
Corse
Corse : Que la montagne est belle.......
Corse : Vous voulez faire plaisir à un Corse ?
Evitez soigneusement de lui parler de sa sœur (ils sont d’un susceptible !..) et fuyez comme la peste tous les sujets qui pourraient dévier vers la politique (attention ! Les Corses sont des spécialistes du genre : les sujets les plus anodins et les plus inattendus ont parfois une dangereuse tendance à dévier, filant vers des conversations agitées et des slogans enflammés),…, mais évoquez plutôt son île. Et les beautés de son île : les longues plages de sable, les jolies criques, les petits ports de pêche, les villages de carte postale accrochés au dos des châtaigneraies, les senteurs du maquis,… N’oubliez pas les troupeaux de moutons, les chants polyphoniques, les puissants fromages ou les cochons sauvages qui gambadent, un peu patauds, dans les forêts et au bord des petites routes sinueuses qui jouent avec les arbres ou les petits torrents sauvages.
Corse : Vous voulez - vraiment ! - faire plaisir à
Parlez-lui alors des hauts sommets montagneux et des aiguilles rocheuses qui dominent majestueusement son île. Comme tout Corse qui se respecte, il a sûrement un parent paysan qui améliore son quotidien avec l’une ou l’autre « prime à la vache » ou un cousin berger qui fabrique encore son fromage artisanal au fin fond de sa bergerie. Il possède peut-être aussi quelques arpents de maquis ou un petit bout de maison en indivis, blottie dans l’un ou l’autre de ces fantastiques villages de pierre qui semblent parfois plantés en équilibre instable à fleur de vide.
On dit souvent de l’Ile de Beauté qu’elle est une « montagne dans la mer ». L’image n’est pas fausse, loin de là ! Avec une bonne quinzaine de hauts sommets qui flirtent ou qui dépassent allègrement les 2 000 mètres (le Monte Cinto, le Monte Rotondo, le Monte d’Oro,… et pas mal d’autres encore), la montagne occupe grosso modo plus de 70 % de la superficie totale de l’île. D’un sommet à l’autre, elle constitue une sorte d’épaisse épine dorsale orientée nord-ouest / sud-est, sillonnée par le fameux GR 20 et plusieurs ravissants sentiers de pays, très prisés par les randonneurs et les amoureux de la nature. Elle assure aussi la frontière entre la Haute-Corse (au nord de l’île) et la Corse du Sud (qui va narguer les rivages de la Sardaigne), comme si les deux départements n’avaient rien à voir l’un avec l’autre. Plus encore : du sommet du Monte Cinto qui culmine à plus de 2 700 mètres d’altitude jusqu’à la pointe des Aiguilles de Bavella, la montagne corse ne se contente pas d’occuper le paysage : elle tient une place tout à fait prépondérante dans l’esprit et dans le cœur de ces insulaires au sang chaud.
Corse : Une île de terriens
Dès que pointent les premiers beaux jours, le Corse retourne dans sa montagne. Il vient s’y réfugier. Il essaye de retrouver une certaine pureté qu’il ne parvient plus à dénicher dans ses villes où la voiture est devenue reine, ni sur ses plages où bronzent les touristes venus du continent.
Plus berger que marin, plus paysan que pêcheur, le Corse est avant tout un terrien. Ce qui peut peut-être paraître paradoxal pour des gens qui vivent sur une île. Mais cela s’explique - en partie du moins - assez facilement : au cours de leur histoire, les Corses ont toujours trouvé refuge au cœur de leur île alors que les ennemis et autres envahisseurs arrivaient par la mer : les Grecs, les Romains, les Vandales, les Génois, ... sans oublier les pirates et corsaires de tout poil. De là à se méfier des voiles venues des horizons lointains et des vagues de la Méditerranée, il y a une subtile nuance que les Corses, dans leur fougue, n’ont pas hésité une seconde à franchir. Ce sont donc bien les envahisseurs étrangers qui ont fait des Corses un véritable peuple de montagnards : lassés d’être régulièrement envahis, combattus, pillés, asservis, colonisés,… les pêcheurs sont montés se réfugier dans les hauteurs. Là où les caches étaient nombreuses. Là où les abris étaient discrets. Là où les refuges étaient facilement défendables, le cas échéant. Le marin est donc devenu berger. A cause des aléas de l’histoire, le patron-pêcheur est devenu un rude paysan.
Aujourd’hui plus que jamais, le cœur de l’île a bien besoin de cet attachement, de cet amour même, que les Corses vouent à leur montagne. Faute d’avoir réussi à garder ses enfants auprès d’elle, la montagne corse n’a cessé de se dépeupler au fil des années. Seuls, lui sont restés fidèles quelques trop rares bergers qui constituent désormais la mémoire vivante des hauteurs. De ces lieux - refuges d’altitude, vallées encaissées, sentiers muletiers,… - qui s’offrent à la bonne saison aux touristes qui crapahutent au fil des sentiers de pays ou de grande randonnée. A ces visiteurs qui se laissent charmer par les richesses du Parc Naturel Régional de Corse.
Corse : La petite Suisse corse
Au pied du remarquable Monte Cinto qui domine l’île de ses 2 706 mètres de hauteur, la micro-région du Niolu est tout à fait emblématique de cette extraordinaire Corse montagnarde. Parfois surnommée « petite Suisse corse » (quoi que cela ne plaise pas trop aux habitants de l’île…), cette région verdoyante s’étend à environ 1 000 mètres d’altitude. Longtemps, elle n’a été accessible qu’aux seuls troupeaux de brebis et de chèvres. Longtemps, elle n’a été traversée que par les bergers en transhumance. En ce début de XXIe siècle, la région demeure le témoignage vivant d’un monde clos, quasiment hermétique, presque complètement replié sur lui-même. Un monde d’où les bergers ne sortaient que pour aller passer la mauvaise saison sur d’autres terres. Tout aussi désertes peut-être, mais tout de même un peu plus hospitalières. Dès les premiers jours du printemps, alors que le soleil faisait à nouveau de timides apparitions, ils s’empressaient de regagner leur montagne et leurs bergeries où, complètement isolés du reste du monde, ils surveillaient les troupeaux, trayaient les bêtes et faisaient le fromage. Antoine qui, toute sa vie durant, a parcouru les chemins escarpés de la région, explique : « … Avant, il n’y avait que les éleveurs qui s’aventuraient en montagne. A l’époque, personne n’aurait eu l’idée de s’y aventurer après le 15 août. Un troupeau de brebis qui est pris dans la foudre, c’est terrible !.. La Corse est livrée à tous les vents. Le mauvais temps arrive parfois très vite… ».
De fait, en été, il est fort rare que le ciel soit complètement dégagé. De manière immuable, la montagne semble attirer toutes les brumes éparses. Ces brumes qui peuvent piéger les randonneurs inconscients ou non avertis. Ces brumes, aussi, qui bouchent la vue. C’est parfois frustrant, d’ailleurs, car du belvédère constitué par le Cinto, la vue est tout simplement époustouflante… lorsqu’elle est totalement dégagée. Portant sur l’ensemble de l’île et parfois même jusqu’à la chaîne des Apennins.
Corse : La porte de la terre des seigneurs
En descendant plus au sud, on retrouve une ambiance et un état d’esprit quasiment identiques qu’au cœur du Niolu. Même si le paysage change, se magnifie encore. Ici se dresse l’imposant massif de Bavella. Un massif d’une sauvagerie brutale. D’une brutalité sauvage. Un massif fait de pics acérés et d’arêtes tumultueuses. Un massif qui crée un paysage violent, parfois effrayant, mais d’une incroyable beauté.
Pour les plus érudits, Bavella fait immanquablement penser à un opéra de Wagner. Avec des emportements sublimes. Avec un romantisme qui frise le tragique. Avec une harmonie qui foudroie le spectateur. C’est peut-être ici, dans ce paysage de début du monde, que la nature reflète le mieux l’âme corse : une âme certes somptueuse, mais terriblement tourmentée. Dont les déchirures, parfois profondes, semblent toujours à vif malgré le temps qui passe.
En approchant du col de Bavella, on se sent pris dans des tourbillons de vent. Un vent si fort, si puissant, si violent, qu’il déséquilibre le randonneur, qu’il essouffle le promeneur et qu’il a même fini par déformer les pins Laricio. Les sculptant en d’étranges silhouettes, un peu fantasmagoriques, qui se découpent sur le ciel et surplombent un vide aux allures lunaires.
Les majestueuses tours d’Asinao - plus connues sous le nom d’aiguilles de Bavella - semblent grimper à l’assaut du ciel. Uniques sur l’île, ces aiguilles rocheuses créent un décor tout à fait déroutant. A croire que ces pointes rocheuses acérées ont été taillées dans la roche rouge par une main divine. Au coucher du soleil, l’ambiance est encore différente : la couleur de la roche glisse lentement vers un incarnat plein de subtilité. Terriblement envoûtant. Totalement ensorcelant. Qui rappelle que le col de Bavella était aussi jadis la porte de la terre des seigneurs. L’ancienne frontière entre l’En-Deça-des-Monts (à l’est) et l’Au-Delà-des-Monts (à l’ouest). Autant dire le passage d’un univers à un autre…
Corse : Sur les traces du roi de Corse… et du sult
Au sud de Bavella, vers les villages de Levie ou de Sainte-Lucie, s’étend la vaste forêt de Zonza. Une forêt souvent considérée la plus grande forêt communale de toute l’Europe. C’est en tout cas ce que l’on affirme, non sans fierté, dans la région…
Zonza, c’est aussi un magnifique petit village (très prisé par les randonneurs en été) blotti derrière les aiguilles de Bavella. D’après les villageois, Théodore 1er, à l’époque roi de Corse, a honoré la localité de sa présence en 1736. Ce qui est d’ailleurs confirmé par les écrits de Sebastiano Costa qui fut son grand chancelier.
Il faut attendre environ deux siècles avant qu’un autre monarque honore à son tour les lieux de sa présence. Présence bien involontaire, il est vrai… En 1953, Mohamed V, sultan déposé du Maroc, séjourna à Zonza pendant quelques mois avec sa famille et sa suite. L’Hôtel du Mouflon d’Or, véritable référence hôtelière locale, s’en souvient encore… A l’époque, tout l’établissement avait été réquisitionné par le ministère français de l’Intérieur. L’exil du souverain marocain devait durer deux ans. Cependant, peu habitué au rude climat imposé par la montagne corse, Mohamed V ne séjourna à Zonza que 5 mois avant de prendre la direction d’un endroit au climat plus serein et clément : l’Ile Rousse, en Haute-Corse, où il termina son exil.
Corse : Les forteresses des Torréens
A quelques kilomètres du village de Levie, sur la route menant à Sainte-Lucie-de-Tallano, s’étend le remarquable site du « castellu de Cucuruzzu ». En réalité, toute la micro-région de l’Alta Rocca et des aiguilles de Bavella est parsemée de très anciens abris sous roche. Certains d’entre eux datent de l’époque du bronze (comme celui de Cucuruzzu, d’ailleurs) et sont attribués aux Torréens, un peuple venu de la Sardaigne voisine. Sur son promontoire rocheux, Cucuruzzu domine naturellement la forêt et la plupart des vallées environnantes. Le site a été renforcé par des murs de pierre épais de plusieurs mètres. Dans ces murs, se nichent des petits abris susceptibles d’accueillir les membres d’une même famille.
Les chants de la mort résonnent encore à Levie…
Berceau de la famille du pape Sixtie Quint (1585), le petit village de Levie est surtout sorti d’un total anonymat grâce à Prosper Mérimée, le célèbre auteur de « Colomba ». Celui-ci a en effet traduit plusieurs « chants de la mort », sortes d’oraisons funèbres improvisées, plaintes plutôt que chantées, qui étaient jadis destinées à vanter les vertus du « cher disparu »…La pleureuse était assise au chevet du défunt alors exposé sur une « tola » (une table). En cas de mort violente comme cela arrivait parfois au cours de ces célèbres « vendetta corses », le « voceru » (chant de la mort) était surtout une mise en garde très explicite et tout aussi menaçante contre l’assassin. Il visait aussi à exhorter le clan du défunt à exercer une terrible vendetta. Tradition, tradition…
D’une manière beaucoup plus pacifique, Levie possède aussi un très intéressant musée archéologique où l’on découvre une multitude d’objets extraits des fouilles menées dans la région. Clou de la visite : la « Dame de Bonifacio » qui aurait vécu environ 6 à 7 millénaires avant notre ère. Son squelette - qui passe pour être le plus vieux jamais découvert sur l’Ile de Beauté - a été découvert dans une grotte du goulet de Bonifacio. Le squelette de sa petite sœur, la « Dame de Capula », est aussi exposé : elle aurait vécu quelques dizaines d’années avant le début de notre ère.
Corse : L écotourisme pour contrer la désertificat
Malgré l’attachement des Corses à la montagne, malgré les innombrables beautés naturelles et autres richesses culturelles, la montagne corse s’est, au cours du XXe siècle, inexorablement vidée de ses habitants. Les conditions de vie très rudes, la difficulté d’y faire vivre une famille, le manque de travail et de revenus,… ont convaincu de nombreux jeunes d’émigrer vers les villes (Bastia, Ajaccio,…) ou vers le continent. Comme par un curieux coup du sort, ceux qui ne se sont pas orientés vers le tourisme au sens large du terme (travaillant dans les bars, hôtels ou restaurants des stations balnéaires de l’île) sont redevenus… marins. Beaucoup de Corses travaillent en effet sur les navires des compagnies maritimes qui assurent les liaisons entre le continent et l’Ile de Beauté.
Heureusement, depuis quelques années, la tendance semble s’inverser ! La vague de l’écotourisme a également touché les sommets corses. Et elle a donné des idées à leurs habitants. Ainsi, si Saint-Lucie-de-Tallano est quasiment abandonné l’hiver, le village renaît de ses cendres dès les beaux jours, en attente des randonneurs et autres touristes qui ne manquent pas de visiter la région ou de faire halte dans le patelin. Au pied du massif de Bavella, Quenza est un petit hameau de 100 ou 200 âmes à peine. Lui aussi renaît en été et plusieurs habitants, amoureux de « leur » montagne, tentent même de lui donner vie en hiver. Comme l’affirme ce guide de haute montagne : « … Nous croyons vraiment à la possibilité de développer la saison touristique en hiver… Pas avec le ski, bien sûr, mais grâce à la randonnée… ». Comme pour mieux le soutenir dans sa démarche, un hôtelier du village a décidé de rester ouvert 365 jours par an. Véritable cordon bleu (voilà en tout cas une table capable de rassasier les appétits les plus coriaces, tout en contentant les amateurs de cuisine de terroir…) et Corse « pur jus », il se bat aussi pour que le cœur de l’île vive également tout au long de l’hiver. Pour que les villages, assoupis, retrouvent une certaine activité et ne soient plus coupés du reste de l’île (c’est-à-dire du reste du monde…) pendant plusieurs mois d’affilée.
Jadis, les villages de Zonza, Quenza, Levie, Aullène,… étaient des lieux de villégiature pour les habitants du golfe de Porto-Vecchio qui fuyaient la chaleur et les moustiques. Dès les premiers jours du printemps, les bergers conduisaient leurs troupeaux dans les alpages à travers les immenses forêts de l’Ospedale, d’Asinao et de Bavella. Les chemins de transhumance serpentaient dans la rocaille, avec les troncs des pins Laricio pour repères. Désormais, rares sont les bergers qui les empruntent encore. Ils ont peu à peu cédé la place aux randonneurs qui partent à la découverte de l’extraordinaire chaos granitique et végétal de la forêt de l’Ospedale ou à l’assaut des fantasmagoriques aiguilles de Bavella. Ils parcourent tranquillement les sentiers de pays ou, plus sportifs, se mesurent au fameux GR20. Pour ces « nouveaux touristes », adeptes des loisirs actifs et passionnés de nature, la montagne corse n’a - heureusement ! - pas encore livré tous ses secrets…
info plus
● En pratique
- Pour vous rendre en Corse, deux solutions s’offrent à vous : la voie aérienne et la voie maritime. De ces deux options, la seconde est certainement la plus agréable. Quelle plus belle manière d’aborder une île que par voie maritime ? Plusieurs compagnies françaises ou italiennes (Corsica Ferries, SNCM Ferryterranée, Moby Lines,…) jouent à fond la carte de la concurrence. Alors, autant bien comparer les tarifs, les promos ponctuelles et les offres spéciales et… se faufiler entre les grèves qui handicapent très (trop) régulièrement certaines de ces compagnies… Si vous en avez la possibilité, préférez des traversées de jour en bateau rapide (Navire à Grande Vitesse - NGV) : cela vous évitera la location d’une cabine (ce n’est pas toujours donné) et les repas à bord qui ne sont pas franchement d’un excellent rapport qualité-prix, quelle que soit la compagnie : trop souvent, on doit ingurgiter de la « bouffe de cantine » au prix d’un bon resto…
Si vous ne voulez pas utiliser votre véhicule sur place (attention : les tarifs de location de véhicules sont prohibitifs sur l’Ile de Beauté) ou si vous n’avez pas beaucoup de matériel (VTT, planche à voile,…) à transporter, autant profiter des liaisons aériennes vers Bastia ou Ajaccio : c’est souvent plus sûr et plus rapide que le bateau.
Toutes infos et réservations en agences de voyages
- Le centre de la Corse a tendance à se confondre avec les limites du Parc naturel régional de Corse. Les routes sont relativement peu nombreuses et ne vous permettront en tout cas pas d’apprécier pleinement la richesse et la diversité de tous les paysages. La meilleure solution : chausser ses Pataugas, bien arrimer son sac à dos et dénicher un guide sympa pour partir en randonnée. Certaines randos sont accessibles à toutes et tous ; d’autres nécessitent une certaine endurance et une relative habitude de l’exercice. Ne présumez jamais de vos forces !
- Pour approcher le point culminant de l’Ile de Beauté (le Monte Cinto, 2 706 m d’altitude), il est possible de suivre (en voiture) deux vallées tout à fait magnifiques. Au sud, voici la Scala di Santa Regina ; au nord, voilà les superbes gorges de l’Asco. Au pied du Monte Cinto, le petit village de Calacuccia (flanqué d’un lac du même nom) marque la porte d’entrée de la micro-région du Niolu
- Service d’information du Parc Naturel régional de Corse (PNRC) : le parc (comme l’on dit tout simplement ici) est né le 15 mai 1972. Il regroupe environ 140 communes, la région et les deux départements. Au total, il couvre plus de 30 % du territoire insulaire, soit à peu près 300 000 ha. Le bureau principal se situe à Ajaccio :
PNRC, Rue du Général Fiorella, BP 417, Ajaccio
Tél : 95 21 56 54
- Agence du Tourisme de la Corse
17 Bd du Roi Jérôme, Ajaccio
Tél: 04 95 51 00 00





