
Québec
Québec : Sur les traces des Rabaskas
Histoire du rabaska
Lors de la découverte du Canada par Jacques Cartier, d’immenses ressources furent en même temps découvertes. Des ressources qui semblaient illimitées telles les fourrures qui furent à l’origine de la Compagnie de la Baie d’Hudson par deux français. Mais tout là haut dans le Nord les routes n’existaient pas et les Amérindiens utilisaient de grands canots en écorce à l’avant relevé où était peint le totem de leur tribu. Ces canots avaient pour nom " rabaskas ". longs de 8,5m la rabaska peut contenir 12 personnes et transporter 500 kilos de marchandises. A l’automne les Amérindiens remontés vers le nors sur les rivières qui n’étaient pas encore prises par les glaces. Tout l’hiver durant ils trappaient la martre, le renard, le castor et tous les animaux à fourrures. Dès la fonte des glaces et le retour du printemps ils redescendaient les rivières avec leurs rabaskas chargés des précieuses fourrures qui firent la fortune de quelques aventuriers.
Le canot rabaska est une machine à voyager dans le temps. Il est le témoin fidèle du passé, car il fait vivre aux touristes d’aujourd’hui les mêmes émotions des temps passés. Ces canots sont très sécuritaires, c’est avec ce genre de transport que certains de nos ancêtres ont exploré le Québec.
Le Grand Manitou Gérald Desfossés
Les rabaskas ont aujourd’hui leur manitou Gérald Desfossés. Cet ancien professeur d’éducation physique et de karaté n’a rien trouvé de mieux pour se tenir en forme entre les 40 marathons qu’il a courus que de faire des expéditions en canot rabaska.
En 1967 il entame la traversée du Canada, plus de 6000 kilomètres en 180 jours. En 1971 il traverse la Colombie Britannique et le Yukon avec l’équipe le grade de capitaine de l’équipe du Québec, traversée qu’il effectue en 28 jours. En 1974 il remonte le Caniapiscau une rivière du Grand Nord bien connu des pêcheurs. Il part de Schefferville et met 27 jours avant d’apercevoir Fort Chimo ( Kujjuuaq pour les Inuit) dans la Baie d’Ungava. Ses exploits sont nombreux y compris au Labrador.
Aujourd’hui il est le directeur de sa propre compagnie qui propose des expéditions que tout le monde peut faire, bien qu’il y ai un degré de difficulté pour certaines expéditions. Ce modeste " artiste du canot " ne souhaitait pas que je parles de lui pour deux raisons, l’humilité et la peur que les gens croient qu’une expédition s’adresse à des experts.
Les Iles Sorel, paradis de la faune aquatique
L’excursion la plus accessible à tous est la visite des Ïles de Sorel situées en amont à quelques kilomètres de Montréal, les Îles de l’archipel du lac Saint Pierre font partie des sites les plus importants du Québec pour l’observation des oiseaux. Vous y trouverez entre autres, la plus grande héronnière d’Amérique du Nord. Le chois des excursions dans les Îles Sorel sont : la descente du Chenal du Moine, excursion avec dîner sur l’Île des Barques, l’excursion d’une journée avec départ à Saint Anne de Sorel et fin de parcours à la réserve des Amérindiens Abénakis à Odanak, un canot-camping de 2 jours. Un forfait spécial a été mis sur pied pour vous permettre de vivre une aventure, de goûter à la nature, et de vous tremper dans la culture patrimoniale de la région de Sorel. Chaque année de la mi-mai à fin octobre, il guide les amateurs d’un côté, dans le dédale des chenaux des 103 Îles Sorel, de l’autre dans les profondeurs de la région de Manicouagan.
La descente de la Saint Maurice.
Cette majestueuse rivière prend sa source à 400 kilomètres environ au nord de Montréal, plus exactement au Barrage Gouin, immense pleine d’eau de 10000 kilomètres carrés dont le barrage fut créé en 1927. tout au long de son parcours avant de se jeter dans le Saint Laurent à hauteur de Trois Rivières, elle reçoit les eaux d’une multitudes de rivières. Tantôt calme, tantôt tumultueuse, c’est une rivière qui mérite le respect, mais nous nous fait découvrir des paysages époustouflants aux abord de la réserve Amérindienne Weymontachie où vivent les Attikamekws. C’est une expédition un peu sportive ouverte à tous. La descente peut se faire n’importe où et le journée se termine sur le site des Forges du Saint Maurice premier établissement français à couler le fer. Si vous en voulez plus la descente peut se faire en deux jours avec un coucher en camping sauvage sur les rives de sable fin de la Saint Maurice. Grâce à Gérald vous ferez connaissance avec la culture Amérindienne. En partenariat avec la Nation Abénakis, il organise dans leur territoire privé à 3 heures de route de Montréal, une descente de plusieurs rivières au fil de l’eau à la découverte de la nature, l’ expédition se termine à Waban-Aki pour 2 jours de culture Amérindienne dans un village indien entièrement reconstitué. Vous dormirez dans un tipi, goûterez les mets à saveur Amérindienne, tout en écoutant le soir dans la " long house " les chants, les légendes du peuple Abénakis.
La Manicouagan, la Toulnustouc.
Pour ceux qui veulent vivre une aventure inoubliable notre diable de Gérald et son équipe organise tous les étés la descente de la rivière Manicouagan sur environ une douzaine de jours. Cette rivière du Grand Nord vous fera découvrir ses gorges profondes, ses rives de sable fin et un monde sauvage et fascinant. Depuis plusieurs années ces expéditions calmes ou tumultueuses sont ouvertes aux adolescents de 13 à 17 ans. Vous pouvez partir en toute confiance avec Gérald aucun accident n’est à déplorer depuis la création de sa compagnie. Les règles de sécurité sont strictes, le port du gilet de sauvetage obligatoire, quant à la compétence de Gérald Desfossés, au vu de ses nombreux titres de capitaine de l’équipe québécoise, elle est sans égale. Ce septuagénaire, est un battant, il a connu le stress et la souffrance dans les compétitions ainsi que l’émerveillement de la nature. Avec la compétition il n’a appris à ne faire qu’un avec son co-équipier, à se battre contre les éléments de la nature et à se surpasser pour gagner.
Tel père tel fils
Le virus du rabaska a aussi atteint son fils alors âgé de 13 ans. Lors de la classique de La Tuque-Trois Rivières, le père et le fils se sont inscrits dans la catégorie amateurs, mais son fils l’a beaucoup surpris ce jour là. Stéphane était un bon coureur à pied, qualité utile lors des portages. A la grande surprise, du père, le duo a gagné la compétition. Toutefois la compétition n’a pas été toujours facile. Le gouvernement canadien avait organisé une compétition avec huit participants de chaque province. La course parcourait des cours d’eau que peu d’hommes avait exploré. Pendant 6 mois, la résistance physique et mentale des concurrents étaient durement mise à l’épreuve. " ce fut la plus grande " expérience de ma vie " affirme Gérald. Il a découvert des lieux inconnus. Mais après avoir vécu une telle expérience, il s’est beaucoup enrichi et a vu la vie d’une autre façon. Aujourd’hui les expéditions qu’il organise relève davantage de l’évasion, de l’éloignement des grands centres, pour se retrouver dans la nature. " Notre philosophie est toujours la même. Les participants sont en vacances, pas en compétition. Vous vivrez à votre rythme et ce sont nos guides expérimentés qui se chargent en tout temps de diriger la canot et d’établir la cadence " Nombreux sont les français, belges, portugais, suisses qui chaque année viennent découvrir l’espace de quelques semaines la nature sauvage et le mode de vie des Amérindiens. Le pression s’en va, seules restent les lueurs du feu de camp, des étoiles et des aurores boréales. Laissons l’œil se perdre au milieu des paysages de cette nature encore inviolée.





