
Brésil
Brésil : La traversée de l'Amazonie par le fleuve
Toute petite déjà je rêvais d’Amazonie. Peu de noms propres à notre vocabulaire ont un pouvoir aussi puissamment évocateur que celui-là. Je l’imaginais peuplée de singes grimaçants, de crocodiles aux mâchoires béantes et d‘araignées poilues prêtes à bondir sur le voyageur imprudent au moindre crissement de ses pas. Plus tard, comme tous ceux de ma génération, animés et soutenus par la voix de Sting en fond sonore, je me suis émue à la lecture du triste sort réservé à ces magnifiques étendues de forêt vierge, et me suis indignée de l’outrecuisance de ces multinationales qui procédaient au défrichement systématique avec une telle indifférence. Toujours j’ai éprouvé le désir de m’y rendre afin de constater par moi-même l’ampleur des dégâts, et surtout goûter et savourer le bonheur d’y être avant qu’il ne soit trop tard. Lorsque enfin je me retrouvai à bord de l’appareil de la TAM, la compagnie aérienne brésilienne, à quelques minutes de l’atterissage à Manaus, ce qui me frappa d’abord et d’emblée fut la quantité d’eau :omniprésente, surabondante, entourant et encerclant les quelques parcelles de verdure de toute part. En effet, inutile de chercher à appréhender la vérité de ce milieu sans passer par les voies fluviales, jadis unique mode de pénétration au cœur de la forêt et aujourd’hui encore seule option envisageable pour ces milliers de gens pour qui l’avion demeure un luxe inabordable.
Le boom du caoutchouc et son inévitable chute
En sortant de l’aéroport international de Manaus, construit en 1976, clignant les yeux sous une lumière presque aveuglante, rien ne laisserait présager que l’on se trouve au cœur de la plus grande forêt vierge au monde..rien sinon une inidentifiable odeur de végétal, et presque de moisi, qui suinte par tous les pores de cette ville autrement bruyante et parfois laide. Un peu apeurée par ses dimensions inattendues, je me dirige sans tarder vers l’Hotel Dez de Julho, chaudement recommandé par des routards rencontrés en route et qui présente l’avantage de se trouver à deux pas du monument principal de Manaus, le Teatro Amazonas, ainsi que d’une sympathique pizzeria et churrasceria ao kilo (principe de buffet au poids) ouverte le dimanche. J’y retrouve un confort sommaire mais une propreté pafaite pour la somme très modique de 35 reals par nuit (à peine plus de 10 Euros).
Capitale de l’état de l’Amazonas, territoire composé essentiellement de forêt tropicale et faisant à peu près 500.000 Km², Manaus surprend aujourd’hui par son agressivité commerciale qui la ferait plutôt comparer à une sorte de Hong Kong tropicale échouée comme par hasard dans un lieu incongru et arbitraire. Rien ou peu de choses ne rappellent aujourd’hui son glorieux passé de ville opulente et privilégiée. Pourtant cette ville fut bien la deuxième au Brésil à jouir de l’éclairage public des rues à la fin du 19ème siècle, lorsque de riches familles bourgeoises y faisaient construire de grandioses demeures au gré de leurs caprices. Ce fut le gouverneur visionnaire Eduardo Ribeiro qui commanda la construction du somptueux théâtre en se faisant livrer par les pays de l’ancienne Europe tout ce qu’il possédaient de plus précieux : des marbres de Carrare, du verre de l’île de Murano près de Venise et jusqu’à 36000 carreaux importés d’Alsace. Aujourd’hui, on a du mal à croire que cette période de faste et de rêve éveillé, qui connut son apogée vers 1906 alors que les plus célèbres troupes russes et européennes s’y produisaient régulièrement, fut de si brève durée. Quelques années plus tard, un anglais du nom de Wickham établit un accord secret avec les autorités de Kew Gardens à Londres pour organiser la contrebande de la graine de caoutchouc, réputée difficile à transporter, afin de donner naissance à sa commercialisation en Malaisie, sonnant par là le glas du glorieux boom amazonien.
Une jungle de hamacs
C’est après un succulent repas arrosé d’une bière Brahma bien glacée que je me lance à l’assaut de la ville et de son entrelac d’artères regorgeant de produits hi-fi et électroménagers, héritage évident de la création d’une zone de libre-échange en 1966. Il me tarde de réserver mon billet à bord de l’embarcation qui devra me mener à Belem, à cinq jours de bateau d’ici. J’ai quelque mal à repérer le port. Enfin, je comprends que je suis arrivée à mon but. A côté du Mercado Municipal, dont l’élégant toit Art Nouveau est une réplique de ce que furent jadis Les Halles à Paris, des centaines de bateaux se présentent à ma vue : rappelant ceux qui sillonnent le Missisipi par leur aspect général ainsi que par les énormes roues qui garnissent les coques à bâbord. Ces embarcations arborent fièrement une pancarte indiquant leur port de destination ainsi que le jour du départ. Gaiment décorés de drapeaux et de rubans multicolores, ils présentent un spectacle ludique qui tranche curieusement avec l’agitation frénétique qui distingue le port : agitation des coolies qui chargent et déchargent des caisses en apparence bien trop lourdes pour leurs frêles épaules. Alors que je peine à distinguer le nom de Belem, me voilà hélée par un jeune homme d’aspect jovial. Il s’assure de ma destination, mes quelques mots de portugais hésitants suffisent à le renseigner quant à mes inquiétudes et mes appréhensions, il me propose de visiter le bateau. Rassurée, je le suis à travers un dédale d’embarcations, amarrées les unes contre les autres. Il se précipite, je dois m’efforcer de ne pas le perdre de vue mais déjà je ressens un choc indescriptible à la vue de ce qui sera mon quotidien dans quelques jours à peine. Eclairés par les rayons obliques d’un soleil couchant, voilà que je perçois non pas un ou deux mais une véritable forêt, que dis-je une jungle de hamacs multicolores, enchevêtrés les uns sur les autres et les uns dans les autres pour former un labyrinthe presque émouvant dans sa désarmante promiscuité. Avant même qu’il ne me parle de prix, je suis conquise. Les 180 reals (60 Euros) qu’il exige de moi pour cinq jours de navigation, tous repas compris, me paraissent au demeurant plus que raisonnables…et c’est en suant à grosses gouttes dans la moiteur de cette fin de journée tropicale que j’ai conclu le marché, plus excitée déjà à l’idée de ce voyage qu’un gosse devant son premier arbre de Noël.
La fièvre des départs
C’est donc avec une bonne dose d’excitation, mais d’inquiétude aussi que je me présente au port trois jours plus tard, brandissant mon billet dans une main, mon passeport dans l’autre. En routarde avisée que je suis, j’ai lu toute la documentation qu’il y avait à lire sur le sujet. Je sais donc qu’il convient de se présenter de bonne heure afin de réserver un bon emplacement pour son hamac. Je m’attendais à déplier le mien sur un pont désert. Quelle n’est pas ma surprise en constatant que je suis loin d’être la première. « Ah oui, mais eux ils dorment là depuis plusieurs jours » me répond le jeune marin à qui, étonnée, j’adresse du regard une interrogation muette. Il est apparemment d’usage d’autoriser l’accès à bord aux passagers qui le souhaitent, plusieurs jours avant le départ. D’un coup d’œil rapide, j’essaie de jauger la situation. Si on omet le pont du bas, insupportable vu la proximité des moteurs, seul le pont du milieu offre une quelconque protection contre les intempéries. Visiblement, des étagères glissantes devant servir de tables aux heures du repas sont vissées au plafond, et il convient de ne pas sélectionner un emplacement à cet endroit-là.
Une fois délivrée de cette contrainte, je pars faire mes courses en ville. En effet, et quoique trois repas soient prévus à bord, il paraît que la variété des mets est loin d’être assurée. En outre, les plats sont préparés à l’eau du fleuve et il conviendrait donc de ne pas en abuser. Prévoyante, je fais le plein de sardines et de thon en boîte, de biscuits secs et, bien sûr, de Cachaça (rhum blanc agricole très populaire au Brésil), histoire de tromper l’ennui et de monnayer de nouvelles amitiés à bord, on ne sait jamais !
Deux heures avant le départ, me voilà donc à bord, avec mon sac de provisions. Les passagers commencent à affluer de toute part. Nous nous lançons des regards curieux et perplexes. Qui seront donc mes compagnons désignés pendant ces cinq jours ? Déjà, je remarque qu’il y a peu de touristes, sans savoir si cette nouvelle, d’ailleurs attendue, m’apporte plus d’inquiétude ou de soulagement. Ma connaissance du portugais sommaire est loin de me permettre de communiquer avec aisance, mais je suis tout de même heureuse d’apprendre que cette expérience se révèlera tout autre que celle d’une croisière de luxe. Non loin de moi, un prédicateur vante les mérites d’une vie droite menée selon les préceptes de la Bible, et une poignée de brésiliens s’agglutinent autour de lui, hochant de la tête ou se taisant, mais l’air absorbé de toute façon. Enfin, je vois débarquer des touristes, deux américains visiblement. A peine arrivés à bord, les voilà qui attachent leurs bagages les uns aux autres à l’aide d’impressionnants cadenas surdimensionnés. La réputation qu’ont ces aventures fluviales d’être véritablement coupe-gorge pour les touristes a dû visiblement les atteindre. Autour d’eux, les autochtones lancent les yeux au ciel, l’expression à la fois narquoise et exaspérée.
C’est deux heures de retard que le Cisne Branco largue enfin les amarres. D’autres bateaux font sonner leur sirène à peu près au même moment que nous, puisque tous partent en fin d’après-midi, soit qu’ils remontent le Solimoës à destination du Pérou ou de la Colombie, soit qu’ils descendent vers Santarem et Belem. Nous nous retrouvons nez à nez avec d’autres passagers noyés dans un paysage de hamacs, et cette scène émouvante suffit à nous renseigner sur le spectacle que nous devons présenter vu du dehors.
Rien à faire, et pourtant aucun ennui
Très vite, la vie s’organise à bord. Notre embarcation est composée de trois zones distinctes. Le pont du bas, où campent quelques familles sans doute trop infortunées pour se permettre le prix du bille « standard », et où je ne me rends que très occasionnellement pour quémander un peu de sucre au cuisinier. Le pont du milieu est celui où nous nous réfugions pour dormir, pour faire la sieste, ou simplement pour revendiquer ce peu d’intimité dont nous jouissons encore. S’allonger dans son hamac équivaut, selon les codes de conduite prévalant à bord, à un désir d’être laissé en paix. C’est aussi le pont qu’arpente une matrone âgée d’une cinquantaine d’années, sorte de garde-chiourme présidant sur lîlot de prisonniers que nous constituons désormais, et qui agite une espèce de clochette aux heures des repas. Très vite je renonce au petit-déjeuner, servi à six heures tapantes (pourquoi se lever alors qu’il fait encore frais pour un bout de pain ranci et un café à moitié tiède). Les autres repas, invariablement constitués de gros morceaux de viande grasse, de riz et de farinha ( farine de manioc déshydratée) et servis de plus en plus tôt au point de friser le ridicule, ne donneraient pas plus envie de se déplacer..mais très vite une sorte de troc s’organise à bord. D’aucuns revendent des tranches d’avocat contre des fruits ou du poisson en conserve. Les brésiliens observent avec un semi-sourire ce ballet qui se met en place deux fois par jour, en toute hâte car la gardienne ne nous laisse que quinze minutes environ pour ingurgiter la nourriture avant que ne soient débarassées les assiettes en vue de faire s’installer le « deuxième tour ».
Les camerotes, ou cabines, ainsi que les passagers qui y habitent, forment l’objet de toutes nos convoitises. Pour un prix de passage nettement supérieur au nôtre, eux ont droit à une subtile harmonie et variété dans les mets qui leur sont servis, et restent discuter à table longtemps après que le café soit servi. Pour la plupart aimables, il s’efforcent par leur propositions pleines de générosité d’améliorer le sort du commun des mortels que nous sommes.
Pourtant, autant les repas sont pris dans une sorte d’effervescence hâtive et baclée dignes de nos pires délires citadins, autant le pont du haut représente un havre de nonchalance et d’oisiveté parfaite. Dès 9h du matin, le barman, souriant de toutes ses dents, remplit le frigo de canettes de bière et lance la musique. Sur un fond sonore à la limite du supportable, les hanches se trémoussent, les langues se délient, une contagieuse bonne humeur sévit au point de nous faire oublier que nous ne parlions pas la même langue..quelques jours auparavant. Un rasta de Bahia, danseur envoûtant et infatigable, nous entraîne tous dans le sillage de cette musique reggae qu’il privilégie. Parfois, un violent orage tropical s’acharne sur notre frêle embarcation le temps de quelques danses…mais il ne font que mettre la musique plus fort ! Seule femme européenne à bord, je me vois obligée de jongler sans cesse entre mon désir de mieux connaître mes coéquipiers et la nécessité de repousser parfois leurs avances empressées, pourtant toujours inoffensives et empreintes d’une réelle amabilité.
Les companeiros
Au bout de quelques jours, hormis le fait que je me découvre une vocation toute nouvelle dans cette oisiveté en apparence sans but, un doute se fraye son chemin dans mon esprit. Et si seule l’agitation excessive de nos sociétés engendrait l’ennui et le mal-être ? Aucune monotonie dans ces journées pourtant toutes semblables qui s’écoulent le long du fleuve. Comme si le temps qu’on donne était le seul clef à la communication véritable, permettant à chacun d’être soi, sans mensonges et sans parades. Les méfiances réciproques s’estompent, les barrières de la langue tombent au fur et à mesure, et ces compagnons de voyage qu’on croyait ne jamais pouvoir connaître – les contrebandiers péruviens, les camionneurs en provenance des régions arides du Sertao, les aventuriers de Guyane assoiffés de nouvelles escapades – se retrouvent attablés autour du repas du soir, comagnons ou companeiros au sens étymologique du terme, partageant le pain, unis par un même destin, qui pour nous tous se résumera à quelques impressions à la fois persistantes et fugaces : le vrombissement apaisant des moteurs, le miroitement des villages d’Amazonie dans la nuit, et cette musique lancinante qui nous tient tous entenaillés dans les mailles de son cercle magique. Grâce à la grande sollicitude de mon voisin de hamac, j’effectue en portugais des progrès faramineux. Parfois, je le charge de surveiller mes affaires ou mon emplacement lors de mes absences en direction de la douche. En effet, ce n’est pas tant le vol qui nous incommode (aucun cas signalé à bord), mais plutôt le fait que l’espace à bord est si rare, et que le risque est toujours présent de retrouver son hamac déplacé, ou entravé par le coude ou le genou d’un nouveau voisin incommode qui nous empêcherait définitivement de dormir ! Comme la plupart de ses compatriotes à bord, Sergio est transporteur routier et effectue ce trajet dans le cadre de son travail. Adventiste repenti, il m’explique que beaucoup de jeunes hommes comme lui, face à une Eglise catholique en perte de vitesse, sont attirés par les cultes évangélistes ou adventistes qui gagnent toujours plus du terrain, proposant une vie plus pure à ces jeunes gens en mal d’avenir.
Quelques escales pour des moments de répit
Aux escales, notre prestige de voyageurs chevronnés à l’expérience bien établie nous permet de nous agglutiner sur le pont en arborant une certaine fierté. Celle de Santarem, gros bourg tranquille à mi-chemin entre Manaus et Belem, est réputée être longue. Le capitaine du Cisne Branco y aurait élu demeure (ou du moins une de ses demeures) auprès d’une beauté du coin. Nous nous empressons donc de mettre le pied à terre, de faire le plein de provisions au marché qui se tient le long des quais, de visiter le musée local qui recèle de très belles poteries indiennes, ou , pour les plus entreprenants, de pousser jusqu’à l’impressionnante plage de sable blanc d’Alter do Chao..cette superbe baie cristalline, ensevelie sous les eaux du fleuve une bonne partie de l’année, est surplombée de deux falaises assez faciles à gravir lui conférant sa forme d’autel (de là son nom).
Il y eut aussi cette escale assez hilarante où les étrangers, ou gringos, durent s’aligner sur le quai en file indienne et présenter leur passeport, sous le regard goguenard des brésiliens pour qui la distinction entre américains et européens n’a jamais été claire. A cette heure tardive de la nuit, déjà couchée dans mon hamac, je fus donc sommée de me présenter au poste de contrôle, consciente du sourire amusé de Sergio, mon voisin de hamac, à qui j’avais pourtant expliqué mille fois que mon statut de gringo ne me donnait pas accès à la nationalité américaine !
Parfois aussi, c’était le monde extérieur qui venait jusqu’à nous. Ainsi, au cours du dernier trait du voyage avons-nous été assaillis de pirogues, pilotées d’enfants et de femmes pour la plupart. Ils jaillissaient du rideau de verdure émergeant en toute apparence de nulle part. Il est de coutume de leur jeter des sacs en plastique contenant un peu de nourriture, des T-shirts usagés, tout ce dont les passagers veulent bien se débarasser. Parfois des gamins de douze ans accrochent leur pirogue au flanc du bateau, cherchant par tous les moyens et au prix de leur sécurité à monter à bord, histoire de glaner quelque chose.
L’heure des adieux
C’est le cœur serré et la gorge nouée que nous nous sommes dit au revoir lors de notre arrivée à Belem, avec les formules d’usage, après cinq jours de navigation. Chacun est parti dans sa direction, les brésiliens ont repris leur travail, les touristes leur périple souvent prévisible vers l’Est du pays et ses plages, tous conscients d’avoir vécu quelque chose d’exceptionnel ; magnifique pour les uns, détestable pour les autres, selon les sensibilités de chacun, inoubliable pour tous, c’est plus que certain.
info plus
Les bateaux comme le Cisne Branco partent du port de Manaus les lundi, mercredi et vendredi en fin d’après-midi. Il y a aussi des embarcations touristiques pour la même destination. Elles permettent de gagner un peu de temps, mais, calé comme on l’est dans son siège, elles ne permettent nullement les rencontres évoquées ci-dessus.
Pour ceux qui auraient envie d’explorer les environs de Manaus avant de s’embarquer, l’agence Iguana Viagens e Turismo, gérée par Wilson Castro et Gerry Hardy, est tout à fait fiable. Ils peuvent être joints à l’adresse suivante : iguanatour at hotmail.com.
L’affluence sur les bateaux est telle qu’aucun problème de sécurité n’est réellement à craindre. Il suffit de garder ses affaires les plus précieuses sur soi à tout moment, et de redoubler de vigilance lors des escales.
Les moustiques ne sont pas du tout présents lors de la navigation sur le fleuve. Par contre, il faut se protéger lors des escales, surtout à la tombée de la nuit.
Le fait que le bateau est toujours en mouvement rend la chaleur parfaitement supportable. Seules les escales peuvent être plus pénibles. Il est toujours possible de se rafraîchir par le biais d’une douche sur le pont supérieur (alimentée avec l’eau du fleuve, bien sûr) Les averses sont fréquentes, mais des bâches tendues par le personnel à bord garantissent la protection des passagers et de leurs affaires face à la pluie.
Enfin, une excellente adresse pour se restaurer et se reposer après cinq jours de navigation : l’hôtel Massilia à Belem. A la fois calme et bien situé, il offre pour un prix tout à fait raisonnable dans sa catégorie (75 reals par nuit) une douche chaude, un mobilier confortable et accueillant et un petit jardin intérieur avec piscine…le tout agrémenté d’un accueil en français (de Marseille, d’où le nom) et d’une cuisine alliant savamment les ingrédients du coin au savoir-faire continental.





