L'île du Sud de la Nouvelle Zélande

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L'île du Sud de la Nouvelle Zélande

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Malourène Corbeille et Greg Monks | 19.08.2005 | 1066 visites | 0Favoris |
 Malourène Corbeille et Greg Monks

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeL’île du Sud de la nouvelle Zélande est connue par les Maoris – Polynésiens indigènes de la Nouvelle Zélande – sous le nom “Te Wai Pounamu” « L’eau de la Pierre Verte », plus connue sous le nom de Jade, la “Pierre Verte” est l’un des nombreux symboles de la Nouvelle Zélande, utilisée par les Maoris dans la fabrication de bijoux et d’armes, ces pierres étaient ramassées dans les rivières de l’île du Sud. La couleur verte évoque aussi les nuances de couleurs de nombreux lacs et rivières de l’île du sud. Du vert profond de la rivière Waimakariri au turquoise du lac Tekapo. La beauté et la diversité de ses paysages font de cette île un paradis pour les amoureux de la nature. Elle abrite seulement 30 % de la population totale du pays soit 4 millions d’habitants pour 40 millions de moutons ! Il est donc facile de l’imaginer comme une terre sauvage où la nature règne encore en maître. L’île du sud ne compte d’ailleurs pas moins de dix Parcs Nationaux et 25 sommets de plus de 3000 mètres d’altitude car les alpes du sud, chaînes montagneuses qui comptent plusieurs glaciers et neiges éternelles la traversent en son milieu… C’est ici que Peter Jackson a tourné la majeure partie de son film « Le seigneur des anneaux », pas seulement parce qu’il s’agit de son pays d’origine mais surtout parce que cette terre offre des paysages impressionnants et vierges de toutes technologies modernes. Nous en savions assez pour avoir l’envie de l’explorer de plus près… admirer ses vallées, montagnes, glaciers, lacs, rivages océaniques regorgeant de vie marine. Et pourquoi pas d’en haut ? Après tout, lorsque l’on souhaite admirer une belle peinture, ne reculons nous pas de quelques mètres pour mieux en apprécier les nuances ? Après avoir fait l’expérience du voyage par la mer à la force du vent, ou à pied le sac dans le dos, il nous restait le ciel ! Un permis de pilote privé en poche, nous préparions à présent un voyage en avion léger, un piper à hélice… Une dizaine d’escales et plus d’une vingtaine d’heures de vol seront au programme. J’ai choisi de vous faire découvrir les paysages et les endroits les plus spectaculaires que nous avons survolés et où nous avons atterris durant cette épopée dans les airs…

Cook Strait : La traversée d’une île à l’autre

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeNotre point de départ est Tauranga qui se trouve sur la côte Est de l’ile du Nord, il nous faut donc descendre au sud avant de traverser le “Cook Strait” 19 kilomètres d’océan qui séparent les deux îles avant d’atterrir sur “Te Wai Pounamu”. Le jour « J », après avoir chargé le coffre nous voilà parti pour notre aventure aérienne. Le défilé de paysages sous nos yeux est contrasté, la verdure des forêts, l’immense lac Taupo, la sécheresse du désert au pied du Mont enneigé Ruapehu et enfin le bleu azur de la mer qu’il nous faut traverser. Pour ceux qui sont à pied ou en voiture, le Ferry qui relie les deux îles au départ de Wellington met 3 heures avant d’arriver à Picton, le joli port qui marque l’entrée du « Queen Charlotte Sounds ». Une entrée dans les terres très impressionnante pour les passagers de ce ferry. Ce qui était il y a des milliers d’années des glaciers sont à présent des bras de mers s’étirant et s’enfonçant dans les terres tels de vaisseaux salins au milieu de majestueux reliefs verdoyant et sauvages. Quinze minutes seulement après avoir quitté l’île du Nord nous survolons les terres de l’île du Sud et les « Sounds ». C’est ici que capitaine Cook à bord de son bateau « l’Endeavour » abordait en 1770.

Kaikoura : les ailes au dessus de la Baleine

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeKaikoura est une petite ville chargée d’histoires de pêches et de pêcheurs… En Maori “Kaikoura” signifie “repas de langoustes”, son occupation par ces derniers débute des centaines d’années bien avant l’arrivée des premiers explorateurs européens. Le premier Maori à explorer les lieux remarqua l’abondance de vie marine et entraîna la construction du village Maori fortifié “Pa”. L’installation d’une station de chasseurs de baleines sera la première trace de l’occupation européenne en 1843. L’industrie employait des centaines d’hommes qui venaient d’à travers le monde, Australie, Grande Bretagne, Amérique du Nord, France, Allemagne, Hawaï, Inde… Soixante baleiniers français environ faisaient régulièrement la traversée entre la France et la Nouvelle Zélande pour se livrer à cette pêche lucrative. L'huile des baleines néo-zélandaises alimentait les lampadaires qui illuminaient les rues de Paris, et les fanons des baleines servaient aux armatures de parapluies, d'ombrelles et de corsets. Avec le déclin du nombre de baleines vers 1850, un nombre important de chasseurs de baleines se tournèrent vers l’agriculture, les descendants de ceux-ci cultivent encore la terre à Kaikoura aujourd’hui. Les eaux de Kaikoura sont si riches en diversité marine qu’elles ont gagnées la réputation d’être le “Marineland” naturel de la Nouvelle Zélande. Lorsque vous visitez les lieux il est facile de voir par vous même que la réputation est méritée. Au sein même de la ville la vie marine est illustrée par de magnifiques peintures à découvrir en se promenant. On peut se demander pourquoi tant de diversité marine à cet endroit en particulier ? C’est une histoire de courants et de formation des couches continentales. De la côte, les parois descendent graduellement à une profondeur de 90 mètres, puis plongent à plus de 800 mètres de profondeur, des courants chauds et froids convergent ici et lorsque le courant du nord atteint la côte cela crée un courant ascendant qui apporte les nutriments du fond de l’océan à la surface. Ceux-ci constituent la base d’une longue chaîne alimentaire. On peut donc admirer toute l’annee une grande variété d’oiseaux marins, des pingouins, des phoques, des baleines ainsi que des dauphins puisqu’ils sont les résidents permanents de Kaikoura. Il y a plus de 79 espèces de baleines au monde de nos jours, 34 de ces espèces ont été observées dans les eaux Néo-Zélandaise, plus de la moitié de celles-ci dans les eaux de Kaikoura !

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandePeu après notre atterrissage, l’irrésistible envie de voir une baleine d’en haut nous pousse à redécoller et à partir à la recherche des Baleines les plus nombreuses à Kaikoura : Les Cachalots… baleines à dents de plus de 18 mètres, les Cachalots sont des amateurs de grandes profondeurs, entre chaque plongée ils passent une vingtaine de minutes a reprendre leur respiration à la surface. C’est à ce moment la que nous pouvons les observer. Le temps est magnifique, la mer est calme et bleu, le soleil brille les conditions sont idéales. Nous apercevons d’abord les deux bateaux de « whale watching » qui sont eux aussi à la recherche du « souffle », ce nuage de vapeur du à l’air expiré est l’indicateur visible à distance de la présence du Cachalot. Très vite, j’aperçois un premier souffle, puis deux !!! Nous volons vite à la rencontre du pachyderme le plus proche tout en respectant la distance de 150 mètres d’altitude. Les bateaux de « whale watching » qui nous ont vu tournoyer au même endroit connaissent bien la raison de nos ronds dans les airs et arrivent très vite autour du Cachalot… pour à leur tour faire des ronds dans l’eau autour de l’animal… L’émotion nous submerge en tournoyant autour de la Baleine, la voir respirer juste en dessous de nous est un sacré privilège… inoubliable !!!

Alpes du sud : des glaciers dans une île du pacifi

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeDes 140 glaciers présents dans les alpes du sud, Franz Josef et Fox sont les plus extraordinaires. En effet ils sont tous deux très près de la forêt tropicale. Il semble assez contradictoire que de tels glaciers existent dans un climat tempéré et que la glace et la forêt tropicale soient si proche l’une de l’autre mais les raisons sont simples… Au Nord du glacier Franz Joseph et du glacier Fox s’étire une chaîne de sommets spectaculaires de plus de 3000 mètres d’altitude, le plus haut étant le Mont Cook à 3754 mètres d’altitude, il est le plus haut sommet de la Nouvelle Zélande. Cette région se trouve sur le chemin d’un courant aérien venant de l’ouest qui balai continuellement depuis la mer de Tasmanie. Ce vent chargé d’humidité provoque de fréquentes tempêtes qui remontent le long des montagnes, la température de l’air descend rapidement causant d’importantes précipitations de pluie et de neige. Sur la côte, celles-ci atteignent 3,2 mètres et augmentent jusqu’à un impressionnant 15 mètres sur les sommets alpins ! D’énormes volumes de neige tombent et recouvrent les 140 glaciers sur plus de 200 kilomètres carré. Emus, nous profitons de la demi-heure qui nous est accordée à cette altitude, notre avion n’est pas pressurisé, faute d’oxygène nous sommes limités dans notre observation. Malgré le froid, nous ne cessons de sourire… éblouis par le désert blanc qui nous entoure, à plus de 3900 mètres d’altitude nous sommes seuls au monde… aucune trace d’activité humaine à l’horizon… Le panorama est à couper le souffle !

Doubtfull Sounds : escale en kayak

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeEn survolant le “Doubtfull Sound” l’envie de bouder notre avion pour un kayak grandit en nous… Doubtful Sound se trouve dans la région unique du “Fjordland”, proclamé Parc National en 1952, avec ses 3 millions d’hectares il est le plus grand de la Nouvelle Zélande et l’un des plus large au monde, reconnu ensuite Patrimoine Mondial par l’UNESCO en 1990, l’endroit a été identifié comme un héritage naturel unique, à protéger de l’occupation humaine. La majorité du Fiordland est d’ailleurs inaccessible par la route, les villages Manapouri et Te Anau sont les principaux accès. Le Capitaine James Cook découvrit l’entrée du Sound au cours de son premier voyage en Nouvelle Zélande en 1770. Il appela l’endroit “Doubtfull Harbour”, en anglais “doubt” se traduit par “doute”… Pourquoi alors l’endroit du doute ? L’histoire nous raconte que le capitaine, à bord de son voilier, en entrant dans l’étroit bras de mer s’inquiétait de ne pas pouvoir ressortir faute de vent… En tout cas, nous n’avons aucun doute sur la beauté et l’isolement du fjord ! Parvenir à Doubtfull Sound est une aventure à elle seule : nous prenons un bus à 7h du matin afin de nous rendre au lac Manapouri, puis embarquons à bord d’un petit bateau à moteur avec lequel nous traversons le lac en demi-heure heure… de l’autre côté un mini bus nous attend pour emprunter la route la plus chère et la plus difficile à achever du pays (plus de 3 ans pour construire 22 kilomètres de route à travers la forêt tropicale !) il nous faut maintenant traverser une colline de forêt tropicale de 670 mètres d’altitude pour redescendre de l’autre côte et enfin apercevoir les rives du “Sound” ! Quelques coups de pagaies… sans bruit nous glissons sur l’eau… nous levons les yeux… la grandeur et la profonde sérénité des lieux frappent de plein fouet… Ces vallées plongeantes façonnées par les glaciers dégagent une atmosphère de puissante solitude. Parfois appelé “the Sound of Silence” (le son du silence), on comprend que cet endroit est unique en son genre… Sous la surface de l’eau, l’environnement du fiordland est aussi unique que les terres qui l’entourent. Dans le climat le plus humide du pays, les fortes précipitations créent à la surface de l’eau de mer une couche permanente d’eau douce qui varie de 5cm jusqu’à 10m en certains endroits. Le tanin venant de la végétation extérieure, teinte l’eau créant une couche sombre à la surface et limite la quantité de lumière qui traverse la surface. Malgré des profondeurs de 400 mètres la vie disparaît rapidement dans les sombres profondeurs et restreint la majorité de la vie sous marine aux premiers 40 mètres. Cet environnement particulier favorise la prolifération de variétés de coraux et poissons sub-tropicaux d’eau profondes ainsi que des coquillages n’ayant pas évolués depuis 300 millions d’années ! Les fjords abritent aussi une des populations les plus importantes d’arbres de coraux noirs : environ 7 millions de colonies dont certains sont vieux de plus de 200 ans ! Plus facile à rencontrer et observer, les grands dauphins, les phoques à fourrure et deux espèces de pingouins font aussi partie des résidents du fjord.

L'île du Sud de la Nouvelle ZélandeA notre retour, la sensation d’avoir accomplie l’une des aventures les plus extraodinaires de nos vies nous envahit… Explorer les terres et paysages sauvages de cette ile vous donne presque l’impression de vivre ce que les premiers explorateurs européens ont vécu en découvrant les terres vierges de l’ile du sud de la nouvelle zelande…

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Conseils et adresses internet utiles :

Faire l’expérience d’un vol au dessus des paysages de la Nouvelle Zélande n’est pas réservée aux pilotes (ou à leur copine…), tout le monde peut en profiter puisque les compagnies de vol scéniques fleurissent tout le long du parcours du voyageur….

 

Pour survoler les glaciers et sommets enneiges du Parc du Mont Cook :

Air Safaris

www.airsafaris.co.nz

 

Mount Cook Ski planes

www.mtcookskiplanes.com

 

Mountain Helicopters

www.mountainhelicopters.co.nz

 

Si passer dans des tunnels de glaces vous tente, des randonnées guidées sur les glaciers sont organisées…

Glacier Valley Eco Tours

www.glaciervalley.co.nz

 

Pour avoir le privilège de voir les cachalots d’en haut :

www.kaikourahelicopters.co.nz

et wings over whales : www.whales.co.nz

 

Et en mer, pour les voir a leur niveau :

www.whalewatch.co.nz

Les bateaux vous emmèneront voir le cachalot et sont équipés d’hydrophones qui vous permettent d’entendre les sons que produit le cachalot lorsqu’il chasse.

 

Pour tout savoir sur Kaikoura et ses activités :

www.kaikoura.co.nz

 

Un petit conseil si vous décidez d’aller a Doubtfull Sound, réservez une nuit a :

freestone backpackers

032496893 (0064)

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Perche sur une colline, les “sounds” en panorama, des petits chalets individuels en bois vous mettent dans l’ambiance… S’il fait froid, remettez un peu de bois dans le poêle… et regardez le soleil se coucher à votre balcon …

Et le prix et vraiment compétitif… on a adore !

 

Pour tout savoir sur les Fiords le site “destination Fiordland” :

www.fiordland.org.nz

 

Enfin, si vous prévoyez de partir explorer la Nouvelle Zelande, la bible des voyageurs et on ne le dira jamais assez est le Lonely Planet… tout y est…

 

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