La Réunion ne ressemble à aucune autre île de l’océan Indien. Ses cirques vertigineux, son volcan actif et ses forêts primaires attirent chaque année des milliers de randonneurs. Mais l’île cache aussi une trentaine de kilomètres de plages littorales. Elles sont protégées par un récif frangeant. Ce dernier dessine des dépressions d’arrière-récif aux eaux calmes. L’eau oscille entre 23 et 28 °C toute l’année. La baignade reste très agréable en hiver austral. Cette saison court de mai à octobre. Le soleil y brille souvent sans la moindre averse.
Le littoral balnéaire se concentre entre Boucan Canot et Saint-Pierre. Une parenthèse volcanique s’ouvre du côté de l’Étang-Salé avec ses rivages de sable noir. Ce guide passe en revue une dizaine de plages remarquables. Il détaille pour chacune les conditions de baignade en cours. Il précise les activités accessibles et le type de voyageur idéal.
Sommaire
Les plages d’arrière-récif : sable blanc, eau turquoise et baignade protégée
Le récif de l’Ermitage s’étire sur près de sept kilomètres. Il relie Saint-Gilles-les-Bains à La Saline-les-Bains. C’est la plus grande zone récifale de La Réunion. Elle offre une vaste étendue de sable blanc continu. Le récif frangeant forme ici un solide rempart naturel. Il bloque efficacement la houle venue du grand large. Le fond excède rarement un mètre cinquante. Cela rend la baignade très accessible aux jeunes enfants.
La plage de l’Ermitage à Saint-Gilles-les-Bains
C’est la carte postale de La Réunion. Le sable est d’un blanc très fin. Il est d’origine bioclastique. Il est bordé de grands filaos d’Australie. Leur ombre couvre l’arrière-plage de façon très agréable. Les familles réunionnaises s’y installent le dimanche. Elles apportent de grandes glacières pour des pique-niques prolongés. L’ambiance est conviviale, bruyante parfois le week-end, mais toujours chaleureuse.
Côté mer, la dépression corallienne regorge de faune. Les poissons tropicaux sont visibles dès les premiers mètres. Un masque et un tuba suffisent pour l’observation. On y croise des poissons-papillons et de beaux balistes. De jeunes tortues vertes fréquentent d’ailleurs cette zone protégée. L’endroit intègre la Réserve Naturelle Marine. Le sentier sous-marin balisé permet le snorkeling de façon autonome. Des panneaux immergés identifient les différentes espèces. Deux postes de secours surveillent l’eau toute l’année, de 10 h à 17 h 30.
Les différents parkings saturent vite le week-end. Arriver avant 8 h garantit une place agréable à l’ombre. Plusieurs snacks et de bons restaurants bordent l’arrière-plage. Les prix restent raisonnables pour un déjeuner les pieds dans le sable.
La plage de La Saline-les-Bains et le spot de Trou d’Eau
Dans le prolongement sud se trouve La Saline. Le site offre un récif turquoise similaire. L’ambiance y reste cependant bien différente. La fréquentation chute fortement au cours de la semaine. Le sable reste blanc et remarquablement fin. Les filaos ombragent les lieux avec beaucoup de douceur. C’est la plage que les locaux recommandent vivement. On y profite du calme sans sacrifier l’environnement corallien.
Le spot de Trou d’Eau clôture cette grande étendue récifale. L’anse s’avère plus intime et rocailleuse. Le récif frangeant s’y resserre grandement. Cela crée une douce zone peu profonde. On y loue des kayaks transparents. Des planches complètent l’offre. Quelques restaurants de plage déploient leurs belles terrasses. L’ambiance tient du village de pêcheurs et du paradis balnéaire. Le snorkeling y reste tout aussi riche. Les formations coralliennes y affichent un bien meilleur état.
La Saline bénéficie de lourds aménagements pour la mobilité réduite. Des tapis adaptés descendent jusqu’au bord direct de l’eau. Peu de plages tropicales offrent un tel équipement inclusif.
La plage de Saint-Leu
Saint-Leu se trouve nettement plus au sud. La route des Tamarins y mène en vingt petites minutes. La commune offre deux plages protégées par le récif frangeant. On trouve la plage du centre-ville et celle au sud du bourg. Le plan d’eau y est nettement plus exigu. La baignade reste toutefois parfaitement sécurisée par les secours locaux.
L’arrière-plage ombragée se prête idéalement aux parties de pétanque. Les amateurs de beach-volley y trouvent aussi leur compte. Les surfeurs regardent continuellement vers le grand large. La fameuse gauche de récif génère une vague tubulaire. C’est l’une des meilleures déferlantes du monde. On ne s’y baigne pas, mais le spectacle marin impressionne grandement.
À cinq minutes de route, l’observatoire Kélonia accueille le public. Ce centre de soins réhabilite les tortues marines blessées. La visite dure une bonne heure en famille. On y observe de superbes tortues vertes et imbriquées. Elles nagent dans de vastes bassins d’eau de mer.
Les plages ouvertes sur l’océan : vagues, filets et sensations fortes
Toutes les plages n’offrent pas un récif protecteur. Certaines s’ouvrent directement sur l’immensité de l’océan Indien. Les vagues y sont franches et la pente sablonneuse abrupte. La présence des prédateurs a longtemps freiné la baignade au large. Depuis plusieurs années, des filets spécifiques bloquent les squales potentiels. Les patrouilles nautiques sécurisent aussi cette belle côte ouest. La baignade reste encadrée au sein d’un périmètre surveillé.
La plage de Boucan Canot
Boucan Canot tranche radicalement avec les zones récifales. La mer s’y montre totalement ouverte et vivante. Les vagues roulent avec force sur un fond blanc. La profondeur de l’eau augmente très rapidement au bord. Un lourd filet de protection délimite une large zone surveillée. Ce dispositif sous-marin reste modulable selon la forte houle. Quand la mer se déchaîne, le mât hisse la flamme rouge. C’est le prix à payer face à la puissance océanique.
Le bassin artificiel aménagé dans les rochers reste praticable. Il trône majestueusement à l’extrémité droite de la plage. Les enfants s’y baignent à l’abri des rouleaux redoutables. Les adultes profitent de l’esplanade piétonne aménagée. L’ambiance s’y fait plus urbaine et très animée. Les soirées estivales attirent les foules sur les terrasses illuminées.
Le terme « boucan » désigne historiquement un fumoir à viande. Les flibustiers utilisaient jadis ce procédé sur l’île. L’ambiance actuelle évoque encore cette chaude atmosphère. Les lumières rasantes dorent les falaises du Cap La Houssaye.
La plage des Roches Noires à Saint-Gilles-les-Bains
C’est la plus petite crique de la côte balnéaire ouest. Elle se coince entre le port et les terrasses centrales. Le site tire son nom des blocs de basalte sombre. Ces vieilles roches affleurent sur le bord de mer. Un filet de protection quadrille la zone de flottaison. L’endroit attire tout de même les nombreux amateurs de bodyboard locaux.
L’ambiance s’y veut résolument urbaine et décontractée. On vient y boire un café face à la mer. On y regarde les bateaux rentrer au port maritime. La station de Saint-Gilles pulse à quelques pas de là. La plage manque un peu d’espace pour de longs bains. Elle dégage cependant un vrai charme méditerranéen sous les tropiques. Les oursins perforants tapissent les rochers de la digue.
Les plages du sud : paysages sauvages et bassins de baignade
Le Sud sauvage offre un littoral côtier très abrupt. On n’y trouve aucun récif corallien continu protecteur. Les plages s’encastrent au pied des grandes falaises basaltiques. La végétation tropicale y affiche une densité remarquable. La grande houle frappe souvent cette façade avec une violence extrême. Des bassins enrochés permettent heureusement de se tremper sereinement.
La plage de Saint-Pierre
Saint-Pierre demeure l’indiscutable capitale du grand sud. Sa grande plage longe l’océan sur plus d’un kilomètre. Son sable clair est protégé par une belle construction corallienne. Cette formation crée une ravissante dépression baignable sécurisée. C’est le principal récif protecteur de cette façade méridionale. Ce statut en fait un spot extrêmement fréquenté des sudistes.
La baignade locale se déroule sous étroite surveillance nautique. Les eaux peu profondes invitent à chausser le masque. Le grand front de mer bénéficie d’équipements de grande qualité. On y trouve de beaux jardins et des cheminements accessibles. Les restaurants du port servent le fameux rougail face aux vagues. Le grand marché forain anime le secteur le samedi matin.
Un détail météorologique compte lors du choix de destination. Le rivage sudiste reste très exposé aux vents d’alizés. Quand l’air souffle fort, fuyez vers l’ouest. La côte sous le vent restera bien plus hospitalière.
La plage de Grande Anse à Petite-Île
Grande Anse présente le décor le plus spectaculaire de l’île. L’anse sablonneuse contraste lourdement avec les roches noires. Les hauts cocotiers s’alignent parfaitement au bord de la plage. L’eau affiche une teinte bleue d’une intensité folle. C’est un joyau visuel massivement partagé sur les réseaux sociaux. Les magazines touristiques l’utilisent très régulièrement en couverture.
La nage au large y reste strictement et formellement interdite. La houle fracassante et les prédateurs marins imposent cette loi. Un bassin maritime a été aménagé à l’extrémité sud. Il permet de barboter en sécurité dans une eau protégée. Les locaux s’y retrouvent en nombre lors des week-ends. Le sommet du Piton Grande Anse offre un beau belvédère. La courte marche dévoile un large panorama de la baie.
Le site naturel dispose de plusieurs commodités rustiques. On y trouve des tables, des sanitaires et de vastes parkings. La restauration commerciale manque cruellement sur ce beau sable. Il faut prévoir un solide pique-nique avant votre venue.
Le bassin de Manapany
Manapany n’est pas une étendue sablonneuse classique de bordure océanique. Le site prend la forme d’un bassin maritime ingénieusement aménagé. Les roches volcaniques bloquent les assauts féroces du grand large. L’endroit jouxte la bouillonnante commune de Saint-Joseph. Nous sommes ici dans les entrailles du vrai Sud sauvage. Le lieu s’éloigne totalement de l’agitation balnéaire occidentale.
Le vieux village conserve son indispensable âme de repaire marin. On vient y tremper les jambes dans une eau translucide. La côte découpée y dévoile une fureur océanique magnifique. L’air vif contraste énormément avec celui des stations étouffantes. Attention, cette petite baignade intimiste ne fait l’objet d’aucune surveillance. Quelques petites échoppes typiques bordent doucement le front marin.
Les plages de sable noir : l’empreinte volcanique de La Réunion
Le sable noir volcanique constitue une vraie signature locale. On ne le retrouve sur presque aucune autre île française. Il ne provient pas du massif actif du Piton de la Fournaise. Cette masse minérale noire est issue de l’érosion du Piton des Neiges. La magnétite et le basalte s’effritent longuement dans les vieilles ravines. Les vagues polissent ensuite ces sédiments d’un noir profond. Des cristaux d’olivine verte s’y mêlent parfois.
La plage de l’Étang-Salé
L’Étang-Salé déroule un très beau ruban de minéral sombre. La plage étire son manteau sur près d’un kilomètre et demi. Elle sépare magistralement la forêt domaniale de l’océan fougueux. Le noir pur de la grève tranche avec le vert végétal. Les flots bleus complètent un panorama volcanique incroyablement vif. La presse classe parfois ce littoral parmi les rivages spectaculaires.
La baignade encadrée se pratique exclusivement au Bassin Pirogue. Cette modeste nurserie récifale s’abrite près de l’activité portuaire. L’eau y demeure particulièrement calme et très peu profonde. Le reste de l’étroite plage expose violemment aux courants marins. Le minéral sombre chauffe considérablement sous le soleil tropical intense. Des chaussures fermées s’imposent souvent en pleine journée ensoleillée.
Un sentier littoral connecte facilement la plage et la lisière boisée. Ce massif forestier fut planté sur d’anciennes dunes de sable. La balade de quarante minutes offre une immersion naturelle sauvage. Le grand parc aquatique AkOatys trône à proximité du site. C’est une belle alternative lors des cruelles houles hivernales.
Où se baigner en sécurité à La Réunion
Le sujet de la dangerosité surgit inévitablement lors des discussions. La force des courants marins impose une vigilance extrêmement scrupuleuse. Face aux éléments locaux, le sujet s’aborde avec franchise.
La baignade est interdite hors lagon dans la bande des trois cents mètres. Des arrêtés stricts encadrent durement les pratiques aquatiques locales. L’accès libre se limite aux espaces spécifiquement équipés ou surveillés. Le visiteur y trouve une simplification logistique de ses baignades. Les espaces autorisés s’identifient grâce aux nombreux panneaux de prévention. Le risque majeur se dilue totalement derrière un puissant récif protecteur.
Les professionnels du sauvetage balnéaire maîtrisent parfaitement la prévention aquatique. Les équipes quadrillent Boucan Canot, l’Ermitage ou encore Saint-Pierre. Les flammes de signalisation sécurisent les différentes zones nautiques. Le jaune signale un risque réel nécessitant beaucoup de prudence. La présence formelle du drapeau annule toute interprétation visuelle aléatoire.
| Plage | Type de protection | Surveillance MNS |
|---|---|---|
| L’Ermitage | Arrière-récif (corallien) | Oui, 10h-17h30 |
| La Saline / Trou d’Eau | Arrière-récif (corallien) | Oui |
| Boucan Canot | Filet de protection + bassin | Oui, 10h-17h30 |
| Roches Noires | Filet de protection | Oui |
| Saint-Leu (2 plages) | Arrière-récif (corallien) | Oui, 9h-17h30 |
| Saint-Pierre | Arrière-récif (corallien) | Oui |
| Étang-Salé (Bassin Pirogue) | Nurserie récifale | Oui |
| Grande Anse | Bassin maritime aménagé | Non |
| Manapany | Bassin maritime enroché | Non |
Quelle plage choisir selon votre profil
Chaque kilomètre de littoral répond à des désirs d’évasion spécifiques. Le profil des visiteurs dicte naturellement le spot le plus pertinent. Un groupe familial ciblera le calme rassurant de la faible profondeur. Un amateur de glisse lorgnera la puissance des creux océaniques.
Les très jeunes enfants exigent l’amorti du fond sablonneux ouest. L’Ermitage et La Saline cumulent tous les critères de sécurité. On y profite du couvert boisé et d’une douce quiétude aquatique. Le Bassin Pirogue autorise également le barbotage familial décontracté. Pensez simplement à isoler les semelles face au brûlant basalte.
L’exploration sous-marine réclame de son côté une grande clarté. Les herbiers de La Saline concentrent les structures les mieux préservées. Le parcours balisé de l’Ermitage fluidifie la découverte des néophytes. Prévoyez un équipement très court en évitant les longues palmes rigides. Cet attirail léger prévient la dégradation du substrat récifal extrêmement fragile.
Les passionnés de surf analysent religieusement les houles rentrantes. Les écoles spécialisées pullulent judicieusement autour de la marina balnéaire. La glisse débutante exploite les conditions estivales de Boucan Canot. Les pratiquants experts visent prioritairement la section gauche de Saint-Leu.
La recherche de solitude oriente les voyageurs vers les caps sudistes. Les criques minérales de Manapany dégagent une aura très mystique. L’Étang-Salé impose un dépaysement quasi lunaire très ressourçant. La baignade y devient souvent un simple détail contemplatif.
Activités nautiques sur les plages de La Réunion
Le bronzage passif ne résume pas l’expérience littorale réunionnaise. Le plan d’eau tropical stimule l’apprentissage sportif des résidents. Les structures professionnelles sécurisent parfaitement chaque approche technique.
L’exploration palmée s’envisage librement derrière la frange corallienne. Les poissons-perroquets raclent les algues sous les yeux ébahis. Les idoles mauresques sillonnent élégamment ce labyrinthe calcaire lumineux. La Réserve Naturelle Marine protège drastiquement ces nurseries côtières vitales. Ne touchez aucun polype coloré lors de vos immersions aquatiques. Évitez absolument de marcher sur ces fantastiques édifices marins.
La navigation légère égaye joliment les baies turquoise tranquilles. Les planches à pagaie s’arrachent le week-end à Trou d’Eau. Les coques transparentes révèlent le spectacle du biotope sous-marin. La plongée autonome privilégie l’environnement profond du tombant corallien. Un baptême classique reste très facile d’accès financièrement. La pente externe héberge une biomasse benthique très foisonnante.
La culture glisse imprègne puissamment l’histoire de la côte insulaire. Les rares bancs sableux attirent les longs flotteurs en mousse. Les récifs peu profonds génèrent en revanche des cylindres violents. Les moniteurs aguerris décortiquent les mécaniques de houle lors des stages.
Conseils pratiques pour profiter des plages
La grande douceur climatique hivernale s’apprécie d’avril à novembre. Le soleil brille avec une régularité presque insolente sur l’ouest. Les températures diurnes naviguent dans une fourchette très confortable. L’été austral amène une chaleur tropicale humide. Le temps devient parfois très lourd. Des alertes cycloniques ferment occasionnellement l’accès aux corniches maritimes. L’océan Indien conserve une température agréable toute l’année entière.
L’autonomie véhiculée libère l’exploration des différentes criques insulaires. Le chapelet balnéaire couvre une large distance géographique assez contraignante. Les tarifs des loueurs fluctuent fortement au cours des mois estivaux. La route des Tamarins constitue l’artère rapide vitale de l’île. Elle propulse les voyageurs d’un belvédère à l’autre sans encombre.
Le sac de plage exige une composition drastique et sérieuse. Prenez absolument une crème solaire minérale sans filtres toxiques. Les substances chimiques classiques exterminent sournoisement les colonies coralliennes. L’arrière-récif cache souvent de gros morceaux calcaires tranchants. Les débris de coraux morts blessent facilement la voûte plantaire nue.
Le bourg de Saint-Gilles centralise la logistique hôtelière principale. Les terrasses branchées animent bruyamment les chaudes soirées du port. Saint-Pierre propose une dynamique urbaine commerciale nettement plus dense. C’est un camp de base stratégique pour quadriller le sud volcanique.
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La Réserve Naturelle Marine : un trésor à protéger
La Réserve Naturelle Marine sanctuarise l’écosystème récifal ouest. Elle quadrille la fragile frange côtière sur des kilomètres précieux. Ce sanctuaire aquatique concentre des milliers d’espèces marines indo-pacifiques. Les belles populations de tortues vertes valident les efforts de préservation. Cette incroyable biodiversité marine reste néanmoins sous tension constante.
Les espaces encadrés subissent une très forte pression touristique estivale. Le nourrissage artificiel des espèces reste judiciairement proscrit. Le braconnage des invertébrés marins entraîne de lourdes amendes pénales. Le piétinement humain tue aveuglément les jeunes pousses calcaires indispensables. Ce processus de calcification récifale s’avère incroyablement lent et délicat. Concrètement, nagez sagement au-dessus des formations sans jamais stationner debout.
Le sentier pédagogique immergé de l’Ermitage éduque gracieusement la population. Le circuit autonome dure généralement une petite demi-heure passionnante. Des bouées thématiques guident le promeneur au fil des observations. Un guide papier reste disponible aux différents postes de surveillance nautique.
Ce qu’il faut retenir
Les rubans sablonneux locaux accusent un déficit d’ampleur kilométrique certain. Leur force réside dans la majesté du contraste géologique vif. On y admire tour à tour les orgues basaltiques et les cocoteraies. L’eau s’emprisonne dans des vasques rocheuses ou des cuvettes coralliennes. Une journée permet de changer d’univers climatique très rapidement. Vous passerez des vagues bleues vers un lourd cirque montagneux abrupt. C’est cette fascinante densité topographique qui magnifie totalement le territoire.
L’exploration initiale doit prioriser le versant ouest protégé. Les arrières-récifs offrent une sécurité sanitaire très rassurante. La logistique environnante facilite les déplacements des familles avec enfants. Les falaises sudistes demandent une approche beaucoup plus contemplative. Leur brutalité minérale justifie amplement l’effort de la route touristique. La forêt dunaire sombre de l’Étang-Salé conclut parfaitement l’aventure.
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