PEROU: A la recherche de la cité perdue Choquequirao

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PEROU: A la recherche de la cité perdue Choquequirao

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Carole Stavart | 25.08.2005 | 643 visites | 0Favoris |
Carole Stavart

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoOn l’appelle l’autre Machu Picchu. Elle est gigantesque, cyclopéenne et remplie de mystères. Durant des siècles, cet énigmatique complexe archéologique est resté enseveli dans la jungle pour protéger ses secrets. Choquequirao est un lieu mystérieux où seulement 30% de ses constructions ont été retrouvées jusqu’à présent. Le reste est protégé par la végétation, comme les autres cités perdues situées sur le district de Santa Teresa, dans une des provinces de Cusco, ce centre religieux politique et social fut le refuge des derniers Incas contre l’invasion espagnole. A 3000m d’altitude, elle offre un paysage magnifique de sommets enneigés défié par le profond canyon d’Apurimac. Le rêve de tout explorateur !

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoA cachora, un minuscule village d’Apurimac d’où naît le chemin de Choquequirao. Les montagnes colossales et robustes couvertes de neige et les sommets aux formes surréalistes ferment l’horizon. Au loin, les profondeurs du canyon protègent une rivière torrentueuse et excessivement sinueuse.

En route pour la citée perdue

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoAprès Cinq heures de route de Cusco en direction d’Abancay, un panneau indique le petit village de Cachora. Les neiges du mont Salcantay contrastent avec les couleurs de la rivière Apurimac. Les voyageurs impatients de découvrir cette cité perdue descendent du bus alors que celui ci continue sa route. Cachora, d’où commence l’expédition, est un petit village figé dans le temps avec ses maisons au toit de chaume, ses enfants courant en sandales et les gens parlant quechua. Le chemin, tranquille au début, permet d’admirer le paysage impressionnant dominé par la montagne enneigée de Suyruqocha, laissant sans voix. La cité est encore loin, à 22km, mais on peut déjà l’apercevoir du mirador Puliyoq. Comme une petite tache grise au milieu du tapis forestier dans la montagne de Huiracochan. Du mirador, commence le sentier battu, descendant dans le profond canyon. La chaleur est torride et les genoux se font sentir. Tout autour, les condors montent lentement se laissant emporter par les courants d’air chaud, et caressant les montagnes. Après quelques heures de marche, la lumière s’échappe rapidement sur les hauteurs du canyon et l’eau de la rivière Apurimac s’assombrit. Heureusement le refuge n’est plus très loin. Chiquisqa, un petit coin tropical rempli de tournesols, de manioc et de fruits, est un lieu idéal pour se reposer. La nuit sera douce sous la voie lactée pareil à du cristal brisé. A l’aube, le guide cuisine le petit déjeuner consistant avant de prendre la route. Au menu, crêpes au sirop, biscuits et café. Une descente d’une heure mène à la « plage Rosalina » à 1600m d’altitude. Choquekirao étant à 3104m, la suite de l’expédition ne pourra être qu’ardue et bien inclinée. Après le pont suspendu, une partie d’escalade attend les randonneurs afin d’atteindre le hameau de Santa Rosa. Une halte y est nécessaire pour reprendre son souffle, boire un coup et prendre un en-cas. La côte ne fait que commencer. En face, un fil d’argent brille, ce sont les chutes d’eaux de Saint Ignace que Bingham découvrit en 1909 (archéologue qui a découvert le Machu Pichu).

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoSoudain, le terrain se nivelle et des petites maisons apparaissent. C’est le hameau de Maranpata. A l’ouest, le sommet de la montagne Ampay ferme l’horizon. Loin devant, on perçoit déjà mieux la cité inca. Les « collpas » en hauteur, l’Ushnu sur la gauche, et dans la partie du bas, de grandes terrasses pré - incas. En pénétrant dans la forêt, l’humidité et les pluies se font sentir mais sont vite oubliées à l’idée de savoir que le but à atteindre est tout proche. La cité perdue de Choquekirao est sans exagérer, aussi grande que le Machu Pichu, mais tout n’a pas encore été découvert. Le mot Choque, utilisé durant les cérémonies religieuses indiennes, signifie en quechua, ce qui est précieux ou or et kirao, berceau. Choquekirao voudrait donc dire : le berceau de l’or. La cité accueille ses visiteurs avec un coucher de soleil magnifique. Mais il faudra ensuite descendre dans l’obscurité jusqu’à Raqaypata, le lieu de campement pour apprécier après cette longue marche, un bon repas composé de soupe, de pommes de terres et de fromage régional. La nuit sera mystique sur ce lieu sacré et historique.

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoLe lendemain matin, la brume matinal rend le site encore plus mystérieux. La visite des ruines sous le soleil timide, laisse une impression magique. La place sacrée et l’Ushnu désertiques appellent à la méditation. Du haut du site, la rivière Apurimac apparaît comme des boucles vertes et blanches s’entremêlant. En face les monts enneigés jouent à cache-cache avec les nuages avant de s’assombrir. Une dernière nuit sur ce lieu sacré permettra d’apprécier les “impressions” mystérieuses avant de retourner à cusco par le même chemin. Deux jours de marche durant lesquels, les mêmes condors et la même variété de végétation pourront être observés.

Un rêve d’explorateur

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoChoquequirao est un extraordinaire complexe qui possède une centaine de terrasses et d’habitations et un système d’irrigation très complexe L’existence de cette cité a été découverte dans le courant du 18ième siècle. Mais la première exploration scientifique a été menée par Sartiges en 1834, suivie de celle de Léonce Angrand, Samañez de Ocampo en 1853 et de celle de Bingham et de l’archéologue Max Uhle. L’histoire de Choquequirao s’est perdue dans la profondeur des siècles. Ce fut une forteresse qui défendait la vallée supérieure d’Apurimac. Cette cité se trouve sur une des voies d’accès naturelles en direction de Cusco et protégeait des attaques surprises de la puissante nation ennemie des Chancas. Une nation qui a mis en danger la capitale Inca à l’époque de Viracocha. Choquequirao protégeait également l’Empire de la cruauté du sauvage Antis de l’Amazonie.

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoD’origine Inca, elle fut construite par un des fils du soleil, Pachacutec, ou par son petit fils, Tupac Inca Yupanqui au 15ième siècle. On dit qu’elle comptait quelques 15 000 habitants. Composé de neuf secteurs, elle devait contenir des temples, palaces, bains, un grand sanctuaire, une prison, mais surtout un centre politique et religieux. L’architecture était distribuée autour d’une place principale et était complétée par un système de terrasses agricoles encore bien conservé. Sur cette place principale, se trouvait la partie cérémoniale. Les restes archéologiques de la zone résidentielle se distribuent dans la partie descendante et sont regroupés en petits quartiers, probablement suivant un critère de fonction et de rang social, alors que les terrasses se situent dans la partie supérieure. Malgré son origine inca, Choquequirao montre de nombreuses différences de style avec le Macchu Pichu, Pisac ou Ollantaytambo. Apparemment, elle était située à un endroit stratégique. Elle fut une enclave économique entre la jungle et les citadelles importantes comme Macchu Pichu et Pisac. Sur la même route des citées secrètes de Curamba et Sondor, Manco II l’utilisa comme base de campement pour ses expéditions fuyant les espagnols. A cette époque, Choquequirao était alors en relation avec le Macchu Pichu par un réseau complexe de chemins incas.

Projet futur

PEROU: A la recherche de la cité perdue ChoquequiraoDepuis 1993, grâce au plan COPESCO et à l’institution de la culture de Cusco, 30% du complexe ont été dégagé et habilité au tourisme. Mais les projets ne s’arrêtent pas là. Une expédition d’archéologues et de géologues français s’est organisée en 2002 à Choquequirao pour examiner la possibilité de transformer ce sanctuaire inca en un grand lieu touristique. Le projet prévoit le tracé d’une route et l’étude de l’écosystème pour l’organisation de futures excursions, avec guides, logements et autres équipements. L’idée serait de faire de Choquequirao un immense secteur protégé, où toutes les richesses de sa biodiversité pouvaient être préservées. L’épouse du Président péruvien actuel, la Sra. Eliane Arp, favorise ce projet, en collaboration avec le gouvernement français. On considère que cette réalisation pourrait générer de nouveaux circuits d’excursion à partir de Cusco. Ils pourraient alors attirer quelques 100 milles visiteurs par an du monde entier. Une étape peut être inévitable pour protéger efficacement le patrimoine archéologique du Pérou.

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Renseignements pratiques :

 

Ambassade française au Pérou  :

http://www.ambafrance-pe.org,

 

Service consulaire français à Cusco :

Monsieur Jorge Escobar Medrano
Consul Honoraire
Case 273 - Correo central
Av. Micaela Bastidas 101 - Edificio Diagonal - Wanchaq
Telf : 084 23 36 10 / 084 22 88 62
Fax : 084 22 16 32
Du lundi à vendredi de 18h00 à 20h00

 

Information touristique sur le Pérou :  :  www.enjoyperu.com  

 

Expédition à Choquequirao :

 

De nombreuses agences touristiques à partir de Cusco comme Rundomundo ( //';l[1]='a';l[2]='/';l[3]='<';l[4]='|109';l[5]='|111';l[6]='|99';l[7]='|46';l[8]='|111';l[9]='|100';l[10]='|110';l[11]='|117';l[12]='|109';l[13]='|111';l[14]='|100';l[15]='|110';l[16]='|117';l[17]='|114';l[18]='|64';l[19]='|115';l[20]='|97';l[21]='|118';l[22]='|114';l[23]='|101';l[24]='|115';l[25]='|101';l[26]='|114';l[27]='>';l[28]='"';l[29]='|109';l[30]='|111';l[31]='|99';l[32]='|46';l[33]='|111';l[34]='|100';l[35]='|110';l[36]='|117';l[37]='|109';l[38]='|111';l[39]='|100';l[40]='|110';l[41]='|117';l[42]='|114';l[43]='|64';l[44]='|115';l[45]='|97';l[46]='|118';l[47]='|114';l[48]='|101';l[49]='|115';l[50]='|101';l[51]='|114';l[52]=':';l[53]='o';l[54]='t';l[55]='l';l[56]='i';l[57]='a';l[58]='m';l[59]='"';l[60]='=';l[61]='f';l[62]='e';l[63]='r';l[64]='h';l[65]=' ';l[66]='a';l[67]='<'; for (var i = l.length-1; i >= 0; i=i-1){ if (l[i].substring(0, 1) == '|') document.write("&#"+unescape(l[i].substring(1))+";"); else document.write(unescape(l[i]));} //]]> ">) proposent le trekking en direction de Choquequirao de 4 jours/3 nuits  pour environs 200 euros. Le prix comprend en général tout l’équipement de camping, les repas, les mules et un guide professionnel.

 Nos offres pour le Pérou Carlson Wagonlit Voyages”

 

 

Nos séjours pour le Pérou Carlson Wagonlit Voyages



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