le tirer d affaire.” Alekseï Markov, du haut de ses 28 ans, reste calme et peu loquace. Mais qui sait si, l’année prochaine, ce n’est pas encore lui qui remportera la course… La vie n’est pas faite que de hasards et il faut espérer qu’il y ait une justice en ce pays de pierres et de glaces où l’intensité du froid des montagnes est égale à la chaleur de l’accueil de leurs habitants. - Merci à Semen et à sa famille ainsi qu’à Gricha pour leur amitié constante, à Iana et Lisa pour leur gentillesse et leur hospitalité, à Beles pour sa compréhension et le temps qu’il a accordée à mon travail. En cadeau aux éleveurs du troupeau N2 en souvenir de leur accueil en 2004. Avec tous mes souhaits de santé et de joie. (1) voir article sur le même village Lettre à un Evène, dans la section Recit (2) voir article sur le petit cheval iakoute dans la section Reportage (3) voir plus bas

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Se rendre au pays des rennes

Il est difficile, mais pas impossible d’organiser un voyage en Iakoutie. Les plus courageux pourront tenter un voyage “à la routarde”. Après avoir obtenu un visa auprès de l’ambassade de Russie (renseignements sur le site http://www.france.mid.ru), il prendra son billet d’avion pour Moscou.

Le billet coûte en fonction des horaires et des jours entre 280 et 700 euros avec une moyenne de 400). On a le choix ensuite entre l’achat du billet Moscou-Iakoutsk à l’agence Aeroflot (un avion Aeroflot seulement à ma connaissance en partance pour Iakoutsk) à Paris ou acheter le billet plus facilement une fois à Moscou, à l’aéroport ou dans le métro ou des billets pour d’autres agences (Sakha avia, Sibir’, Yakutia). Il faut savoir que les billets pour Iakoutsk sont de plus en plus chers et vont de 700 à 2000 euros pour un aller-retour. On peut trouver des billets moins chers avec une escale à Novisibirsk ou Krasnoiarsk. Pour ceux qui craignent les six heures de vol, l’unique alternative sera le train. Six jours jusqu’à Tommot par le BAM (Train Baikal-Amour) puis une dizaine d’heures de taxi sur des routes difficiles hors période de gel (octobre) et de dégel (fin avril-début mai). Se rendre ensuite à Sakkyryr sera affaire plus délicate. De Iakoutsk, la capitale, un avion fait un aller-retour le mardi (actuellement l’aller-retour environne les 400 euros) mais obtenir un billet n’est pas évident car, durant certaines périodes, les villageois eux-mêmes ne parviennent pas a en acheter. Il y a un petit hôtel à Sakkyryr, où il est possible de loger. Evidemment le tourisme n’est pas organisé dans la région et sortir du village seul sera risqué. La fête des éleveurs de rennes dure deux jours et se déroule fin mars ou début avril. La date n’est jamais certaine car elle dépend de l’arrivée des délégations qui, elle-même, est fonction de l’état des routes, de l’approvisionnement en carburant et de beaucoup d autres critères. Cette année, la date a été repoussée d’abord d’une semaine, puis de deux jours…

Si un voyagiste français a le courage de proposer, depuis plus de dix ans, plusieurs séjours en Sibérie, dont certains en Iakoutie. Contacter Philippe Clermont à l’agence Taïga-Toundra, 01 42 46 46 36

 

Pour en savoir plus :

 

(3) A paraître: Maj Emilie, Gricha, éleveur de chevaux polaires, in Cheval Magazine, juin 2006 (article sur Grégori, oncle de Semen, qui élève des chevaux à

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