Une nuit au Burj Al Arab s’élève à 1 500 € pour l’entrée de gamme. Le tarif débute à 9 000 € pour la suite royale. Le célèbre hôtel 7 étoiles ne fait pas dans la demi-mesure. Ses tarifs reflètent cette exclusivité.
Ce montant de 1 500 € n’est qu’indicatif. La saisonnalité et la durée du séjour modifient la facture. Le tarif varie du simple au double. Une réservation stratégique permet d’obtenir une nuit sous les 800 €. Voici la méthode.
Sommaire
Grille tarifaire complète par type de suite
Le Burj Al Arab ne propose aucune chambre classique. Le bâtiment abrite 202 hébergements. Ce sont exclusivement des suites en duplex. La plus modeste affiche 170 m². Pour situer l’ampleur du luxe : cette surface équivaut à la suite présidentielle des palaces européens.
| Type de suite | Surface | Capacité | Prix basse saison | Prix haute saison |
|---|---|---|---|---|
| Suite Deluxe 1 chambre | 170 m² | 2 adultes + 2 enfants | 1 000 – 1 300 € | 1 500 – 2 500 € |
| Suite Panoramique | 225 m² | 3 adultes + 1 enfant | 2 000 – 2 800 € | 2 800 – 4 000 € |
| Suite Deluxe 2 chambres | 335 m² | 4 adultes + 2 enfants | 2 500 – 3 500 € | 3 500 – 5 000 € |
| Suite Club | 330 m² | 4 adultes | 3 000 – 4 000 € | 4 000 – 6 000 € |
| Suite Diplomatique | 670 m² | 6 personnes | 5 500 – 7 000 € | 7 000 – 11 500 € |
| Suite Présidentielle | 667 m² | 4 adultes | 6 000 – 8 000 € | 8 000 – 12 000 € |
| Suite Royale | 780 m² | 4 adultes + 2 enfants | à partir de 9 000 € | jusqu’à 28 000 € |
Les tarifs sont exprimés en euros et fluctuent selon la demande. En dirhams émiratis, la fourchette officielle pour une suite Deluxe oscille entre 5 700 et 9 000 AED la nuit. La suite royale dépasse régulièrement les 35 000 AED.
Chaque tarif inclut le petit-déjeuner (servi sous forme de buffet) et des dattes fraîches à l’arrivée. Il comprend aussi un majordome dédié disponible 24h/24. La tablette interactive en or 24 carats fournie à votre arrivée permet de piloter l’ensemble de la suite. Elle sert aussi à commander auprès des services de l’hôtel.
Comment payer moins cher sa nuit au Burj Al Arab
Le tarif affiché n’est pas gravé dans le marbre. Plusieurs leviers permettent de faire baisser la note de façon significative.
La basse saison s’étend de juin à août. Les températures dépassent 40 °C l’après-midi. Cela décourage de nombreux touristes. Résultat : les prix chutent de 30 à 50 % par rapport à la haute saison hivernale. Une suite Deluxe en juillet se négocie autour de 1 000 €, contre 2 000 € en janvier.
La réservation anticipée joue aussi un rôle majeur. Plusieurs mois à l’avance, les tarifs sont nettement plus doux qu’à trois semaines du départ. Le groupe Jumeirah propose son programme de fidélité Jumeirah One. Il donne accès à des avantages statutaires, des surclassements et des réductions ponctuelles.
Autre astuce peu connue : les séjours longs bénéficient d’un tarif avantageux. Il peut atteindre 20 % de remise selon la période. En combinant basse saison, anticipation et séjour prolongé, certains voyageurs obtiennent des nuits à 700 €. Cela reste un budget conséquent, mais représente une belle économie.
Ce qui justifie un tel prix : les services inclus
Le Burj Al Arab ne facture pas simplement une chambre. Il vend une expérience introuvable ailleurs, même dans les palaces parisiens réputés.
L’hôtel propose un transfert en Rolls-Royce Phantom Series VIII depuis les aéroports de Dubaï. Les plus fortunés atterrissent directement sur l’héliport du sommet. Il s’élève précisément à 210 mètres. Il a accueilli un match de tennis légendaire. Federer et Agassi s’y sont affrontés en février 2005. Cela reste un coup marketing sportif historique.
Chaque client bénéficie d’un majordome privé qui gère le séjour : défaire les valises, réserver les restaurants ou préparer un bain moussant. Le ratio personnel par client bat des records mondiaux. On compte huit collaborateurs pour chaque suite.
Les suites disposent d’un lit king size doté d’une couette en duvet d’eider islandais et de draps en coton égyptien. Le sol associe marbre italien et mosaïques dorées. La salle de bains offre une baignoire à jets et une douche pluie. Il inclut un kit complet Hermès de la gamme Eau d’Orange Verte. Un menu de 17 types d’oreillers permet de personnaliser le repos.
L’accès au parc aquatique Wild Wadi Waterpark est inclus. Vous profitez aussi de la plage privée et des piscines du Burj Al Arab Terrace. C’est une extension de 10 000 m² construite en Finlande et assemblée en six modules à Dubaï. On y trouve deux bassins à débordement et un bar immergé.
Le spa Talise se perche au 18e étage. Il domine le golfe Persique à 150 mètres d’altitude. Il propose des soins holistiques, un sauna et un hammam.
Une architecture devenue symbole de Dubaï
Le Burj Al Arab n’est pas seulement un hôtel. C’est le monument qui a imposé Dubaï sur la scène mondiale.
L’architecte britannique Tom Wright du cabinet WS Atkins a conçu les plans en 1993. La consigne : incarner la modernité tout en honorant le passé maritime. Sa réponse fut cette silhouette en voile de boutre. Elle émerge d’une île artificielle bâtie dans le golfe Persique.
La tour fut inaugurée en décembre 1999. Le chantier a mobilisé 3 000 entreprises et 3 500 techniciens spécialisés sur cinq ans. Il a englouti 70 000 m³ de béton et 9 000 tonnes d’acier importé. Il a nécessité 24 000 m² de marbre de Statuario. C’est le même marbre utilisé par Michel-Ange. Enfin, 1 790 m² de feuille d’or 24 carats subliment l’intérieur. Le coût : un milliard de dollars.
L’île repose sur 230 piliers de friction en béton. Ils mesurent 40 mètres de long et 1,5 mètre de diamètre. Un coffrage en palplanches d’acier descend à 20 mètres de profondeur. Il protège durablement les fondations de l’érosion marine. La tour a été orientée intelligemment. Son ombre ne recouvre jamais la plage voisine. C’était un critère non négociable pour l’architecte.
Avec ses 321 mètres de haut et ses vingt-huit étages doubles, le Burj Al Arab domina le monde hôtelier jusqu’en 2007. Le vertigineux atrium intérieur culmine à 180 mètres sous plafond. Le World Trade Center de Dubaï, un édifice historique de 39 étages, tiendrait entièrement à l’intérieur.
Le mur extérieur côté plage est recouvert de fibre de verre enduite de PTFE (polytétrafluoroéthylène). Il résiste à l’abrasion des tempêtes de sable. Le bâtiment s’inspire des courants high-tech et du néo-futurisme architectural. C’est un cas d’étude universitaire mondial.
Les restaurants et bars du Burj Al Arab
Le Burj Al Arab abrite neuf restaurants et bars. On peut s’y rendre sans être client de l’hôtel, à condition de réserver à l’avance.
Le SkyView Bar détient une curiosité tarifaire. On peut y déguster le cocktail le plus cher du monde, baptisé « 27 321 ». Son prix : environ 6 800 €. La recette associe un whisky Macallan de 55 ans d’âge à un chêne de fût, des bitters et du fruit de la passion.
Pour une première incursion abordable, le Sahn Eddar reste l’option privilégiée. L’afternoon tea coûte environ 80 € par personne. On y profite du vertigineux atrium. Le cappuccino en or à 30 € vaut le détour, ne serait-ce que pour la photographie.
Découvrir le Burj Al Arab sans y dormir
La tour est inaccessible aux simples badauds. Le pont privé est gardé par un rigoureux service de sécurité. Sans confirmation de réservation formelle, impossible de franchir l’île.
La solution touristique reste la visite guidée « Inside Burj Al Arab ». Pour environ 65 € par personne, un guide accompagne des groupes de douze visiteurs maximum. L’exploration de 1h30 mène au 25e étage. Elle inclut la fameuse suite royale de 780 m² qui a accueilli Nelson Mandela ou Bill Clinton.
L’autre option consiste à réserver un restaurant ou un bar. Le forfait cocktails au SkyView Bar donne accès au 27e étage. Un déjeuner estival au Bab Al Yam fonctionne aussi comme sésame officiel.
Depuis l’extérieur, la plage publique offre une vue dégagée. De nuit, le spectacle est totalement repensé. L’éclairage LED de la tour déroule une chorégraphie lumineuse visible à plusieurs kilomètres. C’est l’un des plus beaux panoramas gratuits de l’émirat.
Informations pratiques pour se rendre au Burj Al Arab
L’hôtel se situe à l’adresse Umm Suqeim 3, Jumeirah Street, Dubaï, Émirats arabes unis. L’établissement phare est géré par le groupe Jumeirah Hotels & Resorts.
Aucune station de métro n’est adjacente à la presqu’île. Les arrêts de bus « Burj Al Arab Hotel 2 » et « Wild Wadi 1 » sont desservis par les lignes 8, X28, 81 et 88. Un service de voiturier gratuit est proposé.
Un code vestimentaire strict s’applique dans le bâtiment. Il faut prévoir des souliers fermés. La tenue « chic décontractée » est la norme. L’accès aux restaurants est refusé en tenue de sport.
La réservation d’une suite nécessite une forte anticipation. En haute saison, les duplex les plus prisés se remplissent plusieurs mois à l’avance.
Les sites d’intérêt à proximité
Le quartier d’Umm Suqeim regorge d’activités complémentaires de très haut standing.
Le Wild Wadi Waterpark se trouve à vingt mètres de l’hôtel. Ce parc aquatique propose plus de trente attractions. Le toboggan Jumeirah Sceirah offre notamment une descente vertigineuse atteignant 80 km/h.
Le Souk Madinat Jumeirah reconstitue un marché traditionnel arabe. Il se situe à 850 mètres de là. On y trouve des restaurants et des croisières en bateau traditionnel sur les canaux.
Le Mall of the Emirates abrite la station Ski Dubaï. Situé à 4 kilomètres, il regroupe plus de huit cents boutiques de luxe.
Côté plages, Umm Suqeim Beach et Jumeirah Beach sont très prisées. Elles offrent la vue la plus photogénique sur l’hôtel. La silhouette du palace s’y détache magnifiquement au coucher du soleil.
Hôtel 7 étoiles : mythe ou réalité ?
Le Burj Al Arab est officiellement classé 5 étoiles. Le classement hôtelier international s’arrête strictement à ce plafond. Aucune instance officielle n’a jamais décerné de septième étoile.
L’appellation « hôtel 7 étoiles » est née d’une journaliste britannique en voyage de presse. Lors de l’inauguration, elle a estimé que le classement classique ne reflétait pas ce standard inouï. L’expression a été adoptée par le monde entier.
L’aura unique du Burj Al Arab repose sur un cumul d’exclusivités. Il offre une île artificielle et des suites uniquement en duplex. Il fournit un service ultra-personnalisé, un héliport privé et une flotte de Rolls-Royce. Aucun concurrent n’égale cette concentration de prestations sous le même toit.
L’hôtel Atlantis The Palm reste une alternative luxueuse axée sur le divertissement. Le Burj Al Arab s’adresse exclusivement aux esthètes recherchant l’hospitalité absolue face à la mer.
Questions fréquentes
Le Burj Al Arab justifie un tarif supérieur à 1 000 € par une expérience hors norme. Pour un voyage à Dubaï inoubliable, il demeure une adresse indétrônable.
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