
Australie
AUSTRALIE: Le « Red Center », terre de légendes et d’aventure
Le « Red Center » est la terre ancestrale des aborigènes, région désertique mais au combien vivante et fascinante. Le meilleur moyen de visiter ce bout de terre rouge isolé de tout est d’opter pour un circuit organisé. Il en existe de tous les styles du sac à dos aux plus luxueux. En ce qui me concerne ce sera un safari pour « Backpacker », c’est à dire jeune, pas cher mais à la bonne ambiance garantie !!!
Ce safari m’a entraîné sur les traces des aborigènes dans des parcs nationaux empreints de légendes. Ou comment l’homme n’a jamais été aussi proche du ciel, de la terre et de la nature…
Départ de l’aventure…
Alice Spring est une petite ville d’environ 20 000 habitants totalement perdue dans le désert. Son aéroport déverse à longueur d’année son flot de touristes, tous venus chercher aventure et dépaysement. Il est en effet fortement conseillé de venir par les airs (1h30 d’avion au départ de Sydney). Les routards apprécieront le gain de temps pour un billet d’avion raisonnable.
Alice Spring est le centre de départ ou d’arrivée de tous les tours organisés dans le Red Center. Sa rue principale, Todd Street comprend de nombreux hôtels et auberges de jeunesse. Elle se termine par l’Anzac Hill, colline qui permet d’avoir une belle vue de la ville et de ses environs. Sorti de cela, Alice Spring n’est pas un lieu où l’on séjourne bien longtemps. A la tombée de la nuit les rues sont peu sûres et les activités rares.
Sur la route des parcs…
Dans le désert australien, le paysage peut sembler rapidement monotone : alternance de terre orangée, d’arbres desséchés, de pistes écrasées par la canicule et de dunes de sable rouge. Les distances entre les sites intéressants sont démesurées et la chaleur est suffocante quelle que soit la période dans l’année. Pas âme qui vive à l’horizon, bienvenue dans le désert…
Heureusement, le parcours est ponctué de pauses et les observateurs se rendront compte que le désert est loin d’être sans vie. On croise des dromadaires sauvages, oui oui… Ils ont été introduits en australie par les colons au XIXème siècle. De magnifiques perroquets roses appelés galahs se massent par dizaines sur les arbres, par contre les majestueux mulgas, verts et jaunes vont par paires. Il n’est pas rare de voir planer l’ombre immense d’un aigle sur la terre ocre, peut être un wedge tailed eagle ?
A la nuit tombée, bien au chaud dans son swag (sac de couchage adapté au bush) on peut apercevoir des dingos, wallabies et des serpents de toutes sortes.
ULURU-KATA TJUTA National Park
Ce parc comprend deux sites exceptionnels, Uluru et Kata Tjuta. Tous deux sont des lieux sacrés pour la communauté aborigène et des guides locaux se feront une joie de vous faire plonger dans leur coutumes et légendes.
Uluru ou encore Ayers Rock est le plus grand monolithe de la planète. Des photos de cet endroit ont fait le tour du monde et c’est vrai qu’avec une hauteur de 350 mètres et une circonférence de 10 kilomètres il impose le silence quand au détour d’une piste on l’aperçoit au loin pour la première fois. C’est au lever et au coucher de soleil qu’il est le plus admiré. En effet, il change de couleur et passe d’un gris un peu terne à un orange foncé puis du pourpre au rouge flamboyant.
Les curieux peuvent s’aventurer autour et découvrir des formations mystérieuses toujours empreintes d’une histoire et des peintures aborigènes. Les plus anciennes ont au moins 1000 ans, les plus récentes remontent aux cent dernières années.
Pour des raisons culturelles et religieuses les aborigènes ne souhaitent pas qu’on l’escalade, c’est également dangereux à cause du vent et de la chaleur. Mais ils n’en empêchent tout de même pas l’accès aux intrépides.
A tout juste 40 km de là, Kata Tjuta fait face à Uluru avec ses 36 dômes séparés par des vallées profondes. Le plus haut est le mont Olga qui culmine à 546 mètres. Cet ensemble de 35 km2 et de 24 km de circonférence aurait été un monolithe dont l’érosion à fait apparaître au cours du temps les dômes.
Les randonneurs seront une fois de plus conquis. Une multitude de chemins parcourent le parc avec des sentiers initiatiques et la magnifique vallée des vents.
WATARRKA National Park,
Au centre des 724 km2 formant les George Gill ranges, Kings Canyon attend d’être découvert masqué par des pans rocheux, des gorges et des trous d’eau.
Une marche spectaculaire d’au moins 4 heures mène au sommet du canyon et s’ouvre sur un immense amphithéâtre aux falaises abruptes. Tout au fond de ces falaises, la végétation est luxuriante, des trous d’eau sont présents en abondance… enfin si vous avez le courage de vous pencher pour jeter un œil, gare au vertige !
Conclusion
Si vous rêvez de paysages désertiques empreints d’histoires et de légendes le Red Center est fait pour vous. Vous y trouverez calme, immensité et un dépaysement certain.
Ses grands espaces vous hanteront longtemps, tout comme la terre rouge du désert dont il est impossible de se débarrasser et que vous ramènerez de grés ou de force de vos vacances.
Si par contre vous désirez vivre une belle aventure humaine à la rencontre des aborigènes vous serez peut être déçus. Si une petite dizaine d’entre eux sont guides ou travaillent dans les musés que penser des milliers de laissés pour compte. Souvent drogués et alcooliques, il traînent dans les rues d’Alice Spring, un monde dont la culture n’est pas la leur et qui les mène à la déperdition.





