Venezuela : Choroni

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Miguel Guerrero | 19.12.2003 | 412 visites | 0Favoris |
Miguel Guerrero

Balade à Choroni...

Il y a une quinzaine de jours, quelques collègues et moi-même sommes partis pour un petit week-end de découverte en direction de Choroni. Hé oui, c'est comme ça les gens du tourisme ! On ne peut pas s'empêcher, même lors de nos jours de congé, d'aller "renifler" ce qui ce passe à droite et à gauche pour un jour vous en faire profiter. Et je sais aussi que vous n'allez pas me plaindre ! Choroni est une petite ville coloniale habitée par des pêcheurs et des agriculteurs. Elle située à l'ouest de Caracas. Après une portion d'autoroute jusque Maracay, il vous faut prendre une petite route montagneuse, parfois si étroite qu'il devient impératif de s'arrêter pour laisser passer les véhicules qui vous croisent ! Une fois au sommet de la montagne, la route serpente et redescend vers Puerto Colombia où sont situées la plupart des "Posadas", ses auberges traditionnelles de notre pays. Du haut de la montagne, le panorama est splendide. Celui-ci s'étend sur le Parc National Henry Pittier : végétation tropicale, chutes d'eau, rivières, minuscules villages habités par des gens très amicaux. Puerto Colombia et ses villages alentour forment le lieu dit de Choroni, même si toutefois, le village colonial de Choroni, avec sa Plaza Bolivar et ses maisons typiques, se situe, lui, à 2 km du port. Nous avions rendez-vous sur place à la Posada Cotoperix. Je sais que le charme de ses "posadas" vous tient beaucoup à coeur... et vous avez raison. Celle-ci est une ancienne demeure sur deux étages. Au centre : un patio ouvert, tout autour, la réception, le bar, le restaurant et la cuisine. Au premier étage : les chambres et bordant la maison, rien que des grands arbres. Il y fait frais, la lumière est douce, le bois brun se mêle au crépis clair des murs... Une ambiance idéale pour s'allonger dans le silence de sa chambre, pour rêver, écrire, ou lire un beau roman... Carmen, la gérante, nous reçoit très gentiment et nous fait aussitôt nous sentir comme chez nous. - "Surtout, si vous avez besoin de quoi que ce soit, n'hésitez pas, je suis toujours là !". Elle est charmante ! Nous avons dîné sur place et dégusté un très bon poisson accompagné de "platano" (banane !). Près de nous, Pepe, pianiste et véritable légende vivante de Choroni, ponctua en musique notre repas. Puis nous nous sommes rendus sur le port, humer un peu l'ambiance. Là-bas c'est constamment la fête ! Visiteurs et villageois se mêlent à la musique ensorcelante des tambours. A ce jeu des instrumentistes de rue, certains sont meilleurs que d'autres... Mais tous jouent la même musique pour la même danse : le "tambor"... A vous de savoir si vous tiendrez jusqu'au bout de la nuit lorsque les bouteilles de rhum passent de main en main... Notre réveil à la Posada, au son d'une ancienne cloche, s'avéra quelque peu difficile... mais la qualité du petit déjeuner nous remis aussitôt d'aplomb ! Un "penero" (prononcer "pégnéro" - petit bateau de pêcheur) nous attendais sur le port. Après avoir salué le "capitan", nous avons mis le cap en direction des petites plages paradisiaques qui bordent cette côte. Chuao, située à droite de Puerto Colombia, est un peu trop touristique à notre goût... Par contre, Oricau, située à gauche, est nettement plus sauvage ! Conseil d'ami vénézuélien : là, tout ce qu'il reste à faire c'est bronzer, jouer, se baigner et tout oublier ! Le sable est extrêmement fin, l'eau divinement cristalline... Seul petit coin animé : un petit bar très sympa qui prépare des fruits tropicaux et du poisson grillé... Je sais, c'est très énervant pour vous de savoir que tester des plages fait partie de mon travail ! Mais là, pas question de râler... c'était le week-end ! De retour dans l'après-midi à Puerto Colombia, nous avons vite pris une douche, endossé une tenue fraîche et sommes partis en balade au gré des petites rues qui montent et qui descendent dans le centre ville colonial. L'ambiance y est douce et les terrasses des cafés très agréables. En soirée, nous avons dîné d'un "asado negro", un plat de viande très spécifique de notre pays. Puis, nous sommes repartis à la poursuite des "Tambor" de la nuit antérieure... Cette fois, nous avons apporté notre propre bouteille de rhum ! Ces musiciens jouent avec tant de fougue et de passion que parfois leurs mains en sont ensanglantées... Une bonne raison pour leur passer la bouteille de rhum n'est-ce pas ? Dimanche matin... ouïe ! Retour vers Caracas ! L'ambiance est un peu lourde... et calme.. la plupart sommeillent dans la voiture ! Notre conclusion est claire : vous pouvez passez par Choroni, nous avons testé pour vous ! J'espère cependant que vous disposerez d'un peu plus de temps que nous n'en avons eu !

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